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Marcel Priollet (1884-1960) auteur prolifique de littérature populaire dans les genres aventures, ancitipation, drames et sentiments ou policiers. Période d’activité 1910-1960. Pseudonymes : René Valbreuse, Henry de Trémières, R. M. de Nizerolles, Marcelle-Renée Noll.

Bon, j’ai résumé, car j’ai déjà abordé l’auteur et ses textes de très nombreuses fois.

Marcel Priollet, sous le pseudonyme de Marcelle-Rénée Noll, signé 71 des 96 titres de la collection « Les Grands Détectives » des Éditions Modernes à partir de 1936-1937 (aucun titre n’est daté).

Dans cette collection on retrouve plusieurs personnages récurrents de l’auteur (le détective radiesthésiste Claude Prince, le détective Sébastien Renard, l’inspecteur principal François Pessart, l’inspecteur Bob Rex de la Brigade Mondaine…)

Mais on y retrouve aussi des récits totalement indépendants comme « L’assassinée de l’Hôtel des Deux Boules », n° 59 [même si numéroté 56 sur la première page] de ladite collection.

L’ASSASSINÉE DE L’HÔTEL DES DEUX BOULES

Dans la chambre 18 de l’Hôtel des Deux Boules, un établissement où les couples illégitimes passent des nuits de plaisirs, au petit matin, on trouve, morte, Nina la Rousse, une habituée des lieux.

L’inspecteur principal François PESSART est appelé, bien que le décès semble naturel.

Mais le policier découvre rapidement un point rouge derrière la tête. Nul doute, une fine aiguille lui a transpercé le cervelet…

Dans un hôtel de complaisance, une jeune femme est retrouvée morte dans une des chambres au petit matin. Son « compagnon » d’un soir a disparu. Est-ce un meurtre ? En apparence, non, mais l’inspecteur Pessart, appelé sur place, découvre vite une trace derrière le crâne, à hauteur du cervelet, laissant entendre que celui-ci a été transpercé avec une fine aiguille.

Raaa, le nom de l’hôtel évocateur. L’hôtel des Deux Boules ! Pourtant, pour les plus libidineux d’entre vous, inutile de sauter sur ce titre qui ne contient rien de graveleux.

Marcel Priollet, sous le pseudonyme de Marcelle-Renée Noll, propose une petite enquête de son inspecteur principal François Pessart.

Sur 8 200 mots, le policier va suivre différentes pistes, le lecteur suspecter plusieurs personnages, souvent à cause de hasards ou de grosses coïncidences, comme le fait souvent l’auteur pour les titres publiés dans la collection « Les Grands Détectives » pour, au final, trouver la réponse grâce aux confidences d’un personnage tiers [toujours comme souvent dans lesdits titres].

Bien évidemment, dans une telle concision, il est inutile d’espérer une réelle intrigue. Les hasards sont de mises. Le titre évocateur ne tient pas les promesses que certains pouvaient en attendre. Les personnages ne sont guère à leur avantage, que ce soit le principal suspect, la victime ou le vrai coupable. De plus, il ne fait décidément pas être asiatique dans la littérature de l’époque. Les descriptions tant physiques que mentales de cette communauté étaient affligeantes et très révélatrices de la mentalité de jadis qui, heureusement, a bien évolué, réellement chez la plupart des gens, faussement chez certains et, malheureusement, pas du tout chez d’autres.

À part cela, rien d’indigeste [en replaçant la xénophobie ambiante dans son contexte] à part le travail de l’éditeur de l’époque [qui a été corrigé dans la version numérique récente].

Au final, un petit récit policier qui n’a d’autre but que de combler un petit moment de lecture. C’est ce qu’il fait, sans plus.