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« Trop jolie pour être honnête » est un fascicule de 64 pages publié fin 1952 et signé Louis de la Hattais.

Il met en scène Jim Paterson, alias Mister Silence, un ancien agent du F.B.I. qui continue à travailler, quand il en a envie, avec son ancienne agence.

Mister Silence, on l’a découvert l’année précédente, sous la plume de Louis Fournel, dans une lutte avec la Main Jaune, durant 6 épisodes.

Quelques mois plus tard, l’auteur prend un pseudonyme, Louis de la Hattais, pour poursuivre les aventures de son personnage.

« Trop jolie pour être honnête » est le troisième épisode de cette seconde salve qui ne s’arrêtera que dans près de 80 titres.

En ce qui concerne Louis Fournel, pas grand-chose à se mettre sous la dent excepté qu’il fut commissaire à Provins durant la Seconde Guerre mondiale et, surtout, qu’il a signé un grand nombre de fascicules principalement policiers et espionnages.

Outre le personnage de Jim Paterson, alias Mister Silence, on lui connaît au moins un autre personnage récurrent : le détective Lew Dolegan, dont il signa les aventures avec le pseudonyme Lew Dolegan, à l’image d’un Frédéric Dard pour ses San Antonio.

TROP JOLIE POUR ÊTRE HONNÊTE

Jim PATERSON alias « Mister Silence » est envoyé par le directeur du F.B.I. en Afrique du Sud afin de démanteler un réseau qui centralise les diamants, sortis en douce par les mineurs des exploitations, pour les transporter aux É.-U., les tailler et les revendre à prix bas.

En plus du manque à gagner immédiat, ce trafic a surtout pour conséquence de faire baisser les cours officiels.

Grill, agent de l’Intelligence Service, à Durban, confie à Jim PATERSON et à son épouse, Betty, qu’il soupçonne un dénommé Rollus, dont le numéro de lanceur de couteaux au casino ne serait qu’une façade, d’être un maillon de la chaîne.

Jim PATERSON décide de détourner Dolly, la partenaire de Rollus, une femme « trop jolie pour être honnête » selon Grill, tandis que, de son côté, Betty va se proposer auprès de l’artiste pour la remplacer comme cible durant les attractions…

Jim Paterson et sa femme Betty sont arrivés à Durban pour démanteler un réseau de trafic de diamants. L’agent de l’Intelligence Service, sur place, les dirige vers un artiste de cirque, Rollus, dont l’activité est probablement un paravent et qui doit faire partie de la bande.

Jim Paterson décide alors de s’attacher les services de Dolly, la partenaire de numéro de Rollus. N’ayant plus personne sur qui lancer ses couteaux, Rollus accepte d’embaucher une nouvelle venue qui n’est autre que Betty.

Mais les choses n’allant pas assez vite, Jim Paterson décide d’utiliser sa meilleure tactique : se jeter dans la gueule du loup…

Nouvel épisode des aventures de Jim Paterson qui se déroule, cette fois-ci, en Union Sud-Africaine (l’Afrique du Sud deviendra République en 1961, il me semble).

Qui dit Afrique du Sud dit diamants, bien évidemment.

Si Jim Paterson s’essaye à l’infiltration douce, il ne tarde pas à reprendre ses méthodes de bourrins, celle qui consiste à foncer dans le tas en prenant des gnons et en risquant de se faire trouer la peau.

On se doute bien que l’intrigue ne fera, une nouvelle fois, pas dans la finesse, l’auteur privilégiant l’action à la réflexion.

Peu importe, cet épisode, comme les précédents, remplit son office en proposant une lecture agréable et sans prise de tête, bien macho, à l’ancienne, comme le laissait supposer le titre.

Comme à chaque fois on se demande comment Jim Paterson, avec sa tactique, a vécu aussi longtemps. Les avantages d’être un personnage de fiction, sans nul doute.

Au final, un récit d’aventures et d’action à l’ancienne, bien bourrin et macho comme on les aime… ou pas. Personnellement, j’aime bien (c’est sûrement mon côté rétrograde) même si les personnages féminins ne sont pas toujours relégués au rôle de potiches ou de bimbos écervelées comme le démontre Betty, la femme de Paterson, qui n’a besoin de personne (en Harley Davidson) pour se sortir des problèmes.