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« Le décapité du « Londres-Plymouth » » est un fascicule de 64 pages signé L.-R. Pelloussat et publié en 1937 dans la collection « Police et Mystère » des éditions Ferenczi et réédité dans la 2e série de la collection « Police et Mystère » en 1952.

L.-R. Pelloussat, de son vrai nom Louis-Roger Pelloussat (1911-1980) est un auteur de littérature populaire fasciculaire principalement dans les genres aventures et policiers.

Il signa également un grand nombre de fascicules du pseudonyme Paul Tossel.

Sous ce pseudonyme, il mit en scène le personnage d’Edward Warency alias l’Ange dans plusieurs fascicules de 32 pages au sein de la collection « Mon Roman Policier » des éditions Ferenczi.

Le décapité du « Londres-Plymouth » :

La lumière jaillit : l’homme étouffa une exclamation de terreur et fixa sur le voyageur immobile un regard épouvanté. Sur la banquette inondée de sang, le corps d’Edward Scartch gisait, décapité. Près de lui se trouvait le poignard à lame tranchante, poissé jusqu’au manche par un liquide brun et gluant. La tête de la victime n’était pas auprès du cadavre.

Un homme pénètre, un couteau à la main, dans le wagon occupé par Edward Scartch dans le train du Londres-Plymouth, pendant que celui dort. Au moment où il s’apprête à poser le couteau sur la gorge de l’homme pour lui faire peur, il ressent un choc à la tête et s’évanouit.

À son réveil, Scartch gît, mort, décapité, sur la banquette, à côté de son couteau ensanglanté. La tête a disparu.

Effrayé, l’inconnu jette son couteau par la fenêtre et sort du wagon…

L.-R. Pelloussat nous propose ici un petit récit se déroulant en Angleterre.

L’inspecteur Tile de Scotland Yard est chargé d’une enquête en apparence compliquée d’autant plus que les morts vont s’accumuler au sein de la demeure des Scartch…

Voilà un titre écrit par un auteur confirmé, mais dont la plume, en 1937, n’était pas encore arrivée à maturité (il avait 26 ans). Il nous livre un récit plat, tant dans le style que dans la narration ou les personnages. Son intrigue est faussement compliquée et la solution peine à totalement convaincre.

On passera sur le fond de racisme ordinaire assez courant à l’époque. Les personnages noirs ou asiatiques ont rarement un rôle positif dans la littérature fasciculaire.

Mais, si ces défauts ne sont pas rares dans cette paralittérature, ils n’empêchent pas toujours de trouver un minimum de plaisir de lecture.

Cependant, ce n’est pas vraiment le cas ici.

Pas grand-chose, effectivement, à conserver dans ce texte. Bien dommage, on était en droit d’attendre mieux d’un tel auteur.

Au final, intrigue tirée par les cheveux, personnages aussi plats que le style… le tout donne un récit peu enthousiasmant.