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Jim Paterson est un agent du F.B.I., surnommé Mister Silence pour sa façon de se déplacer sans bruit et qui a été créé par l’auteur Louis Fournel, pour la collection fasciculaire « Allô Police » des Éditions S.E.G.

Il apparaît en 1951 dans 6 titres signés, donc, Louis Fournel, un auteur énigmatique dont on sait seulement qu’il fut commissaire à Provins durant la Seconde Guerre mondiale et qu’il utilisa un nombre impressionnant de pseudonymes pour signer une non moins impressionnante production pour les éditions S.E.G. et Ferenczi.

Quelques mois après cette aventure en 6 épisodes (elle conte la lutte entre Jim Paterson et la bande de La Main Jaune), Jim Paterson revient pour plus de 80 titres signés, cette fois-ci, sous le pseudonyme de Louis de la Hattais.

« Tu descends Baby ? » est le 6e épisode de la seconde salve et fait suite directe aux précédents épisodes.

TU DESCENDS, BABY ?

Jim PATERSON alias « Mister Silence » est invité à l’inauguration du muséum expérimental du Professeur Arthus.

Serait-ce un prétexte pour l’attirer dans un piège tendu par le terrible Dug auquel il s’est déjà confronté ? Jim PATERSON en est convaincu.

Son hypothèse se confirme quand, en arrivant sur les lieux avec son ami Jurry et sa femme Betty, cette dernière se rend compte que la propriété du scientifique se situe derrière celle dans laquelle ils avaient tous trois combattu le docteur Kulmann et ses hommes.

Mais Jim PATERSON n’est pas du genre à reculer devant le danger et il est adepte d’une méthode toute particulière : se jeter dans la gueule du loup pour lui arracher les crocs…

Jim Paterson a laissé Dug filer (ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas compris) aussi, quand il reçoit une invitation d’un professeur pour l’inauguration de son musée, Jurry, le collègue de Jim, pense qu’il s’agit d’un piège tendu par Dug.

O.K. pas grave, allons-y, dit, en gros (pas de finesse dans les aventures de Jim Paterson) l’agent du F.B.I. Et ils y vont à trois, Jim, Jurry et Betty (comme ça, ils sont sûrs de ne pas avoir de soutien).

Bon, évidemment, c’est un piège et Jim, Jurry et Betty, bien évidemment, se font piéger…

Pas de finesse, c’est le mot d’ordre de la série et encore plus de cet épisode.

Si, pour les précédents, je parlais d’une chance incroyable pour que Jim Paterson survive à tous les dangers dans lesquels il saute à pieds joints, ici, on peut parler de miracle tant la façon dont il échappe à la mort, dans certains cas, frise le n’importe quoi.

Alors oui, le but est de faire s’enchaîner les scènes d’actions, sans le moindre temps mort, et, si on enchaîne les épisodes, c’est qu’on adhère au principe et au postulat de base.

Mais point trop n’en faut, quand même et là, l’auteur dépasse un peu beaucoup les limites, ce qui m’a fait sortir de ma lecture.

Ou alors n’étais-je pas dans de bonnes dispositions pour cette lecture, mais toujours est-il qu’un peu plus de subtilité ne ferait pas de mal.

Car, à force qu’aussi bien les gentils que les méchants, se sortent par miracle de situations désespérées, on finit par se lasser.

Bien sûr, j’ai déjà dit qu’il vaut mieux ne pas enchaîner ce genre de lecture, afin de ne pas se lasser, mais comme l’auteur s’évertue de laisser une fin ouverte à chaque épisode, tu te sens un peu obligé de lire le suivant pour savoir quand Jim Paterson va enfin rétamer définitivement la tronche de ce Dug.

Ce ne sera pas pour cet épisode-là, je ne déflore rien puisque le titre du suivant est « Fais des bulles… Dug ».

Espérons que Dug passe enfin à la trappe pour faire une pause.

Bon, je dois confesser que, malgré tout, cela se lit toujours bien et sans réel déplaisir, mais avec un fond d’agacement dû à la redondance des rebondissements.

Au final, une aventure trépidante, rythmée, violente, mais sans subtilité ni finesse, un peu à l’image de son héros.