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Jack Desly est un personnage né de la plume d’Henry Musnik qui sous le pseudonyme de Claude Ascain signa 25 aventures de son personnage pour la collection de fascicules de 64 pages « Police et Mystère », à la fin des années 1930.

Jack Desly est un gentleman cambrioleur indéniablement inspiré par Arsène Lupin. Il est épaulé par son fidèle serviteur Annamite Nan Dhuoc et a pour ennemi juré l’inspecteur Arthème Ladon.

Depuis quelques épisodes, il est également aidé par sa compagne Gladys…

Quant à Henry Musnik, pour les lecteurs qui ne le connaîtraient pas, il s’agit d’un auteur prolifique né en 1895 au Chili et fut journaliste sportif et judiciaire en France.

Il est l’auteur d’un nombre incalculable de fascicules d’aventures et policiers qu’il signa de très nombreux pseudonymes (Claude Ascain, Pierre Olasso, Alain Martial, Pierre Dennys, Jean Daye, Gérard Dixe…).

Pour augmenter sa production (et surtout ses revenus) il n’hésitait jamais à réutiliser tout ou partie de ses textes pour les intégrer dans d’autres récits ou pour en proposer un nouveau, à un autre éditeur, en changeant les noms des personnages et en signant d’un autre pseudonyme.

Il est mort en 1957.

« Dix jours de sursis » est la 20e aventure de Jack Desly. Elle est parue en 1938 sous la forme d’un fascicule de 64 pages contenant un récit indépendant de 19 000 mots environ.

DIX JOURS DE SURSIS

Jack DESLY est monté dans le rapide Dieppe-Paris afin de surveiller M. Rameson, un riche propriétaire de mines de diamants d’Afrique du Sud venu dans la capitale française pour vendre une merveilleuse collection de pierres précieuses à un joaillier de la place Vendôme.

Arrivé gare Saint-Lazare, Rameson ne quitte pas son compartiment. Il est retrouvé inconscient par un employé.

Jack DESLY, comprenant que l’homme est mort, se prétend médecin pour approcher le corps et le fouiller dans l’espoir de récupérer les gemmes… en vain.

Le surlendemain, le gentleman cambrioleur reçoit la visite de son ennemi juré, l’inspecteur Arthème Ladon, qui l’a reconnu dans la description donnée du soi-disant docteur.

Jack DESLY lui révèle alors qu’il est persuadé que Rameson a été empoisonné et se fait fort de lui ramener l’assassin sous dix jours ou, s’il n’y parvient pas, à se livrer à lui au terme de cette échéance…

Jack Desly a des vues sur une collection de Diamants qu’un riche Sud-Africain emporte, de Londres à Paris, par le train, pour la vendre à un joaillier de la place Vendôme.

Mais, au moment de descendre du train, sa cible ne quitte pas son wagon.

Intrigué, Jack s’approche… l’homme est mort, d’une apparente crise cardiaque et les diamants ont disparu.

Comme il a été remarqué par un contrôleur, Jack Desly reçoit rapidement la visite de son ennemi juré l’inspecteur Arthème Ladon, celui-ci étant persuadé de sa culpabilité.

Mais, avec véhémence et une apparente sincérité, Jack Desly lui jure qu’il n’est pour rien dans cette affaire et lui promet qu’il lui livrera l’assassin sous dix jours et, dans le cas contraire, qu’il viendra lui-même se livrer…

Claude Ascain propose ici un récit plaisant à base de diamants, de meurtres, de poison, de maquillage et d’un insoupçonnable (pas tant que ça) coupable.

La recette est agréable et l’ensemble se lit bien même si je regrette, comme trop souvent, que le personnage de Nan-Dhuoc, le serviteur Annamite de Jack Desly, soit encore en retrait.

Effectivement, ce personnage est l’atout humoristique de la série, de par son flegme, son parlé, ses réflexions ainsi que l’atout physique de par sa science du combat.

Malgré cela, le récit est suffisamment rythmé, l’intrigue assez intéressante, pour conserver l’intérêt du lecteur.

Bien évidemment, Arthème Ladon en verra à nouveau des vertes et des pas mûres même s’il a rarement autant souffert, tant physiquement que moralement que dans cet épisode.

On approche donc doucement, mais sûrement et agréablement de la fin des aventures de Jack Desly puisqu’il ne reste plus que 5 épisodes à vivre au gentleman cambrioleur.

Dommage, car cette série s’avère une des meilleures au format fasciculaire de l’auteur (je lui préfère Mandragore, mais là, nous ne sommes plus dans le monde du fascicule, mais dans celui du roman consistant).

Au final, un épisode plaisant, classique, dans la lignée des précédents.