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Edward Warency est un personnage né de la plume de Paul Tossel, un pseudonyme de l’écrivain Louis-Roger Pelloussat (1911 - 1980), spécialisé dans l’écriture de fascicules policiers ou d’aventures, signés de son nom, de ce pseudonyme ou d’un autre, Gabriel Gay.

Il destina sa production principalement pour les collections fasciculaires des éditions Ferenczi.

C’est pour cette maison d’édition et pour la collection « Mon Roman Policier », qui compte plus de 500 titres, à partir de la fin des années 1940, qu’il écrivit en plus de quelques autres récits, 23 aventures de son récurrent Edward Warency, un voleur surnommé L’Ange, parce qu’il a une bouille d’ange, qui furent publiées entre 1946 et 1957.

La particularité du personnage est de ne dépouiller que des criminels et de rendre tout ou partie du butin à son propriétaire légal ou à la justice.

Son ennemi juré, puisqu’il en faut un à ce genre de personnage, est l’inspecteur Hartling, un homme avec qui il fit jadis ses études.

Il a pour comparse et compagne, la belle et dangereuse Diana Deel.

« Le mystère du Totem » est la 8e aventure de L’Ange.

LE MYSTÈRE DU TOTEM

Edward Warency, alias « L’Ange », reçoit la visite d’un ancien bagnard réclamant son aide après l’assassinat de son camarade de geôle relâché en même temps que lui.

Le défunt portait, tatoué sur un bras, une carte au trésor menant au pactole qu’un codétenu a réussi à cacher avant de se faire prendre par la police.

Il était chargé, contre rémunération, d’entrer en contact avec une femme afin d’organiser l’évasion du prisonnier.

Mais « L’Ange » se rend vite compte qu’il n’est pas le seul engagé dans la course au magot, l’inspecteur Hartling est également sur la piste ainsi qu’un redoutable criminel.

La lutte entre les trois hommes va se révéler forte en émotion et en danger…

Alors qu’il se repose depuis quelque temps dans une de ses villas située au Texas, Edward Warency, un soir, reçoit la visite d’un ancien bagnard venu réclamer son aide.

Il est accusé de l’assassinat de son compagnon de bagne qui a été relâché en même temps que lui.

Or, celui-ci a été tué par un ancien avocat devenu un redoutable criminel et qui cherche à mettre la main sur le pactole qu’un de ses anciens clients a eu le temps de planquer avant de se faire serrer.

Le prisonnier aurait confié au défunt un indice permettant à sa squaw de retrouver le magot et d’avoir les moyens financiers d’organiser son évasion.

Mais l’avocat ignore qu’en fait d’indice, c’était le tatouage qu’on lui avait fait en prison sur le bras qui fait office de carte au trésor… enfin, il l’ignorait jusqu’à ce qu’un de ses hommes lui répète les confidences faites à Edward Warency.

Va alors débuter une véritable course au trésor entre L’Ange et l’avocat, course à laquelle va également participer l’inspecteur Hartling…

On retrouve donc une nouvelle fois le trium vira de la série à savoir Edward Warency, Diana Deel et l’inspecteur Hartling.

La mécanique est désormais bien huilée puisqu’elle se répète d’épisode en épisode comme dans toutes les séries du genre : Fantômas, Jack Desly, Mandragore, et bien d’autres.

Il ne faut donc pas s’attendre à de l’originalité ni même à une tentative de nouveauté, le format court de ces fascicules ne permettant pas ce genre d’excentricité.

On notera que cet épisode est légèrement plus long que les précédents, atteignant presque les 10 000 mots.

Bien qu’inscrite dans une collection policière et que les personnages principaux se partagent les rôles du gendarme et du voleur, le genre des récits est plutôt à mettre du côté aventures tant tout est basé sur l’action et, justement, les aventures…

Cependant, on retrouve sans déplaisir Edward Warency qui comme Starsky et Hutch, un peu plus tard, gagne toujours à la fin.

Au final, un épisode dans la lignée des précédents, pas incontournable, mais plaisant à lire, ce qui n’est déjà pas mal.