CVT_Un-chat-a-la-mer_3705

« Un chat à la mer » est un titre qui m’a attiré. D’abord, pour le titre lui-même (rassurez-vous, il ne m’est jamais venu à l’idée de jeter des chats à la mer) et ensuite parce qu’il a été publié en 1969 dans la mythique « Série Noire » de Gallimard.

De l’auteur, Jean Sébastien, je ne vous dirais rien, je n’ai trouvé aucune information sur lui.

Un pseudonyme, sans aucun doute, mais de qui ?

Un chat à la mer :

On peut se croire mauvais tireur et recevoir les félicitations de la police pour un coup bien ajusté. On peut douter pourtant que le hasard soit seul en cause, surtout s’il est aidé par des voitures sans chauffeurs, des ambulances sans malades et des filles sans complexes. Mais au mois d’août, tout le monde ne part pas en vacances.

Un vendeur de voitures est embringué dans une histoire rocambolesque et dangereuse après avoir tué, la nuit, un voleur qui s’échappait de sa maison nouvellement achetée à un vieux savant.

Bon, je ferais court… comme le roman et comme mon plaisir de lecture.

Jean Sébastien narre à la première personne l’histoire d’un vendeur de voitures ayant acheté la maison d’un vieux savant. Un mercredi soir, alors qu’il ne devait pas être chez lui, mais chez sa maîtresse, il surprend un voleur sortant de chez lui et lui tire dessus.

Peu de temps après, des hommes patibulaires viennent au garage pour lui louer une voiture et, prétextant la volonté d’essayer le véhicule, le kidnappent…

C’est avant tout le titre « Un chat à la mer » qui m’a attiré.

Force est de constater que le style de l’auteur lui, m’a beaucoup moins accaparé.

L’ensemble m’a paru un peu brouillon, décousu, alors qu’une narration à la première personne est là pour dynamiser un récit.

De plus, le personnage principal est loin d’être original ou même attachant, se révélant être un homme lambda, avec les mêmes faiblesses que les héros de ce genre de romans et de cette époque, mais sans en avoir les qualités.

Une fois encore, le rôle de la femme est réduit à sa portion congrue belle, tentatrice et peut-être traîtresse…

Quant à l’histoire, celle d’une invention devant révolutionner le monde de l’automobile, des batteries pour rendre les voitures électriques et se débarrasser du pétrole et de l’essence, si elle semble en avance sur son temps en 1969, et aurait pu apporter un vrai plus, surtout du point de vue de notre époque, avec une réflexion sur la dépendance au pétrole, etc., ne se révèle en fait être qu’un prétexte pour développer l’histoire.

Et du chat en question ? Si chat il y a, jamais il ne fut jeté à la mer.

Où est la mer ? La mer est démontée… et rangée dans un tiroir, car jamais elle ne paraît.

Bref.

Un style décousu, une histoire peu intéressante (alors qu’elle aurait pu l’être) des personnages stéréotypés, des rebondissements sans saveur, et une mer inexistante… il ne reste que la concision du roman et la flemme d’en chercher un autre pour faire que je sois allé au bout de ma lecture.

Au final, un « Série Noire » dont on peut allègrement se passer, dont j’aurais dû me passer si le titre ne m’avait pas attiré.