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Petit résumé des épisodes précédents :

Entre le milieu des années 1940 et la fin des années 1950 les éditions Ferenczi proposèrent aux lecteurs l’une des dernières grandes collections de la littérature fasciculaire (l’avènement du livre de poche à la fin des années 50 eut raison de ce format) : « Mon Roman Policier » une collection de 550 fascicules de 32 pages contenant des récits policiers d’environ 10 000 mots et signés de divers auteurs.

Dans le lot, entre 1946 et 1957, 23 titres mettaient en scène le personnage d’Edward Warency, un voleur ne s’attaquant qu’aux grands criminels pour les dépouiller de leurs biens mal acquis (pour souvent les restituer à leurs légitimes propriétaires). Son surnom, L’Ange, à cause de sa bouille ronde, de son éternel sourire et de ses cheveux blonds bouclés.

Les titres sont signés Paul Tossel, un pseudonyme de l’écrivain Louis-Roger Pelloussat (1911-1980).

Edward Warency a pour ennemi juré l’inspecteur Kenneth Hartling, qu’il fréquenta jadis au collège.

« La Pieuvre », paru en 1954, est la 14e aventure de L’Ange.

LA PIEUVRE

Edward Warency alias « L’Ange » et son ennemi juré l’inspecteur Kenneth Hartling, se retrouvent tous deux dans une ville portuaire, attirés pour des raisons différentes par les activités crapuleuses d’une bande de trafiquants dirigés par la mystérieuse Pieuvre.

Le policier pense avoir une longueur d’avance en ayant arrêté le capitaine d’un cargo transportant des marchandises pour l’organisation criminelle.

Mais, durant le transfert du prisonnier, le fourgon cellulaire subit une attaque…

Une organisation criminelle dirigée par la mystérieuse Pieuvre vole des véhicules militaires pour les démanteler et les faire parvenir par cargos dans le monde entier et, notamment, à des puissances ennemies des États-Unis.

L’inspecteur Kenneth Hartling, sur la piste de la pieuvre, arrête le capitaine d’un des cargos, au grand dam d’Edward Warency qui voyait, en cet homme, l’occasion d’approcher la Pieuvre.

Comprenant que les hommes du capitaine vont tout faire pour le libérer, L’Ange suit le convoi des policiers chargés de le transférer et il assiste à l’attaque du fourgon…

Comme bien souvent dans la série (après guerre oblige) le sujet central de l’intrigue tourne autour de l’espionnage. Ici, c’est plutôt le trafic avec des pays ennemis, des pièces de véhicules militaires.

Si on retrouve dans cet épisode et Edward Warency et l’inspecteur Kenneth Hartling, pour une fois, la compagne de L’Ange, Diana Deel, est totalement absente.

L’auteur nous livre donc une petite aventure, dans la lignée des précédentes, qui a pour avantage de se lire agréablement à défaut de révolutionner un genre ou un format.

On ne demande de toute façon pas plus à cette série ni à cet auteur et on lit les aventures de L’Ange en connaissance de cause.

D’ailleurs, les aventures de L’Ange sont représentatives de la grande majorité des récits fasciculaires de l’époque (surtout ceux de 32 pages) c’est-à-dire de livrer des récits convenus, mais pas désagréables à lire. Seuls quelques auteurs ont poussé le bouchon plus loin, tels Charles Richebourg avec ses enquêtes du commissaire Odilon Quentin ou Maurice Lambert et celles de son inspecteur Machard ou son commissaire Mazère.

Au final, dans l’exacte lignée des épisodes précédents, ce récit se lit vite et bien, puis on passe au suivant.