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Le commissaire Anconi est un personnage né de la plume de Rémi Devallière, un médecin installé en Bretagne qui, à la retraite, s’est lancé dans l’écriture.

Le policier a vécu, pour le moment, une dizaine d’enquêtes depuis 2015 et son apparition dans « L’esprit Hoëdic » paru aux éditions Alain Bargain.

Le commissaire Anconi est un marseillais en poste au 36 quai des Orfèvres et qui, dans les trois premiers romans, est amené à enquêter en Bretagne.

Sacré Bidule à Pornichet :

Une enquête du commissaire Anconi, à l’humour décapant !? Juin 1990 : le commissaire Anconi doit transporter son accent marseillais à Pornichet, à la demande de son directeur. Le sommet franco-africain des chefs d’État débute dans quelques jours à La Baule et il devra y seconder Martineau, le collègue local. À peine sorti du train, un assassinat a lieu sur le remblai, Plage des Libraires. On trouve sur la victime une lettre énigmatique d’un notaire angevin et des photographies d’immeubles. Anconi se voit confier l’enquête. Il n’aura guère le temps d’admirer la station balnéaire. Tout juste pourra-t-il chaque soir au Bidule, un petit verre à la main, faire le point avec le commissaire baulois ! Qui est ce monsieur Tout-le-Monde que personne ne semble connaître à Pornichet ? Qui l’a tué ? Et Bonne Mère, pourquoi ? Suivez le célèbre commissaire marseillais dans la résolution d’une nouvelle énigme !

Le commissaire Anconi est envoyé par son directeur à La Baule pour aider la police locale à encadrer un sommet franco-africain auquel participeront plusieurs chefs d’État.

Mais Anconi a pourtant autre chose à faire, notamment à s’occuper d’une série d’agressions violentes dans le métro, d’autant qu’un inconnu lui envoie des cartes postales menaçantes en rapport avec le métro.

Alors, pourquoi aller superviser une telle manifestation, ce qui n’entre pas dans le cadre de ses compétences.

Aussi, sur place, Anconi va très vite s’intéresser à un meurtre dans le petit train touristique faisant visiter Pornichet, meurtre faisant suite à une série de vols dans ledit train…

On retrouve donc le commissaire Anconi et son inspecteur Lefèvre dans une troisième enquête.

Ce qui surprend en tout premier lieu (pour ceux qui ont lu les deux premiers épisodes) c’est le changement d’époque.

La première enquête avait lieu en 1976.

La seconde en 1979.

Celle-ci se déroule en juin 1990.

Certes, on comprend le choix de cette nouvelle date, puisque c’est celle d’un véritable sommet franco-africain à La Baule.

Peut-être l’auteur a-t-il assisté à cette manifestation, de près ou de loin, et a-t-il été marqué par tout ce qui s’est déroulé autour ?

Toujours est-il que, fictionnellement parlant, l’auteur aurait pu déplacer son action dans le temps pour correspondre à l’époque de son début de série. Ce n’est pas le cas, c’est un choix.

La seconde chose qui surprend le lecteur de la série, c’est le fait qu’Anconi, un marseillais en poste à Paris, enquête une nouvelle fois en Bretagne ou dans une région limitrophe…

Enfin, ce qui va étonner, au fil de la lecture, c’est que l’auteur fait reposer son intrigue, pour la deuxième fois en trois romans, sur la Seconde Guerre mondiale et les nazis.

Obsession (comme J.C. Grangé), simple intérêt ou coïncidence, difficile à dire.

L’intrigue de « Sacré Bidule à Pornichet » entremêle 5 intrigues différentes.

Tout d’abord, une série d’agressions dans le métro.

Ensuite, les cartes postales menaçantes que reçoit Anconi.

Puis le sommet franco-africain de La Baule.

Et encore une série de vols dans le petit train de Pornichet.

Enfin, un meurtre dans le même petit train.

Bien évidemment, on se doute que certaines, voire toutes ou presque des intrigues vont se rejoindre, comme il est de coutume dans les romans ou les films portant sur de multiples intrigues.

Mais, pour ce faire, le scénariste doit forcément faire reposer son édifice sur des coïncidences ou des hasards assez difficilement crédibles.

Ce sera le cas ici également.

Pas très grave, car cela sert le roman en lui donnant un certain rythme et, surtout, une complexité, mais tout de même…

D’ailleurs, la complexité de l’intrigue ne favorise pas une lecture morcelée bien que les chapitres soient calibrés pour représenter, chacun, environ une demi-heure de lecture.

Mais, le lecteur, d’un jour à l’autre, peut se perdre un peu entre certains personnages…

Cependant, on retrouve avec plaisir le personnage du commissaire Anconi, ses expressions marseillaises, son flegme apparent, sa relation avec sa femme, du côté intime, et son inspecteur, du côté professionnel, et la plume de l’auteur qui s’avère toujours agréable à suivre.

Mais il faut bien avouer que ce récit, de par l’intrigue, est moins fluide que les précédents, que le travail sur l’ambiance, qui faisait la force des deux premiers romans, est ici moins présent et cela se ressent dans le plaisir de lecture.

Au final, pas un mauvais épisode, mais une enquête un peu plus complexe qui nuit à la fluidité de lecture et à l’ambiance qui faisait la force des précédents romans de la série…