03 mai 2020

Triple meurtre à Neuilly

« Triple meurtre à Neuilly » est la 6e extraordinaire aventure (ce qualificatif fait parti du titre de la collection) de Théodore Rouma, un gentleman cambrioleur justicier né de la plume de Jean d’Auffargis. Jean d’Auffargis, de son vrai nom Maurice Laporte, fut le créateur des Jeunes Communistes Françaises en 1920 avant de devenir un farouche anticommuniste, puis de collaborer avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, pour éviter de subir les conséquences de ses actes, il s’enfuit en... [Lire la suite]

03 mai 2020

On recherche jolie femme brune...

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Cette maxime semble avoir été inventée pour définir la littérature populaire, bien que Lavoisier, à qui elle est attribuée, soit mort bien avant l’éclosion de celle-ci. Mais Lavoisier avait raison et savait de quoi il parlait puisque son axiome lui était inspiré de propos du philosophe grec Anaxagore qui vécut 18 siècles avant lui. Cependant, il faut bien reconnaître que pour transformer quelque chose, il faut bien que ce quelque chose fût au préalable créé. C’est... [Lire la suite]
26 avril 2020

le meurtre du quartier chinois

Bill Disley est un reporter-détective né sous la plume de l'énigmatique J.A. Flanigham. De l'auteur, on ne sait rien, tout juste a-t-on identifié un autre pseudonyme, Raymond Gauthier. Le pseudonyme de J.A. Flanigham a été principalement utilisé pour signer les diverses aventures de Bill Disley, quelques épisodes d'un couple d'aventuriers (« Dick et Betty ») et quelques romans policiers noirs. Bill Disley a vécu de nombreuses enquêtes, tout d'abord sous la forme de fascicules de 16 pages à partir de 1946 au sein de la collection... [Lire la suite]
26 avril 2020

Lord Darnell est mort à l'aube

La littérature populaire fasciculaire policière est un monde un peu opaque où, tout comme dans une affaire criminelle, il est parfois difficile d’identifier l’auteur, mais également de lister les méfaits de celui-ci. C’est un peu le cas pour le titre qui m’intéresse aujourd’hui : « Lord Darnell est mort à l’aube ». Publié à l’origine en fin 1946 dans la collection « Murmures d’amour » des éditions du Moulin Vert, sous la forme d’un fascicule de 16 pages, double colonne, contenant un récit d’un... [Lire la suite]
12 avril 2020

Ils vont nous tuer !

La littérature populaire est peuplée d’obscurs auteurs et de non moins obscurs récits. Parmi ceux-ci, les textes destinés exclusivement aux journaux et magazines de leur époque ou ceux conviés à alimenter les collections fasciculaires, font figure des grands oubliés de l’histoire de cette paralittérature. Les auteurs ayant œuvré pour le plaisir des lecteurs dans cette littérature destinée à un plaisir immédiat et que rien ne prédestinait à survivre aux années, sont, bien souvent, identifiés ou identifiables. Certains sont même... [Lire la suite]
29 mars 2020

Meurtre à Carmen Street

Décidément, je ne cesserai de m’émerveiller des sensations diverses que peuvent me procurer les récits de la littérature policière. Car, il faut bien l’avouer, il n’y a pas que les intrigues qui recèlent des mystères, les auteurs, mais également le comportement des lecteurs sont empreints de curiosités et de ténèbres. Le meilleur exemple, en ce qui me concerne, pour démontrer mon assertion, est la série des « Bill Disley » une (deux, en fait... même plus, avec les rééditions) de fascicules de 16 ou 32 ou 48 ou... [Lire la suite]

29 mars 2020

Le mystère de la chambre mauve

« Le mystère de la chambre mauve » est le 18e épisode de la série de fascicules 32 pages, double colonne contenant des récits indépendants d’environ 20 000 mots : « Marc Jordan, exploits surprenants du plus grand détective français », que je nommerai désormais simplement « Marc Jordan ». Publiée dès 1907, par les éditions Ferenczi, pour surfer sur le succès des récentes traductions ayant débarquées dans l’hexagone des aventures du détective américain Nick Carter (qui... [Lire la suite]
29 mars 2020

L'amour, le mystère et la mort

Marc Jordan, malgré le quasi-anonymat dans lequel il est tombé depuis sa création, fut le premier détective de la littérature populaire fasciculaire française. Créée en 1907, la série de fascicules de 32 pages, double colonne contenant des récits indépendants d’environ 20 000 mots, permet aux éditions Ferenczi, de par sa volonté de surfer sur le succès très récent (quelques mois à peine) des traductions de la série américaine « Nick Carter » d’entrer de pleins pieds dans le monde de la littérature... [Lire la suite]
29 mars 2020

Un chantage infame

Dans tout art, il existe, à un moment ou un autre, des œuvres charnières. Dans la littérature populaire policière, l’un de ces pivots est incontestablement la série fasciculaire « Marc Jordan, exploits surprenants du plus grand détective français », un titre un peu long que je résumerai en « Marc Jordan ». Cette série de 62 fascicules de 32 pages, double-colonne, contenant des récits indépendants d’environ 20 000 mots, a été publiée aux éditions Ferenczi à partir de 1907 soit... [Lire la suite]
15 mars 2020

Le fil de l'araignée

« Le fil de l’araignée » est un court roman de Maxime Audouin. Maxime Audouin est un nouvelliste de la fin du XIXe et du début du XXe siècle par trop oublié à notre époque. Né en 1858 sous le nom difficile à porter de Eugène Delacroix, il fut principal de collège et écrivit un grand nombre de nouvelles, romans et contes, pour les divers journaux de son époque. Il mourut en 1925 laissant la grande partie de sa production disparaître avec les journaux et les magazines. « Le fil de... [Lire la suite]