12 septembre 2021

Six billets de cent francs

Je poursuis donc ma lecture de la série « Le Petit Détective » d’Arnould Galopin, une collection de 83 fascicules de 20 pages double-colonne contenant des textes à suivre d’environ 8 000 mots. Pour rappel, cette série est parue à partir de 1934 et est censée être la dernière écrite par Arnould Galopin, un auteur de littérature populaire connu pour ses nombreuses séries interminables autour de jeunes héros ou de ses récits d’anticipation. Je dis « censée », car, récemment, j’ai... [Lire la suite]

22 août 2021

Le squelette a disparu

Tout a une fin, même les quêtes les plus futiles ! Que ce soit par la fin du quêteur, ou parce que son but a été atteint. Voici donc, aujourd’hui, le point final d’une de mes nombreuses recherches littéraires avec la lecture du dernier (non pas dans le sens de parution) épisode des enquêtes de l’inspecteur Gonzague Gaveau, alias le Professeur. Ce personnage, né de la plume, probablement de René Byzance, alias Jean Buzançais (je dis « probablement », car tous les épisodes ne sont pas signés, même ci... [Lire la suite]
21 février 2021

Le document 3136

La littérature populaire est un univers impitoyable. Certains auteurs s’en sortent, d’autres pas. On oublie trop souvent que pour un Georges Simenon, un Frédéric Dard, un Léo Malet, qui, tous trois, travaillèrent pour la littérature populaire fasciculaire ou écrivirent des nouvelles et des feuilletons pour les journaux de l’époque et qui, depuis, sont demeurés dans les esprits des lecteurs, d’autres ne sont jamais parvenus à émerger, certains, sombrant dans les abîmes. C’est ce qui aurait pu arriver à... [Lire la suite]
10 janvier 2021

L'affaire des colonels

Il est assez rare que je m’attarde sur les romans autoédités. Non pas que je méprise ou dédaigne l’autoédition, mais juste parce que, ayant conscience que je n’aurais pas assez d’une seule vie pour découvrir tous les auteurs de langue française de récits policiers (la niche littéraire à laquelle j’ai décidé de me consacrer depuis quelques années), j’évite de trop m’éparpiller. Et comme il est déjà difficile de trouver des ouvrages de qualité quand ils sont passés par les mains d’éditeurs qui, a minima, participent à l’écrémage du... [Lire la suite]
18 octobre 2020

Un temps de chien !

B.H.L, tout le monde connaît, mais qui en a déjà lu ? Personnellement, je ne suis pas très attiré par les discours lénifiants de pseudo philosophes se prenant pour Robin des Bois, alors qu’ils prennent l’argent des pauvres lecteurs pour les donner à des riches (eux-mêmes, en l’occurrence). Alors, quitte à lire un jour du B.H.L., je délaissais Bernard-Henri Lévy, pour Bertrand-Hilaire Lejeune, le lieutenant de police né de la plume de Pascal Jahouel ? Y ai-je gagné au change ? Pascal Jahouel est... [Lire la suite]
16 août 2020

Aveux spontanés

7e et avant-dernier épisode de la série « Les enquêtes de l’inspecteur Barre ». La série est parue initialement à partir de 1945 sous la forme de 8 fascicules de 16 pages contenant des récits entre 6 500 et 8 500 mots au sein d’une collection plus généraliste, « La Clé de l’Énigme » des Éditions Populaires Monégasques. Certains titres de la série sont signés Michel Cory (les autres ne sont pas signés), un probable pseudonyme de l’auteur Maurice Coriem. L’inspecteur... [Lire la suite]

09 août 2020

Un diamant de cent millions

« Un diamant de cent millions » est la première enquête de l’inspecteur Paul Barre, un personnage apparemment créé par Michel Cory et qui a vécu 8 enquêtes intégrées à la collection fasciculaire « La Clé de l’Énigme » des Éditions Populaires Monégasques à partir de 1945. Des fascicules de 16 pages contenant des récits indépendants d’à peine plus de 6 000 mots. Quant à l’auteur, je dis, « apparemment créé par Michel Cory », car certains épisodes, dont celui-ci, ne... [Lire la suite]
31 mai 2020

Crime au théâtre

« Crime au théâtre » est le 8e épisode de la série « Les enquêtes du commissaire Benoit », initialement parue en 1946 sous la forme de 14 fascicules de 12 pages double-colonne contenant des récits d’environ 10 000 mots aux éditions Nicéa. Les auteurs ? ROBERT et Jean Grimey ou Robert et Jean Grimey, en fonction de si on se réfère à la couverture ou à l’intérieur du livre. Ainsi, il est impossible de savoir si ROBERT est un pseudonyme à part ou bien s’il s’agit de... [Lire la suite]
24 mai 2020

La mort est exacte au rendez-vous

Si vous lisez un tant soit peu mes chroniques, vous connaissez désormais ma passion pour la littérature populaire policière fasciculaire de la première moitié du XXe siècle, ces récits oscillant entre 7000 et 30 000 mots, d’un petit format souple que l’on pouvait glisser dans sa poche pour lire à tous moments. Les centaines de collections et les milliers de titres qu’elles contiennent ont abreuvé la soif des lecteurs, bien souvent issu du milieu populaire, pendant des décennies. Des auteurs, désormais cultes, y ont... [Lire la suite]
10 mai 2020

Fumeries d'opium

La littérature populaire policière fasciculaire (comme sa grande sœur la littérature de romans policiers) abrite un nombre incalculable de personnages récurrents : policiers, détectives, cambrioleurs, justiciers, les génies du mal... Contrairement aux héros de la littérature plus conventionnelle (encore faut-il savoir ce qui peut être considéré comme « conventionnel »), rares sont ceux qui ont survécu dans l’esprit des lecteurs. Si tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom, le commissaire Maigret, le... [Lire la suite]