23 mai 2021

Le mort de la ligne Croydon-Paris

« Le mort de la ligne Croydon-Paris » est un fascicule de 32 pages publié à la fin des années 1930 dans la collection « Les Grands Détectives » des Éditions Modernes et signé Marcelle-Renée Noll, un pseudonyme de Marcel Priollet, un pilier de la littérature populaire fasciculaire entre 1910 et la fin des années 1950. La production de Marcel Priollet est immense et celui-ci usa de plusieurs pseudonymes (Henry de Trémières, R.M. de Nizerolles, René Valbreuse et... [Lire la suite]

04 avril 2021

Cadavres en goguette

Revenons sur la genèse des aventures des sœurs Blanche et Berthe Bodin. L’auteur en est Jean-Pierre Ferrière, auteur, scénariste et dialoguiste, né 1933. Au milieu des années 1950, il est contacté par l’éditeur Frédéric Ditis, qui apprécie une de ses pièces de théâtre, et qui lui demande d’écrire un roman policier pour sa collection « La Chouette ». J.P. Ferrière écrira alors le roman « Cadavres en solde » mettant en scène une série de crimes dans un grand bazar qui seront en... [Lire la suite]
17 janvier 2021

Le crime du Rapide

Je ne devrais pas avoir à présenter Marcel Priollet. Encore moins après plus d’une cinquantaine de chroniques sur autant de ses récits. Pourtant, je soupçonne encore certains d’entre vous de ne pas connaître cet auteur de littérature populaire. Aussi vais-je faire court. Marcel Priollet (1884 - 1960) fut un pilier de la littérature populaire et plus particulièrement de la littérature fasciculaire. Dès 1910, il ne cessa de l’abreuver par un nombre incalculable de textes dans les genres aussi variés que l’anticipation, le... [Lire la suite]
08 novembre 2020

Pépita la Rouge à Paris

Un petit résumé des épisodes précédents s’impose. La série « Marc Jordan, exploits surprenants du plus grand détective Français », plus communément appelé « Marc Jordan » (qui n’a aucun rapport avec le chanteur de boys band) fut créée en 1907 pour surfer sur le succès des traductions des aventures de Nick Carter, le détective américain qui ravissaient les lecteurs américains depuis 20 ans et dont les traductions venaient, quelques mois auparavant, d’inonder toute l’Europe par l’intermédiaire des Éditions... [Lire la suite]
20 septembre 2020

Sardanapale, le "favori" / N° 9. Voiture verte

  « Sardanapale, le favori » à l’origine, est un fascicule de 32 pages paru dans la collection « Mon Roman Policier » des éditions Ferenczi en 1949. Ce récit était signé Jean Daye, un des nombreux pseudonymes d’Henry Musnik, un auteur de langue française d’origine chilienne qui fut l’un des grands piliers de la littérature populaire durant le second tiers des années 1900. L’auteur fut également journaliste sportif et c’est tout naturellement qu’il inscrivit certains de ses textes... [Lire la suite]
09 juin 2019

Sérénade corse

Poursuivons notre périple à travers la « Série Noire » des Éditions Gallimard avec un titre de Jacques Risser datant de 1969. Jacques Risser fait partie de ses écrivains qui découvrirent la passion de l’écriture en prison, comme José Giovanni et quelques autres. Pas étonnant, alors, que, bien souvent, leurs romans se situent dans le monde du petit ou grand banditisme. Tout aussi souvent, les intrigues ou les personnages des récits de ces auteurs sont fondés sur des évènements vécus. C’est le cas avec... [Lire la suite]
23 décembre 2018

Du sang sur les roses

Thérèse Arnaud, alias C. 25, l’espionne française du Deuxième Bureau, qui œuvra pendant la Première Guerre mondiale, est l’un des deux personnages récurrents créés par l’énigmatique Pierre Yrondy (le premier. Le second étant le célèbre détective marseillais Marius Pégomas). Thérèse Arnaud est une série d’espionnage humoristique (Pierre Yrondy fait du Pierre Yrondy) qui, en 1934, proposa 64 épisodes en fascicules de 32 pages doubles colonnes (environ 15 000 mots). Si chaque histoire... [Lire la suite]
11 mars 2018

M'as-tu vu en cadavre ?

Léo Malet, faut-il le rappeler, savait manier la plume. Oui, malheureusement, il faut le rappeler puisque, à la lecture des polars actuels force est de constater que ce n’est pas le cas de tout un chacun. Et c’est en partie pour cette raison que je me replonge régulièrement dans les écrits d’hier, afin de trouver une qualité qui n’est plus mise en avant de nos jours. Volonté de l’écrivain ou de son éditeur ? Mode dans l’air du temps ? Crainte de se priver d’un lectorat basique ? Mimétisme avec les auteurs à... [Lire la suite]
06 mars 2013

La réalité dépasse l'affliction

Pour écrire un roman, l'auteur ne se contente pas, paradoxalement, d'écrire. Avant d'écrire, pendant qu'il écrit, après qu'il ait écrit, il lui faut réfléchir, réfléchir et réfléchir. Mais réfléchir ne suffit pas, il lui faut aussi faire des recherches, des recherches et des recherches, et ce, même s'il crée un monde de A à Z. Personnellement, je ne verse pas dans le développement de mondes imaginaires et j'ancre toujours mes histoires dans la réalité profonde, même quand il s'agit d'écrits un peu SF. Pour ce qui est de la saga... [Lire la suite]