12 avril 2020

L'insaisissable Mr Brown

La littérature populaire française (je vais me restreindre au seul genre qui m’attire : le policier) de la première moitié du XXe siècle est un vaste océan de mots, de récits, d’auteurs que le commun des lecteurs ignore désormais. Certes, des noms d’écrivains ou de personnages affleurent au fil des vagues de souvenirs (Rouletabille, Arsène Lupin, Fantomas, Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Maigret... Mais sous cette partie immergée de l’iceberg littéraire, roulent et coulent une quantité incommensurable de... [Lire la suite]

12 avril 2020

Ils vont nous tuer !

La littérature populaire est peuplée d’obscurs auteurs et de non moins obscurs récits. Parmi ceux-ci, les textes destinés exclusivement aux journaux et magazines de leur époque ou ceux conviés à alimenter les collections fasciculaires, font figure des grands oubliés de l’histoire de cette paralittérature. Les auteurs ayant œuvré pour le plaisir des lecteurs dans cette littérature destinée à un plaisir immédiat et que rien ne prédestinait à survivre aux années, sont, bien souvent, identifiés ou identifiables. Certains sont même... [Lire la suite]
05 avril 2020

Le huitième pendu

Ceux et celles qui lisent mes chroniques (en espérant qu’il y en ait et que je n’écrive pas dans le vide), ne sont pas savoir que je suis un fervent amateur de littérature populaire. Les mêmes savent que, dans cette littérature populaire, mon goût ne se dirige que vers le genre policier. Enfin, ces quelques lecteurs de bon goût n’ignorent pas mon appétence pour les séries fasciculaires. Aussi, comme en plus d’être doués de qualités de jugement, je les crois également dotés d’une intelligence rare, je suis persuadé qu’en associant... [Lire la suite]
29 mars 2020

Meurtre à Carmen Street

Décidément, je ne cesserai de m’émerveiller des sensations diverses que peuvent me procurer les récits de la littérature policière. Car, il faut bien l’avouer, il n’y a pas que les intrigues qui recèlent des mystères, les auteurs, mais également le comportement des lecteurs sont empreints de curiosités et de ténèbres. Le meilleur exemple, en ce qui me concerne, pour démontrer mon assertion, est la série des « Bill Disley » une (deux, en fait... même plus, avec les rééditions) de fascicules de 16 ou 32 ou 48 ou... [Lire la suite]
29 mars 2020

L'amour, le mystère et la mort

Marc Jordan, malgré le quasi-anonymat dans lequel il est tombé depuis sa création, fut le premier détective de la littérature populaire fasciculaire française. Créée en 1907, la série de fascicules de 32 pages, double colonne contenant des récits indépendants d’environ 20 000 mots, permet aux éditions Ferenczi, de par sa volonté de surfer sur le succès très récent (quelques mois à peine) des traductions de la série américaine « Nick Carter » d’entrer de pleins pieds dans le monde de la littérature... [Lire la suite]
22 mars 2020

Les bandits du rail

Georges Spitzmuller né en 1866 et mort en 1926 fut un écrivain, journaliste et dramaturge. Bien que sa carrière littéraire débuta à la fin du XIXe siècle par l’écriture de romans, c’est après la Première Guerre mondiale que sa carrière bascula dans la littérature populaire. Se confrontant aux genres à la mode à l’époque (sentimental, aventures, policier, cape et épée), Georges Spitzmuller signa de nombreux titres pour les collections des éditions Tallandier, Rouff et Ferenczi, entre autres. Georges Spitzmuller... [Lire la suite]

22 mars 2020

Les bruines de Lanester

Ceux qui lisent régulièrement mes chroniques (qui ne sont pas assez nombreux, je tiens à le signaler) ne sont pas sans savoir que je n’aime lire que du roman policier de langue française (avec quelques rares exceptions dont la principale est dédiée à Conan Doyle et son Sherlock Holmes) et que j’apprécie tout particulièrement les personnages récurrents. De plus, je goûte assez peu les pavés, étant toujours impatient de connaître la fin d’un roman. Il semblait alors tout naturel que je me sois déjà penché sur la série... [Lire la suite]
15 mars 2020

Le fil de l'araignée

« Le fil de l’araignée » est un court roman de Maxime Audouin. Maxime Audouin est un nouvelliste de la fin du XIXe et du début du XXe siècle par trop oublié à notre époque. Né en 1858 sous le nom difficile à porter de Eugène Delacroix, il fut principal de collège et écrivit un grand nombre de nouvelles, romans et contes, pour les divers journaux de son époque. Il mourut en 1925 laissant la grande partie de sa production disparaître avec les journaux et les magazines. « Le fil de... [Lire la suite]
08 mars 2020

La faute de Charly Brixton

Chaque fois que je parle de Marcel Priollet, je ne peux me retenir de préciser qu’il ne devrait pas être nécessaire de présenter l’auteur, tout en m’empressant de le faire tout de même. Car, soyons franc, combien d’entre vous connaît Marcel Priollet ou Marcelle-Renée Noll, ou René Valbreuse ou R.M. de Nizerolles (tous des pseudonymes de l’auteur) ??? Pas grand monde, malheureusement ! Malheureusement, car cet auteur inonda la littérature populaire fasciculaire pendant près d’un demi-siècle de ses... [Lire la suite]
08 mars 2020

L'île de la peur

Au sein des innombrables auteurs de la littérature populaire de la première moitié du XXe siècle, il est quelques noms qui surnagent. Si certains sont passé depuis à la postérité sans que le lecteur lambda soupçonne leurs participations à cette littérature souvent jugée bas de gamme (Georges Simenon, Frédéric Dard, Léo Malet...), d’autres demeurent dans les esprits des plus férus de cette paralittérature pour les qualités dont ils firent montre, soit dans leur production en général, soit dans un genre... [Lire la suite]