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10 août 2025

Le scorpion d'émeraude

Je poursuis ma découverte des aventures de « Le Club des Trois » de José Moselli et j'en profite, par là même, pour la terminer puisque cette série est l'une des plus courtes si ce n'est la plus courte de l'auteur.

Pour rappel, José Moselli (1882-1941), surnommé l'écrivain sans livre, fut un auteur très prolifique (mais vraiment très prolifique) de la littérature populaire dont l'entièreté de la production fut destinée aux magazines jeunesse des éditions Offenstadt.

Ces récits (exceptés peut-être ceux d'anticipation) mêlent toujours action, dangers, voyages, exotisme.

On ne peut douter du fait que la plume de l'auteur fut nourrie par son expérience personnelle puisqu'à l'âge de 16 ans, Moselli fugua pour s'engager comme mousse sur un navire et voyager à travers le globe.

On doit énormément de séries, à l'auteur, des séries qui avaient pour habitude de s'étaler sur des dizaines voire des centaines de magazines, la plupart du temps sous des bandes de dessins illustrant l'aventure contée, le tout sur une page ou une page et demie chaque semaine (il s'agissait de magazines hebdomadaires).

Certaines séries s'étalent également sur plusieurs années (16 ans pour certaines).

José Moselli développait plusieurs séries en parallèle et on ne compte plus le nombre de personnages qu'il mit en scène.

Dans le genre policier, on notera sa première série majeure : « John Strobbins », un savant mélange entre Arsène Lupin et Fantomas, mais aussi d'autres séries telles « Iko Terouka » ou « Browning et C° ».

Parmi toutes ces séries, deux furent très courtes, car elles s'arrêtèrent en même temps que le magazine qui la publiait : « M. Dupont détective » et « Le Club des Trois », deux séries publiées à partir de 1935.

Des deux, la seconde est la plus courte puisqu'elle ne compte que trois épisodes.

« Le scorpion d'émeraude » est donc la troisième et dernière aventure du Club des Trois, une Agence de détective créée par Charles Montfort, un ancien rentier ruiné qui, pour se refaire, se lança dans le métier de détective accompagné par son fidèle valet de chambre chinois, Ah-Mao et son chauffeur, l'aborigène australien Jack Spring.

LE CLUB DES TROIS – Le scorpion d'émeraude

À San Francisco, la potence attend Harold Chatfield, condamné à mort pour un triple meurtre et des vols. Il ne lui reste que quelques jours. Seul Charles Montfort, le légendaire détective privé, peut le sauver.

Mandaté par Lewis Ford, le boxeur persuadé de l'innocence de son ami, Montfort est confronté à une énigme où le scorpion d'émeraude, découvert chez Chatfield, est une preuve accablante.

Malgré les apparences, Charles Montfort se lance dans une course désespérée. De son cabinet londonien aux rives californiennes, il devra braver les pièges d'ennemis insoupçonnés, déjouer les trahisons et naviguer entre vérités et mensonges.

Charles Montfort parviendra-t-il à démasquer la machination infernale et à arracher un innocent à son funeste destin avant qu'il ne soit trop tard ?

Vous le découvrirez en lisant « Le scorpion d'émeraude » !

Charles Montfort se remet tranquillement de sa précédente aventure quand Lewis Ford, un jeune et talentueux boxeur américain débarque chez lui pour lui demander de le suivre à San Francisco afin de prouver l'innocence de son ami Harold Chatfield, accusé d'un triple meurtre.

Seulement, toutes les preuves accablent le jeune homme.

Cependant, Charles Montfort, convaincu par la fougue du boxeur, accepte de le suivre et d'emmener ses fidèles Ah-Mao et Jack Spring.

Sur place, Charles Montfort va vite remarquer qu'il est suivi, probablement la preuve qu'il y a anguille sous roche...

On retrouve donc le trio pour une ultime aventure...

Enfin, je dis trio, mais les deux fidèles lieutenants de Charles Montfort vont se retrouver très en retrait dans ce dernier épisode (surtout Jack Spring qui ne sert à rien dans cette aventure).

Dommage, car la particularité de cette série résidait justement dans ce trio où chacun pouvait apporter des choses différentes : Charles Montfort l'intelligence et la perspicacité, Ah-Mao l'agilité pour se faufiler partout et Jack Spring sa stature et sa force.

Cependant, il faudra bien constater que ce potentiel a été très peu utilisé tout du long de la série même s'il était plus présent dans l'épisode liminaire.

Pour le reste, si on retrouve tous les éléments d'un récit de José Moselli, force est de constater que celui-ci semble avoir subi des coupes pour le faire se terminer dans le dernier numéro paru du magazine qui l'hébergeait, Le Petit Illustré.

En effet, ce dernier épisode peine à dépasser les 15 000 mots quand les deux précédents s'étalaient sur environ 25 000 mots.

Cela explique peut-être la quasi-absence de Jack Spring... qui sait ?

De plus, ce phénomène joue également sur la tension et le rythme du récit (notamment par rapport au premier épisode) puisque l'alternance des récits entre les actions des trois personnages ajoutait du rythme et du suspens, José Moselli n'hésitant pas à laisser un de ses héros dans l'embarras pour aller conter ce qui arrivait à un des deux autres avant d'y revenir plus tard.

Au final, un dernier épisode qui n'exploite pas tout le potentiel de ses héros avec une omniprésence de Charles Montfort et une quasi-absence de Jack Spring et une présence toute relative de Ah-Mao. Dommage.

 

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