La fiancée du violoniste
/image%2F1116647%2F20250924%2Fob_e8d111_51blv1ss7yl-sx195.jpg)
Emmanuel Bove est un auteur que je n'ai jusqu'ici abordé qu'une seule fois, pour son roman " Le meurtre de Suzy Pommier ".
Je pense également que ce sera la dernière fois que je vais parler de lui, non pas que sa plume ne me plaise pas, mais Emmanuel Bove s'est très rarement penché vers le seul genre littéraire qui a grâce à mes yeux : le roman policier.
Emmanuel Bove (1898-1945) était écrivain né de père russe et mère luxembourgeoise. Sa vie et son œuvre, vous pourrez les découvrir sur internet si cela vous intéresse.
« La fiancée du violoniste » est un roman écrit sous pseudonyme (Pierre Dugast) en 1933 et paru sous le titre « La toque de Breitschwanz ».
La fiancée du violoniste :
Un cadavre de femme est retrouvé enterré dans le jardin des Favrin, couple apparemment sans histoires habitant dans une maison à Viroflay, près de Paris. Madame Favrin ayant disparu depuis quelque temps, on arrête le mari, coupable présumé de ce crime. Mais le commissaire Croiserel, en charge de l’enquête, soupçonne vite que l’affaire est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air et il investigue, l’air de rien, auprès de tout l’entourage de ce couple étrange.
Mari brutal, amant musicien volage, couple riche dont Madame Favrin est gouvernante, réapparition inopinée de celle-ci, enlèvement d’enfant, Croiserel avance dans ses recherches et ses interrogatoires : mais quel est donc le motif de ce crime odieux ?
Tous les ingrédients sont là pour tenir le lecteur en haleine jusqu’au dénouement final inattendu.
Madame Favrin a disparu avec son jeune enfant... aussi, quand on retrouve le cadavre d'une femme dans le jardin des Favrin, il devient tout évident qu'il s'agit de Madame Favrin et que son assassin n'est autre que son mari... mais qu'est-il advenu du gamin ? Le corps est-il bien celui de Madame Favrin ? Monsieur Favrin est-il réellement un meurtrier ? Le commissaire Croiserel va s'évertuer à répondre à toutes ces questions.
Je retrouve donc Emmanuel Bove pour la deuxième fois (et probablement la dernière) dans le genre policier auquel il s'est rarement confronté.
Si dans « Le meurtre de Suzy Pommier » on avait constaté que, sans y exceller, l'auteur maîtrisait le genre policier, on a ici la confirmation.
En effet, Emmanuel Bove nous livre ici un honnête petit roman policier dans la veine de ce qu'il s'écrivait à l'époque.
À partir d'une intrigue, au départ, pas inintéressante, il propose un récit, un style, des personnages qui tiennent la route, mais qui, comme dans l'autre roman cité, ne parvient pas à s'élever au-dessus de la production ordinaire.
Cependant, il faut bien reconnaître qu'avec « La fiancée du violoniste » il pousse un peu plus les curseurs. Histoire plus intéressante, personnages plus développés, genre encore mieux respecté avec un rebondissement bienvenu même si un peu prévisible.
Au final, un petit roman (33 000 mots) qui se lit agréablement même s'il ne révolutionne pas le genre et n'a pas marqué son époque.
/image%2F1116647%2F20251206%2Fob_f06673_soutien-kofi.png)