Les poupées
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S'il est bon de préciser que je ne lis que des textes entrant dans le genre policier, il n'en est pas moins utile d'expliquer que j'aime beaucoup découvrir de " nouveaux " auteurs, le terme " nouveaux " ne désignant que des auteurs que je ne connais pas et non des auteurs récents puisque j'adore plus que tout faire la connaissance avec des auteurs d'autrefois injustement méconnus et oubliés.
Bref. J'ai encore beaucoup de boulot, tant en remontant dans le passé qu'en me contenant du présent.
Et c'est dans le présent que je me plongeais pour ma dernière lecture puisque son but était de partir à la rencontre de " la nouvelle voix du polar ", enfin, une des " nouvelles voix du polar " puisque ce terme est par trop galvaudé et usité uniquement dans un but commercial.
Qui allait donc être la cible de mon intérêt ? Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : Alexis Laipsker.
Alexis Laipsker n'est pas un perdreau de l'année puisque né en 1969. Cependant, s'il est un touche-à-tout (directeur de magazine, journaliste, animateur TV, joueur de poker...) ce n'est qu'à la cinquantaine qu'il se lance dans l'écriture avec son premier roman, " Et avec votre esprit ".
« Les poupées » est son troisième roman et le premier d'une série autour du personnage du commissaire Venturi...
Il est sorti en 2022.
Les poupées :
" Ils diront que je suis fou. Que je tue pour jouer.
Vous seuls connaîtrez mon secret. Mais êtes-vous prêts ?
Jouez avec moi ! "
Une voyante en crise.
Un flic bourru comme on n'en fait plus.
Une jeune psy à qui on ne la fait pas.
Une série de meurtres à la mise en scène macabre.
Une course contre la montre terrifiante.
Quand on découvre, dans une petite église, plusieurs corps énucléés et tués à des dates différentes, c'est le commissaire Venturi qui va être chargé de l'affaire. Intrigué par la psychologie du criminel, il va demander à ce qu'un psy vienne lui apporter ses lumières...
Bon, je ne vais pas m'étaler longuement sur ce roman dans cette critique puisque je ne l'ai pas fait dans ma lecture.
En effet, autant le dire tout de suite, je ne suis pas allé au bout du roman, loin de là.
Comme je vous disais en préambule, j'adore faire des découvertes. Découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux personnages, de nouveaux systèmes narratifs, de nouvelles plumes...
Aussi, quand la seule nouveauté dans ma découverte réside dans le nom de l'auteur...
Je m'explique.
« Les poupées » étant le seul roman de Laipsker que j'ai lu, je ne sais si ma critique peut s'appliquer à toute son œuvre, mais, dans le cas présent, j'ai eu la désagréable impression de lire un roman policier écrit par un auteur suivant les conseils de ce que j'appelle souvent " Le thriller pour les nuls ".
En clair, du moins dans la partie du roman que j'ai lu, Alexis Laipsker a respecté à la lettre tous les ingrédients que l'on trouve dans les romans policiers à succès (qui sont rarement des romans que j'apprécie).
Un flic bourru : check.
Une partenaire jeune et sexy : check.
Une tendresse se nouant entre les deux personnages après un début un peu conflictuel : check.
Un personnage brisé par la vie : check.
Une narration alternée : check.
Un tueur sadique, égocentrique et manipulateur : check.
Des crimes glauques : check.
Un tueur qui s'adresse au lecteur (ou à d'autres) : check.
Une plume fade et consensuelle : check.
Plusieurs histoires indépendantes entrelacées (et qui, normalement, se rejoignent en cours de roman, mais je ne suis pas arrivé jusque-là) : check.
Et moi, quand un auteur enfile les poncifs et les clichés à ce point... je me lasse.
Et quand je me lasse d'une lecture, je l'interromps, car il y a tant d'auteurs qui méritent que je découvre leurs plumes.
Au final, une pâle copie (du moins dans la partie que j'ai lue) des trop nombreux romans policiers écrits sur un même canevas pour séduire le lecteur lambda sans chercher l'originalité, car, l'originalité divise alors que la platitude fédère...
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