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28 septembre 2025

Tour de vice !

Bruno Gaccio est un auteur de romans policiers !

Oui, ce n'est pas que le trublion auteur pour les " Guignols de l'info " et l'auteur de quelques livres humoristiques.

Depuis peu, Bruno Gaccio s'est lancé dans l'aventure de l'écriture de romans policiers.

Cette aventure a débuté un peu comme un défi : démontrer qu'il était aisé d'écrire un roman policier sans plan, en écriture automatique, en quelques jours, sans se relire, sans se corriger...

Cela a donné l'excellent « C'est quoi ce bordel ? » Un roman dont je n'attendais rien et qui m'apporta beaucoup de plaisir de lecture.

L'humour de l'auteur, sa vision de la société (du moins celle de son personnage), ce personnage, justement, de Bertrand Morillo... tout m'avait séduit.

Seules quelques lourdeurs, coquilles et fautes inhérentes à l'exercice étaient à noter comme point négatif.

Puis je suis passé à autre chose, ignorant, qu'en fait, l'auteur avait poursuivi son aventure et celle de son personnage par un second roman, « Tour de vice », puis un troisième, « Le virus, c'est l'homme »...

C'est une critique sur « Tour de vice » qui me fit repenser au personnage et comprendre qu'il était désormais au centre d'une série. Alors, je me suis précipité sur « Tour de vice »...

Tour de vice :

Bertrand Morillo a connu, durant sa courte existence de flic dépressif, quarante-cinq minutes de bonheur total pendant lesquelles il a eu à la fois l’amour et la fortune. Puis tout est reparti en toupie. Il était dans un TGV. Il allait visiter la mère d’un Thomas, 17 ans, qui prétend être son fils, son intention était de lui dire qu’il ne comptait pas se laisser imposer une paternité après dix-sept ans de silence et… son TGV s’est fait canarder au fusil mitrailleur. Pour tout le monde, c’est une attaque terroriste. Pour lui qui était sur place, témoin et victime, c’est sans doute plus tordu que ça. Il pourrait se taire et faire comme si, au même titre que n’importe quel consommateur de médias. Mais il n’y arrive pas. Il va mettre son nez redevenu presque normal grâce à la chirurgie réparatrice auquel il a droit, là où il ne devrait pas. Ministre, flics, milliardaires, tueurs, enfants, copains encombrants, tous vont lui démontrer qu’ils ont plus d’un « tour de vice » dans leur besace.

Bertrand Morillo, alors qu'il découvre l'amour avec Soumaya, reçoit la visite d'un jeune homme de 17 ans prétendant être son fils...

Désireux de conserver son bonheur et de se débarrasser de ce fils indésirable, il saute dans le TGV pour rendre visite à la mère, dont il n'a plus de nouvelles depuis 17 ans.

Mais le TGV se fait mitrailler dans un acte terroriste et Bertrand Morillo va protéger deux enfants dont la nounou sera victime des tirs.

Quand le père des gamins va vouloir le remercier, Bertrand Morillo va mettre les pieds dans une aventure périlleuse et comprendre que l'attentat cachait bien d'autres choses...

On retrouve donc Bertrand Morillo là où on l'avait laissé à la fin du premier opus : en plein milieu du bonheur trouvé auprès de Soumaya et avec un fils sur les bras.

On retrouve également la plume de Bruno Gaccio, son humour et ses considérations sur le monde, les gens, la Société...

On retrouve également une histoire complexe et sanglante mêlant les hautes autorités et les familles mafieuses...

Mais, là, le mélange des ingrédients semble avoir été mal fait par Bruno Gaccio, car ce second épisode m'a semblé bien plus bavard que le premier.

En effet, les considérations de Bertrand Morillo prennent de la place... beaucoup de place... ses idées sur l'amour, la vie, la mort, les riches, la police, la paternité, les femmes qui font des enfants dans le dos des hommes...

Bien que l'intrigue soit présente, bien qu'elle puisse être intéressante, bien que l'humour soit toujours là, quelque chose s'est cassé entre le premier et second opus.

Peut-être l'élan de l'écriture automatique interrompue à la fin de « C'est quoi ce bordel ? ».

Peut-être la pression du « second épisode ».

Peut-être l'obligation d'aller au bout et de conserver des personnages, donc de ne plus avoir la même liberté dans l'écriture...

Toujours est-il que « Tour de vice » ne parvient jamais à séduire comme l'avait fait « C'est quoi ce bordel ? » et si l'on continue tout de même à suivre les mésaventures de Bertrand Morillo, c'est avec moins de plaisir.

Est-ce parce que Bertrand Morillo est plus intéressant dans son désespoir que dans son bonheur ? Peut-être.

Au final, bien qu'en reprenant les mêmes ingrédients que dans son premier roman et en poursuivant son histoire là où la précédente s'était arrêtée, ce deuxième épisode s'avère bien moins savoureux que le premier. Dommage.

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