La chambre n°13
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Je ne lis que de la littérature policière.
Depuis des années, je me concentre sur des textes écrits par des auteurs francophones pour éviter les problèmes de traductions.
Enfin, j'adore me plonger dans la littérature d'autrefois (autrefois allant de la fin des années 1800 jusqu'aux années 1970).
Mais, depuis quelque temps, j'hésite moins à me plonger dans des textes traduits.
Voilà longtemps que je voulais découvrir la plume de l'auteur Edgar Wallace.
J'ai enfin franchi le pas avec la lecture de « La chambre n° 13 ».
Edgar Wallace (1875-1932) n'est pas le premier nom qui vient en tête quand on parle de littérature policière d'antan.
Pourtant, l'homme fut très prolifique... à tel point que certains avançaient qu'il n'avait pas écrit trois quarts des textes qu'il avait signés.
Bref, journaliste, correspondant de guerre, son œuvre est conséquente et principalement composée de romans policiers.
« La chambre n° 13/Room 13 » est un roman publié en 1924 et le premier d'une série de romans mettant en scène le détective J. G. Reeder.
Il a été plusieurs fois adapté au cinéma (comme beaucoup de romans de l'auteur).
La chambre n° 13 :
S’il vous venait à l’esprit l’idée saugrenue de vouloir effectuer un séjour, même très bref, dans la chambre n° 13 qui tient une si grande place dans ce roman, vous auriez tout intérêt à vous hâter ! Car l’auteur mène son récit tambour battant, et vous aurez du mal à en suivre le rythme : ne commencez pas votre lecture à 23 heures, car vous abrégeriez votre nuit de sommeil sans jamais avoir l’occasion de souffler dans la chambre n° 13 !
Vous verrez s’agiter autour de vous un tourbillon de personnages, des méchants et des gentils, les premiers dotés d’une âme plus noire que de la poix ; les seconds sans cesse victimes des sombres manigances des premiers, jusqu’à ce que… Mais ne vous attardez pas : vous saurez tout après le point de la dernière phrase de la dernière page !
À sa sortie de prison, Johnny Gray découvre que la femme qu'il aime va épouser un autre homme dans lequel il reconnaît le fils de son ennemi juré...
Bon, autant le dire tout de suite, la première chose qui frappe en débutant ce roman, c'est la pauvreté du style. Un style plat, certes souvent inhérent à la littérature populaire, à une écriture trop rapide, à une édition tout autant rapide... ou à une traduction simpliste...
Bref, il faudrait lire le texte original pour savoir si le problème vient de la traduction, mais j'ai bien du mal à le croire.
Donc, le style est un peu plat.
Pour ce qui est de l'histoire, celle-ci navigue entre facilités, rebondissements peu crédibles, intrigue mêlant crime et romance... bref, les éléments souvent présents dans la littérature populaire policière pour les raisons que j'ai déjà évoqué.
Il s'agit ici du premier roman mettant en scène Reeder. Pourtant, Reeder apparaît très tardivement et, même si c'est un personnage central, il est très peu présent.
Bon, je ne vais pas m'étendre plus longtemps sur ce court roman que j'ai pourtant lu jusqu'au bout (ce que je ne fais pas toujours), ce qui démontre qu'il n'est pas si indigent que cela.
Au final, une déception... déception de style, surtout, mais également d'intrigue.
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