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15 mars 2026

La baignoire de Lucifer

Je poursuis inlassablement ma découverte des aventures du Captain Chester Buxton du " Special Squad ", une série de 23 fascicules de 16 pages double-colonne publiée vers 1945 par les Éditions et Revues Françaises.

Impossible d'en citer l'auteur, ces fascicules n'étant pas signés, mais, selon toute vraisemblance, il devrait s'agir d'Edward Brooker, un écrivain ayant déjà signé deux séries à la même époque pour le même éditeur : « Mr Nobody, l'Homme au masque de Satin » dont j'ai déjà chroniqué les épisodes et « Pao Tchéou » que je n'ai pas encore lue.

Cette découverte des aventures du Captain Chester Buxton ne se fait pas dans l'ordre faute d'avoir pu mettre la main sur l'ensemble des épisodes, ceux-ci étant très difficile à trouver désormais.

Ainsi, après les numéros 3, 8, 10 et 11, me voilà à enchaîner avec un troisième épisode consécutif, le 12 qui se nomme : « La baignoire de Lucifer ».

La baignoire de Lucifer :

New York est en proie à une énigme terrifiante : des dizaines de citoyens disparaissent sans laisser la moindre trace.

Face à l'impuissance de la police locale devant ces soixante-cinq dossiers classés sans suite, le Captain Buxton et son « special squad » sont dépêchés sur place.

En étudiant les archives, Buxton remarque un détail singulier et troublant qui lie toutes les victimes, sans exception : leur obésité.

Lorsqu'une soixante-sixième personne, un notable de la ville, s'évapore à son tour, une course contre la montre s'engage.

Des clubs privés de Manhattan aux boîtes de nuit de Harlem, les détectives suivent la piste d'un mystérieux géant marqué d'une cicatrice en forme de croissant.

Mais dans l'ombre des vieilles bâtisses de la 92e rue, le danger guette, et Buxton ignore encore que cette enquête le mènera aux confins de l'horreur...

Des hommes, des femmes et des enfants disparaissent mystérieusement dans New York. Le Captain Chester Buxton et son équipe sont envoyés sur place pour enquêter. Un point commun lie les 65 victimes : elles étaient toutes obèses.

Quand un notable disparait, sa femme apprend à Buxton que celui-ci était en contact avec un géant noir portant une cicatrice sur le visage. Dès lors, Buxton et ses " boys " se déploient dans Harlem pour rechercher le suspect.

Bon, que dire ce cet épisode ?

Déjà, qu'étant donné le suspect recherché, on se doute, vu l'époque de publication, que certains termes et clichés vont heurtés nos petites mirettes.

En effet, ce texte, comme la plupart évoquant les africains, afro-américains ou les asiatiques, contient des termes qui sont, heureusement, dorénavant rayés de notre vocabulaire. Inutile, donc, de les citer, vous voyez de quoi je parle.

Mais, difficile d'en vouloir aux auteurs de l'époque, ces termes étant dans la bouche de tout le monde ou presque à l'époque et ne choquaient personne... si ce n'est peut-être les principaux intéressés.

Ensuite, on va pouvoir évoquer également le nœud de l'intrigue et si le résumé parle de " confins de l'horreur ", ce n'est pas sans raison.

Bien évidemment, je ne vous dévoilerai pas ce dont il s'agit, mais sachez que le sujet est glauque à souhait.

Pour le reste, on retrouve donc Chester Buxton et son équipe dans un épisode tout aussi plaisant que les précédents que j'ai lus (excepté le 2) et d'un taille équivalente (12 000 mots).

L'intérêt principal des quelques épisodes lus réside dans le fait que l'ambiance et le sujet change d'épisode en épisode.

En effet, après les montagnes désertiques et un sujet très " science-fiction ", la classique ville et le désabusement des riches, la campagne et le trafic, la petite ville et la folie, voilà que la série s'attaque au monde interlope, à Harlem et à un sujet à faire frémir.

Cependant, tout en changeant de lieux et d'ambiances, le style, lui, demeure le même et la narration à la première personne (Chester Buxton raconte ses aventures) nous immerge plaisamment dans le récit.

On retrouve donc un plaisir de lecture similaire, pour peu que l'on prenne ces récits fasciculaires pour ce qu'ils sont, des petits textes écrits et publiés rapidement et dont le seul but est d'occuper pendant un peu plus d'une heure les lecteurs avides d'aventures.

Et, en cela, la série remplie son office, car, excepté la lecture du 2e épisode qui m'avait laissé dubitatif, les autres opus m'ont surpris et de façon agréable.

Au final, un épisode dans la veine des précédents, mais qui se concentre sur une intrigue glauque à souhait.

 

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