Le Club des Cadavres
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Parfois, une série littéraire peut avoir un épisode qui contraste avec les autres, que ce soit le premier qui donne une fausse impression de ce que sera la suite, ou bien un autre, plus tard, qui permet à l'auteur de rectifier le tir...
Bref, tout cela pour dire qu'il est bon, de temps en temps, de ne pas rester sur une première impression après lecture d'un seul épisode de série.
C'est en tout cas ce que me démontre la lecture du jour.
En effet, la série fasciculaire « Captain Chester Buxton » parue en 1945, aux Éditions et Revues Françaises, compte 23 épisodes tous plus difficiles à trouver les uns que les autres.
N'étant parvenu à réunir l'intégralité de la série, je me contentais, il y a un an et demi, de lire le numéro 2, « Le Monstre des Black Moutains », celui-ci étant le premier opus de la série en ma possession.
Je découvrais alors un récit très court (8 500 mots), à l'intrigue désuète, à la narration à la première personne, qui m'offrit un plaisir de lecture très moyen.
Aujourd'hui, n'étant toujours pas parvenu à trouver les épisodes me manquant, je décidais donc de lire l'épisode numéro 8 : « Le Club des Cadavres ».
Ma première surprise fut de constater que cet épisode s'étendait sur presque 12500 mots (oui, je numérise les fascicules pour les lire, et puis ainsi compter les mots).
Aurais-je alors une autre agréable surprise à la lecture ?
C'est ce que nous allons voir.
Le Club des Cadavres :
À Los Angeles, le monde du spectacle est en émoi : Daniel Parsons, magnat de la presse et époux de la célèbre star Merle Parsons, a disparu sans laisser de trace. Face à l'impuissance de la police locale, la vedette se tourne vers le F.B.I. et son « special squad » dirigé par le Captain Buxton.
Un maigre indice — un simple morceau de carton portant le mot « CLUB » — entraîne les enquêteurs dans les recoins les plus sombres de la Californie. Leur piste les mène jusqu'à une mystérieuse villa près de Griffith Park, demeure de l'énigmatique Satanas et siège d'une organisation occulte aux rituels terrifiants : le Club des Cadavres.
Entre disparitions inexpliquées et sociétés secrètes macabres, Buxton et ses hommes s'engagent dans une course contre la montre où chaque seconde pourrait être la dernière.
Un magnat de la presse disparaît. Devant l'incapacité de la police officielle à le retrouver, son épouse, une star de cinéma, fait appel au Captain Chester Buxton et son " Special Squad ". L'un des agents ayant découvert un bout de carton avec le mot ' CLUB " inscrit dessus, toute l'équipe se met à fouiller les Clubs de la ville et de la région jusqu'à ce que l'un d'eux apprenne l'existence d'un bien mystérieux Club qui se réunit dans la villa d'un étrange personnage nommé SATANAS.
Quand le " Special Squad " s'apprête à pénétrer furtivement les lieux, les agents sont loin de s'imaginer ce qui va les attendre à l'intérieur de ces murs...
Effectivement, après la surprise d'une taille plus propice à un récit agréable et fouillé (un peu), la seconde surprise, tout aussi bonne, se trouve dans le style, d'abord, le récit ensuite.
Certes, la narration est toujours au présent. C'est toujours le Chester Buxton qui conte son aventure. Là, rien n'a changé.
Cette narration apporte un peu de rythme, mais c'était déjà le cas dans ma première lecture.
Non, ici, tout de suite, on constate que le style a changé, du moins l'intrigue se révèle plus policière, plus urbaine et moins ancrée sur des idées très gravées dans son époque : ici, une disparition, une recherche... en ville.
Du coup, le récit devient bien plus intéressant d'autant que le mystère est présent durant une partie de l'histoire. Un club étrange, des membres étranges, des comportements étranges.
Bien sûr, on est loin d'un grand thriller, mais le principe, au départ, n'a pas été sans me rappeler celui du roman " Aime le Maudit " de Pierre Siniac.
Bref, un récit plus long, une intrigue moins datée, une narration à la première personne... l'ensemble donne une lecture plus agréable que celle du précédent épisode lu.
Est-ce ce 8e épisode qui fait exception ? ou bien le deuxième ? Je le saurai à la lecture de l'épisode 10 (car je n'ai pas le 9 en ma possession).
On notera juste que la ponctuation d'origine était très anarchique.
Au final, une bonne surprise que cet épisode qui se démarque, en bien, du précédent épisode de la série que j'avais lu.
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