Le Loi du milieu
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Raymond Gauthier est un pseudonyme qu'il me fallait absolument aborder un jour ou l'autre.
En effet, étant fan de littérature populaire fasciculaire policière, j'ai, comme tout amateur d'un genre en particulier, mes artistes préférés. Parmi eux, l'énigmatique J.-A. Flanigham, un pseudonyme apparu en 1945, disparu en 1959, auquel on doit principalement les excellentes séries autour du personnage de journaliste anglais Bill Disley... la très bonne série autour de l'agence Garnier et la bonne série autour de Dick et Betty Reutel, un couple d'aventuriers.
Dire que j'apprécie la plume de Flanigham est un euphémisme. En effet, j'ai lu des dizaines de titres de l'auteur (plus d'une cinquantaine) et je n'en ai détesté aucun. Mieux, j'ai adoré la plupart, que les titres fassent partie des séries susnommées ou des titres indépendants.
J'aime les personnages de Flanigham, les intrigues de Flanigham, la plume de Flanigham et je loue sa maîtrise de l'art de l'incise qui lui permet avec économie de mots d'étoffer ses personnages et les ambiances.
Bref.
Aussi, comme la BNF avance que J.-A. Flanigham est un pseudonyme commun qu'un certain Raymond Gauthier aurait utilisé, je me devais de tester la plume de ce dernier.
J'ai mis du temps, mais voilà chose faite avec " La Loi du milieu ", un titre sorti en 1957 dans la collection " Noire et Rose " des éditions Lutèce.
Alors, en effet, les deux pseudonymes (Gauthier et Flanigham) se côtoient dans cette collection et d'autres, mais le ou les mêmes auteurs se cachent-ils derrière les deux signatures ?
La Loi du milieu :
Quand Jojo, dit « Macadam », un dur du milieu parisien, se fait épingler par la Sûreté après une bagarre sanglante, la belle Marylou se retrouve seule et sans ressources sur le pavé.
Sa rencontre fortuite dans une brasserie avec le docteur Thévenot, un riche veuf de province en quête de plaisirs nouveaux, semble être une planche de salut inespérée. Quittant les trottoirs de la rue Saint-Denis pour le luxe d'une villa cossue à Montilly, Marylou pense avoir enfin trouvé la sécurité.
Mais l'ombre du passé n'est jamais loin.
Marylou est belle, et fait le trottoir pour Jojo. Mais quand ce dernier se retrouve en taule suite à une bagarre, elle se demande ce qu'elle va faire. Le destin lui répond rapidement en la faisant croiser le docteur Thévenot un docteur veuf à la recherche d'un peu de compagnie. Après une nuit concluante, le docteur propose à Marylou d'emménager chez lui. Très vite les deux personnes y trouvent leur compte et quand le docteur l'institue comme sa légataire universelle, Marylou pense son avenir assuré... mais le destin est farceur et aime l'humour noir.
Bon, autant le dire tout de suite : si je n'ai jamais été déçu par un de ses récits.
Mais là... j'ai immédiatement trouvé le style plat, les personnages clichés et inintéressants, l'intrigue peu intéressante et longue à démarrer et si ce n'était dans un esprit de comparaison entre la plume de Gauthier et celle de Flanigham, je n’aurais probablement pas été au bout du récit.
Bon, j'ai été aidé par le fait que le fascicule ne fait que 96 pages (même si c'est déjà beaucoup pour un fascicule), mais quand même, il m'a fallu m'accrocher et persévérer.
Franchement, à la lecture de " La Loi du milieu ", difficile de croire à l'hypothèse que Raymond Gauthier puisse avoir quoi que ce soit en commun avec J.-A. Flanigham.
Tant mieux, car j'aime à croire que Flanigham n'est pas un pseudonyme commun, mais qu'il ne cache qu'un seul auteur... et quel auteur !
Au final, un récit fade, avec des personnages fades, une intrigue fade, un style fade.
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