L'alibi de Bulldog Carney
/image%2F1116647%2F20260415%2Fob_c170e8_couvbc02.jpg)
Pour résumer brièvement ma carrière de lecteur, je suis un inconditionnel du genre policier sous toutes ses formes.
Depuis que j'ai découvert, tout jeune, Sherlock Holmes, je n'ai eu de cesse de lire du polar, encore du polar, rien que du polar.
Des polars anciens, des polars contemporains, des polars français, des polars américains, des polars du Grand Nord, des polars de là-bas et d'ailleurs.
Mais depuis plus de 15 ans, ma préférence va aux récits policiers du début du siècle dernier voire de la fin du précédent.
J'ai découvert nombre de personnages, d'auteurs, tant via des romans, des romans-feuilletons dans les journaux, des nouvelles dans les magazines ou à travers les fascicules (mon péché mignon).
Si toutes ces années, je me suis concentré sur les textes écrits en langue française, plus récemment, je me suis intéressé à ceux provenant de la littérature anglaise ou américaine, des récits bien souvent demeurés inaccessibles aux lecteurs ne parlant pas l'anglais par faute de traductions.
Comme depuis quelques mois, OXYMORON Éditions s'est lancé dans la traduction de certaines séries anglaises ou américaines de la fin 1800, début 1900, cela me permet de rattraper mon retard et de découvrir de nouveaux (anciens) auteurs et de nouveaux personnages récurrents.
Bon, je ne vais pas faire une liste de tous ces personnages et ces auteurs, j'en ai déjà parlé dans mes précédentes chroniques, mais le tout dernier en date est le fameux Bulldog Carney né de la plume de William Alexander Fraser.
W.A. Fraser (1859-1933) a créé Bulldog Carney en 1898 pour le " Canadian Magazine " pour une nouvelle intitulée « Bulldog Carney » et ayant pour sous-titre " A Story of Western Canada ".
Curieusement, Bulldog Carney semble ne réapparaître qu'à l'occasion d'un recueil de 6 nouvelles en 1918.
Chaque nouvelle fait entre 12 et 17300 mots, sauf la seconde du recueil « L'alibi de Bulldog Carney », qui n'en fait que 7500 et la nouvelle liminaire qui en fait 5000.
D'où la bonne idée d'OXYMORON Éditions de regrouper ces deux récits pour les proposer comme deuxième tome de leur réédition de la série « Bulldog Carney ».
Ainsi, après lecture des deux premières nouvelles du recueil initial, et après donc avec fait connaissance du " véritable " Bulldog Carney, le lecteur moderne peut se faire une idée de l'ébauche du personnage et de la vision de l'auteur de celui-ci 20 ans avant qu'il n'éclose totalement.
Car, si les différences entre le prototype et le " produit " final sont notables, les bases sont déjà présentes dès 1898.
Bref, on retrouve alors avec plaisir Bulldog Carney, que ce soit " l'ancien " ou le " nouveau " et on suit avec tout autant de délectation ces aventures du Nord Canadien du début du XXe siècle.
Au final, un Bulldog Carney dans la lignée de celui du précédent épisode puis un autre un peu moins abouti, mais plaisant et prometteur.
/image%2F1116647%2F20251206%2Fob_f06673_soutien-kofi.png)