L'homme du « New-Californian »
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Je poursuis ma plongée dans la littérature populaire fasciculaire policière avec le titre du jour, « L'homme du New-Californian » de Paul Dargens.
Paul Dargens, de son vrai nom Paul Salmon (1884-1965), je l'ai déjà évoqué dans mes nombreuses chroniques sur les épisodes de ses séries « Luc Hardy, détective millionnaire » et « Jacques de Villefort - détective ».
Je ne reviendrais pas sur le sujet, d'autant qu'à part ses pseudonymes et le fait qu'il ait écrit beaucoup de fascicules pour les collections des éditions Ferenczi, il n'y a pas grand-chose à dire.
Le titre du jour, « L'homme du New-Californian » est paru à l'origine sous la forme d'un fascicule de 32 pages en 1926 dans la deuxième série de la mythique collection « Le Roman Policier » illustré par le génial Gil Baer.
L'homme du New-Californian :
San Francisco est en proie à la terreur. Une mystérieuse bande, surnommée les « Pilleurs de Banques », multiplie les attentats sanglants contre les encaisseurs de la ville.
Dépassées, les autorités font appel au célèbre détective James Kennedy.
L'enquête prend un tournant inattendu lorsque Kennedy reçoit une proposition de trahison signée des initiales H. W. B.
Le rendez-vous est fixé à minuit dans le village isolé de Barneton.
Mais sur place, rien ne se passe comme prévu : le détective et la police découvrent un homme pendu à une branche, sauvé de justesse de la mort.
Des pilleurs de banque assassinent des encaisseurs pour les dévaliser. Devant l'impuissance de la police, les directeurs de banque de la ville font appel au détective James Kennedy.
Celui-ci, d'ailleurs, ne tarde pas à recevoir des messages anonymes d'une personne qui dit détenir des informations sur le sujet.
Se rendant à au rendez-vous fixé par celui-ci, Kennedy tombe, dans la rase campagne, sur des douaniers en train de dépendre un individu qui, heureusement, n'est pas mort...
Bon, autant le dire, quand on est un peu habitué à la plume de Paul Dargens, on n'est pas très surpris tant ce récit est dans le style des autres textes policiers de l'auteur.
En effet, tant dans la forme que dans le fond, Paul Dargens demeure constant.
Pour les personnages, ils sont forcément très peu dépeints (en même temps, c'est aussi et surtout dû à la concision des fascicules de 32 pages) et assez manichéens (là encore, c'est le lot d'une bonne partie de la littérature fasciculaire, pas le temps d'installer des nuances).
Question plume, là aussi, rien de surprenant. La plume de Paul Dargens est ici comme à son habitude, relativement plate, du moins sans subtilité, sans nuances.
Certes, là encore on pourrait mettre ce constat sur le dos de la littérature fasciculaire, mais certains auteurs nous ont démontré qu'il était possible, malgré la concision inhérente au format, de proposer un style littéraire un peu plus agréable, un peu plus travaillé.
Bref, on ne lit pas un récit de Paul Dargens pour découvrir des personnages originaux et complexes ni pour sa qualité de plume.
Alors, pourquoi lire du Paul Dargens ? Tout simplement parce que même s'il se contente du minimum syndical, il assure, justement, ce " minimum " et permet malgré tout, d'offrir un petit moment de lecture sympathique à défaut de génial.
Au final, un récit policier dans la veine des courts récits policiers de l'auteur, c'est-à-dire pas déplaisant à lire, mais qui ne marquera pas les esprits.
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