Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Loto Édition
Publicité
28 juin 2026

Les 7 pilules blanches

Léo Frachet est un auteur de la littérature fasciculaire que j'ai principalement évoqué pour sa courte série autour du Père Leboeuf, un policier retraité qui semble se soucier plus des roses de son jardin que des enquêtes qu'il mène.

Je ne vous en dirais pas plus sur l'auteur, car, de lui, je ne sais rien.

Bref, « Les 7 pilules blanches » est à l'origine un fascicule de 64 pages publié dans la collection « Police et Mystère » des éditions Ferenczi en 1937.

Les 7 pilules blanches :

« Demain, à minuit, vous mourrez. »

Lorsque le puissant banquier Claude Belmont reçoit ce message anonyme, il n'y voit qu'une plaisanterie de mauvais goût.

Pourtant, à la seconde près, et sous les yeux impuissants de ses invités et de la police, il s'écroule, foudroyé.

L’histoire se répète bientôt de façon implacable : un savant de renom, puis le ministre de l’Intérieur lui-même, reçoivent le même avertissement dactylographié avant de s’éteindre avec une ponctualité diabolique.

Paris tremble face à celui que l'on surnomme désormais « le Monstre », un assassin invisible qui frappe sans arme apparente, sans effraction et sans laisser la moindre trace.

Alors que la capitale sombre dans la psychose, le jeune inspecteur André Rigaud s'obstine à suivre une piste ténue envers et contre tous...

Un banquier très en vue reçoit un message anonyme l'avertissant qu'il mourra le lendemain à minuit. Bien qu'il prétende prendre cela à la légère, il fait tout de même appel à la police. Un inspecteur assistera donc à la soirée que donne le banquier.

Mais, à minuit pile, le banquier meurt sous les yeux de ses invités et du policier sans qu'il soit possible de déterminer la raison de sa mort.

Bientôt, d'autres personnes vont recevoir le même message.

Léo Frachet nous propose là un récit policier dans la veine de ce qu'il se faisait à l'époque dans les collections policières fasciculaires.

Un meurtre mystérieux.

Un meurtre en chambre close.

Un meurtre en public.

Voilà de quoi poser les bases d'un récit intrigant.

Malheureusement, on s'en doute, le format fasciculaire ne lui permet pas de développer trop son intrigue et ses personnages et les quelques facilités dont il use mettent trop rapidement le lecteur sur la piste du coupable.

À vrai dire, on se doute rapidement du nom du coupable et l'on s'attachera alors à comprendre les motivations de celui-ci.

Et c'est un peu dommage, car, avec plus de place, en développant un peu plus le personnage du coupable, son histoire, ses motivations... en mettant en place une véritable relation entre le policier et ce coupable... le récit aurait pu prendre une autre dimension et se poser comme une réflexion sur la vengeance, la justice et la culpabilité.

Ce ne sera pas le cas et, du coup, on se focaliser peut-être un peu plus sur les " facilités " du récit, notamment celle d'une arme bien pratique ou d'autres.

Malgré tout, il faut bien reconnaître que « Les 7 pilules blanches » est un récit plutôt agréable à lire même s'il ne révolutionne ni le genre ni le format, ce qui était à la portée de très très rares auteurs de la littérature fasciculaire.

Au final, un récit qui offre au lecteur deux petites heures de lecture agréable, ce qui est déjà bien.

Publicité
Commentaires
Loto Édition
Publicité
Loto Édition
  • Parce que l'édition est une véritable loterie dans laquelle il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus, il est grand temps que quelqu'un mette sa plume dans la fourmilière afin de faire connaître aux lecteurs la cruauté du milieu du livre !
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Pages
Publicité
Publicité