La maison de l'effroi
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Thérèse Arnaud est un personnage né de la plume de l'énigmatique auteur Pierre Yrondy.
Je dis " énigmatique ", car, si Wikipédia assure qu'il s'agit du fils du peintre Pierre-Édouard Yrondy, je serais moins catégorique, car j'estime que les dates d'activités ne correspondent pas.
Pour en revenir à Thérèse Arnaud, le personnage est inspiré de la véritable espionne Marthe Keller. Celle-ci œuvre pour le compte du Deuxième Bureau, sous les ordres du capitaine Ladoux, durant la Première Guerre mondiale.
Elle est entourée par de fidèles lieutenants tels le colosse Malabar, l'homme des coups durs et le chauffeur de l'équipe ; Languille, l'acrobate capable de se faufiler partout ; Marcel, le chimiste et Friquet, le titi parisien, taquin et gouailleur.
Dans cet épisode (et sûrement les suivants), Loulou, le " héros de quinze ans " du précédent épisode, intègre l'équipe.
Thérèse Arnaud apparaît en 1934 et vivra 65 missions sous la forme de fascicules de 32 pages, double-colonne, contenant des récits indépendants d'environ 12 000 mots.
« La maison de l'effroi » est le 37e épisode de la série :
La maison de l'effroi :
Première Guerre mondiale !
Un colis macabre déposé sur le bureau du capitaine Ladoux marque le début d'une confrontation sans merci.
À l'intérieur, vingt ongles humains arrachés à la pince : la Tiergarten, l'implacable service d'espionnage allemand, vient de lancer un défi sanglant au Deuxième Bureau en torturant deux de ses membres.
Pour venger ses agents et anéantir ce réseau qui opère secrètement depuis les environs de Compiègne, Ladoux dépêche sa meilleure collaboratrice, l’intrépide Thérèse Arnaud, alias C. 25.
L'intrépide espionne s'élance dans une traque acharnée à travers les forêts de l'Oise, prête à tout pour venger ses camarades et démanteler ce réseau implacable.
Entre filatures nocturnes et jeux de masques, elle s'approche d'une bâtisse isolée dont le calme n'est qu'une façade trompeuse
Dans cette lutte de l'ombre où la pitié n'existe pas, Thérèse Arnaud joue sa partie la plus périlleuse contre un ennemi qui l'attend de pied ferme...
Le capitaine Ladoux reçoit un macabre colis : 20 ongles arrachés aux hommes qu'il avait envoyés enquêter sur les agissements d'une cellule allemande dans les environs de Compiègne...
Pour venger ses hommes, le capitaine Ladoux décide d'envoyer dans la gueule du loup Thérèse Arnaud et son équipe...
Pierre Yrondy convie ses personnages à participer à une aventure dans un genre qu'il apprécie et qu'il a déjà utilisé, par exemple, dans l'épisode 4 : « Le secret de la villa », dans lequel Thérèse Arnaud et son équipe avaient eu affaire à une maison piégée.
C'est une nouvelle fois le cas ici puisque la " maison de l'effroi " est surtout la maison des pièges.
Passages secrets, pièges mortels, surprises, panneaux dévoilant des passages... sont des caractéristiques que les auteurs de l'époque utilisent régulièrement pour tenir leurs lecteurs en haleine.
Que ce soit Maurice Leblanc et son Arsène Lupin, Henry Musnik dans, par exemple, « L'homme traqué », une aventure de Jack Desly...
D'ailleurs, ce sont des éléments déjà présents régulièrement dans les aventures de Nick Carter et peut-être (sûrement) même avant.
On se retrouve donc dans un épisode qui s'inscrit parfaitement dans la série et qui fait référence à d'autres épisodes, notamment le 4.
Quant à la plume de l'auteur, on y retrouve là également les caractéristiques usuelles de celle-ci. De nombreuses phrases courtes, parfois sans verbes, des métaphores, du rythme, du rythme...
Alors, oui, Pierre Yrondy ne nous propose pas de la grande littérature et le fait qu'il écrive énormément donc, sûrement, très vite, fait que l'on retrouve de temps en temps des répétitions facilement évitables.
Mais bon, ce sont-là des défauts inhérents à ce genre de littérature.
Au final, un épisode basé sur le principe de la maison piégée dans lequel on retrouve le jeune Loulou, le héros de quinze ans de l'épisode précédent.
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