meurtres-memoire« Meurtres pour mémoire » est le second roman de Didier Daeninckx et le second roman mettant en scène son personnage fétiche, l'inspecteur Cadin.

Didier Daeninckx, je l'ai découvert à travers la saga « Le Poulpe » et l'opus qu'il a écrit, « Nazis dans le métro ».

J'ai donc eu envie de renouer avec sa plume à travers son personnage de Cadin.

J'ai choisi pour cela « Meurtres pour mémoire », un roman pébliscité par presque tout le monde.

« Meurtres pour mémoire » est un roman à charge, à charge contre la police, les CRS, le racisme ordinaire, le racisme profond et surtout Maurice Papon.

Meurtres pour mémoire : Lorsque l’étudiant Bernard Thiraud est abattu à Toulouse, sa mort brutale fait ressurgir celle de son père, décédé d’une balle dans la tête lors de la manifestation algérienne du 17 octobre 1961. La mort du professeur d’histoire, qui était à l’époque totalement passée inaperçue, pose vingt ans plus tard un certain nombre de questions. Sa liquidation avait-elle été l’œuvre de barbouzes chargées de nettoyer le paysage politique ? Était-ce une affaire de « porteur de valise » ? Une simple bavure ? Quel lien établir avec l’assassinat du fils ? Ce dernier aurait-il fourré le nez dans les affaires de son père et découvert une partie du trésor de guerre du F.L.N. ? L’inspecteur Cadin se heurte à la difficulté de remuer un dossier « classé sans suite ».

Didier Daeninckx revient sur les évènements tragiques du 17 octobre 1961 et en profite pour nous livrer des informations au travers de son roman. Malheureusement, ne connaissant que très sommairement l'affaire, il m'a été difficile de savoir quels éléments étaient historiques, et lesquels étaient à mettre sur le compte de la fiction.

AVT_Didier-Daeninckx_196Ceci mis à part, j'ai été un peu déçu par ce roman, probablement la faute aux critiques dithyrambiques que j'avais lues à son sujet.

Si le roman n'est pas déplaisant, je suis resté un peu sur ma faim à cause d'une conclusion un peu rapide et d'un traitement qui, au fond, était léger à propos d'un sujet bien sombre.

Enfin, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher au personnage de Cadin malgré son côté atypique voulu par son auteur. Car si, effectivement, Cadin a des facettes originales, il a, malheureusement, aussi des aspects un peu clichés du flic de romans policiers.

Au final, sans être déplaisant à lire, « Meurtres pour mémoire » a le tort de ne pas être à la hauteur du sujet autour duquel l'histoire gravite, un sujet qui n'est d'ailleurs qu'effleuré, malgré la pluie d'informations que Daeninckx déverse parfois dans son ouvrage.