Loto Édition

13 juillet 2016

Mémoires et Aventures de Jack Holmès - N° 1 - Une Mystérieuse affaire de André BERGER

jack_1Rahhh ! Maximilien Heller en aura fait des émules, même si personne ne se souvient de lui et que ses émules sont, en fait, les émules de son clone anglais. En clair, pour résumer, Maximilien Heller est un personnage inventé par Henry Cauvain, ayant toutes les caractéristiques, avant l'heure, du Sherlock Holmes de Conan Doyle.

Rahhh ! Sherlock Holmes en aura fait des émules...

Nick Carter, Herlock Sholmes, Nat Pinkerton, Harry Dickson, Allan Dickson... et Jack Holmès.

Car, si vous l'ignoriez, Jack Holmès fut un chef de la police secrète américaine (du moins c'est ce que prétend le sous-titre de la série) avant de devenir détective. Il est accompagné de « Old Nick », l'équivalent du docteur Watson de son homologue anglais.

Publié, probablement, vers les années 1930, par les Éditions Jack HOLMES, la série comporte uniquement 11 titres de 16 pages au format 16.5 x 20 cm :

1. Mystérieuse affaire (Une)
2. Mountain Castle, château maudit
3. Drame à bord du « Sphinx » (Un)
4. Chute sanglante (La)
5. Holmes cryptographe
6. Rapt criminel
7. Crime et châtiment
8. Jim l’insaisissable

9. Le mystère de Mansfield
10. La proie de Lao-Tsé
11. Les bandits de Détroit.

Ce premier titre, « Une mystérieuse affaire » se concentre sur l'assassinat d'un bijoutier dans le rapide de Marseille qui se rend à Paris.

Présent dans la capitale, le fameux détective décide de s'intéresser à l'affaire.

Un assassinat sans trace, un témoin enfermé dans les toilettes ayant vu deux hommes s'enfuir... des questions, pas de réponse.

En 16 pages, il est évident que l'intrigue va tourner court. Après quelques constatations, des filatures, des déguisements et quelques conclusions, le grand, le célébrissime Jack Holmès, va résoudre l'affaire sur laquelle piétine la police et confondre le suspect tout en retrouvant les bijoux volés.

Pas grand-chose à dire de plus sur le sujet, le style et l'histoire n'offrent pas un immense intérêt, pas plus que l'illustration de la couverture signée « J. Saunier ».

Au final, si l'épisode se lit très vite (le contraire serait un comble), il ne laisse aucun souvenir persistant (si ce n'est la faute dans le texte de la couverture) tant l'ensemble ne forme qu'une petite bluette sans réel suspens ni réelle enquête.


10 juillet 2016

Les ignobles du bordelais

les-ignobles-du-bordelaisFrançois Darnaudet est un cas particulier dans la liste des auteurs que j'ai lus puisqu'il s'agit du seul auteur que j'ai rencontré avant de lire un de ses ouvrages. 

À la suite d'une longue conversation avec l'écrivain au sujet d'un de ses amis auteur qui est également l'un de mes Maîtres en écriture (Jean-Bernard Pouy) et sachant qu'il avait œuvré dans une de mes séries policières préférées (Le Poulpe), il était alors logique que je me plonge dans l'un des deux titres de la collection contant les aventures de Gabriel Lecouvreur issues de l'imagination de François Darnaudet.

« Les ignobles du bordelais » est donc l'un de ces deux titres (avec « Boris au pays vermeil »).

Les ignobles du bordelais : Dans le Bordelais, le meurtre d'un jeune journaliste, pigiste pour une revue royaliste, réveille de nauséeux relents d'antisémitisme au sujet des Malvy, une influente famille d'hommes politiques, dont l'un des célèbres ancêtres, ministre de l’Intérieur pendant la Première Guerre mondiale, fut victime en 1917, d’une affaire surnommée par les historiens « l'affaire du Dreyfus de la Première Guerre mondiale ». Malvy avait été accusé par Léon Daudet d'être issu d'une famille juive qui se dissimulait (Malca Lévy agglutiné en Malvy), et d’avoir notamment ourdi un complot juif contre la France. Pure diffamation que les antisémites continuent à propager sur Internet. Appelé à la rescousse par Gaston Galois, un vieux pote croisé dans une précédente aventure, Gabriel Lecouvreur va devoir se démener pour mettre le grappin sur le véritable meurtrier. Car Gaston, descendant d’une branche cousine de la famille Malvy et qui a été en contact avec le journaliste assassiné, fait un coupable idéal. Une nouvelle aventure, dans la plus pure tradition pouyesque, et qui ravira notamment les fidèles du personnage, mais aussi les lecteurs plus récents, amateurs d’intrigues plus classiques.

Toute aventure de Gabriel Lecouvreur est forcément balisée par des éléments récurrents « imposés » par son auteur liminaire (le fameux Jean-Bernard Pouy). Ceux-ci concernent tant la narration que des passages obligés.

Ainsi, chaque livre se doit de débuter par la mise en place de l'affaire dans le premier chapitre alors que le second est consacré à la découverte de l'existence de celle-ci par Le Poulpe, généralement via un article de journal lu dans son restaurant préféré (Le pied de porc à la Sainte-Scolasse). La suite est livrée à l'imagination de chaque auteur, mais doit, normalement, faire référence à l'esprit anarchiste de Gabriel, son amour des femmes et de sa coiffeuse de Cheryl, la passion du Poulpe pour les bières de tous pays, sa propension à se faire latter la gueule...

Photo_35503François Darnaudet connaît bien la « Bible » mise en place par JB Pouy et ses deux amis, auteurs également dans la série, Serge Quadruppani et Patrick Raynal et la respecte à la lettre.

Pourtant, malgré l'humour omniprésent, l'esprit anarchiste, les bières, les femmes, les bagarres, on ne peut s'empêcher de penser, à la lecture, que l'histoire, à la base, n'était pas prévue pour Gabriel Lecouvreur.

Effectivement, le sujet et le traitement général laissent à penser que le texte a été remanié, après écriture, pour entrer dans les balises d'un épisode du Poulpe.

Cette sensation vient probablement du sujet, politique, historique et issu de faits réels. Car l'affaire Malvy a réellement existé et Léon Daudet Royaliste dirigeant le journal « L'action française » a, après la Première Guerre mondiale, bien accusé le socialiste Louis Malvy, de trahison et d'avoir fourni des renseignements à l'Allemagne.

Enfin, le fait que l'auteur signe « Darnaudet-Malvy » laisse à penser qu'il est directement concerné par l'histoire et que celle-ci soit en partie autobiographique (du moins la quête autour de la judaïté des Malvy).

J'ai toujours du mal avec les « histoires inspirées de faits réels » durant lesquelles je ne peux m'empêcher, sans cesse, de tenter de découvrir quelle est la part de « Réalité » et celle de « Fiction ». Me concentrant sur ce rapport Fiction/Réalité, je décroche bien souvent de l'histoire, trop concentré que je suis sur l'Histoire, que ce soit dans ma lecture d'un livre ou le visionnage d'un film.

Du coup, poussé par l'impression précitée, par la signature de l'auteur et le sentiment que l'on me présente un pan d'Histoire que je ne connais pas et dont je ne puis séparer les faits réels de ceux fictionnels, bien que l'ensemble soit bien écrit, que l'auteur insère les ingrédients inhérents à tout « Le Poulpe » qui se respecte, je n'ai vraiment jamais pu profiter pleinement ni du côté Poulpesque du roman ni du côté historique.

Au final, même si je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture, pour les raisons que j'ai évoquées, l'écriture et le style m'ont suffisamment convaincu pour que je me laisse tenter à nouveau par un texte de l'auteur, principalement l'un de ceux se déroulant dans ma région.

06 juillet 2016

Le Chinois fantôme de Yves Le Gall

vidocq10 (1)Retour sur la collection « Vidocq » aux éditions « L'Étrave » avec le troisième titre : « Le Chinois fantôme » de Yves Le Gall.

Le Chinois fantôme : Le commissaire de marine Kerdren se souvient de l'époque où il dut accoster un bateau abandonné en pleine mer dans lequel il ne trouva qu'un perroquet. L'équipage en avait mystérieusement disparu. À se souvenir se superpose la conversation avec le capitaine du port qui l'informe qu'un navire retrouvé abandonné en pleine mer vient d'être rapatrié au port par Duroc, un de ses vieux amis. La stupeur le frappe en entendant le nom de l'embarcation, le « Freia », le même nom que le bâtiment de jadis. Kerdren décide alors de se rendre sur le navire...

Pas vraiment inscrite dans le genre « Policier » cette histoire surfe sur le thème du « bateau fantôme » avec ce trois-mâts qui est retrouvé par deux fois sans équipage en pleine mer sans en connaître jamais la raison.

Bien évidemment, l'auteur joue avec tous les codes du genre, tentant de laisser le lecteur dans l'expectative jusque bout avant de révéler si la solution de l'énigme est rationnelle ou non.

Rien de transcendant, ni dans l'histoire ni dans le style même si l'ensemble se lit sans désagrément aidé en cela par la concision de l'œuvre.

Au final, un titre dont le principal atout est sa très belle illustration de couverture, car, pour le texte, rien de transcendant.

03 juillet 2016

Le Valet de pique

valetComme vous le savez déjà si vous lisez régulièrement les articles de ce blogue, en tant que lecteur, auteur et éditeur, je ne navigue que dans les eaux sombres du polar. Pour autant, je suis très éclectique dans mes lectures, du moment que le polar est là, tout me va... ou presque.

Si, en plus de mes avis de lectures, vous avez lu mes articles sur l'édition sous toutes ses formes, vous savez déjà que je n'ai rien contre l'auto-édition, le nom de mon blogue parodiant d'ailleurs cette forme d'édition.

L'auto-édition apporte sa pierre à l'édifice de la littérature actuelle (même si ce fût déjà le cas par le passé, les techniques d'impressions récentes favorisent l'essor de cette pratique, et le numérique également) tout comme toutes les autres formes d'édition.

Je n'ai donc aucun mal à me laisser tenter, parfois, par un roman n'étant pas passé par les mains d'un professionnel de l'édition, du moment que le sujet m'attire.

Le Valet de pique : Assassinats et enquêtes mystérieuses. Léo Warold vient de passer ses examens pour enfin devenir inspecteur à Chicago. On lui présente son nouvel équipier George Mills, un ancien du commissariat. Les deux hommes apprennent alors à se connaître sur une première scène de crime : la femme, Alice Troy, est assassinée dans sa baignoire. Son mari est interrogé, mais les deux inspecteurs de police ont du mal à trouver une véritable piste. Fight Club, Man on Fire, Forest Gump... Autant de films qui sont pour l’inspecteur Warold et son coéquipier une manière complice de s’amuser. Seulement lorsqu’un homme est retrouvé mort à Lane Beach Park avec un valet de pique dans la bouche, le jeu des cinéphiles prend une toute autre tournure. Qui se cache derrière donc derrière cette carte mystérieuse ? Un polar noir dans la grande tradition du genre.

Si ce très court roman de Florian Payraudeau avait de quoi m'intéresser avec les multiples références apparentes au cinéma que j'affectionne, le fait qu'un « amateur » se laisse aller, comme ses pairs, à naviguer en terre américaine, pour faire plus « genre », avait de quoi me laisser dubitatif. Seule une lecture pouvait me permettre de trancher... ou pas.

... Ou pas, car, même si je décidais d'entamer la lecture de ce court roman afin de me faire une idée, la lecture ne dura pas suffisamment pour me faire une réelle idée du traitement du sujet, de l'histoire, de son dénouement.

Avant tout, je tiens à préciser que, si j'écris beaucoup, je ne suis pas à l'abri des fautes d'orthographe, loin de là. Mes écrits sont ponctués de fautes, raison pour laquelle je passe par la meilleure des correctrices pour pouvoir offrir aux lecteurs un résultat dénué de toute agression à ma bonne langue française.

Certes, je suis, en parallèle, aussi éditeur et je ne peux m'empêcher, à toute lecture, même celle de loisir, d'avoir un œil critique. Pour autant, quand le texte est plaisant, mon esprit critique s'affaiblit et inversement.

Premier chapitre, premier léger choc. Un style un peu lourd, une volonté trop présente de faire « Polar américain » et trois répétitions en deux paragraphes (ne cherchez pas, je suis devenu un obsédé des répétitions, déformation professionnelle oblige).

Quelques paragraphes plus loin, les changements intempestifs de temps de conjugaison m'agressent les rétines. Présent, imparfait, passé simple, passé composé, tout y passe, sans que cela ne soit justifié ni par la narration ni par le style.

Pas le temps de terminer cette réflexion temporelle que je suis attaqué par une faute énormissime - « L’interdiction de fumé » - me frappe de plein front.

Même pas remis de l'assaut qu'un - « Tout de suite deux choses me choc » - se jette sur moi. Je me dis alors que l'auteur a délaissé un paragraphe pour une raison lambda et qu'il va tout de suite se reprendre, mais la phrase suivante va me contredire avec un double uppercut - « sa voix est roque comme un son de gravier » - qui, outre une métaphore de mauvaise facture, m'envoie une faute supplémentaire.

Comme les assauts se succèdent avec, toujours, plus de fougue, je survole, sans en prendre note, des tournures de phrases issues d'une langue parallèle telles - « l’homme qui me faisait dos » - et sur la ponctuation hésitante, voire, inexistante...

Grand bien me prit puisque la bataille ne faisait que commencer. L'agression de la langue continuait avec un - « Si son visage portait les stigmates d’une longue carrière bien remplis, sa carrure était à l’antipode de cela. » - mêlant faute d'orthographe et faute de style.

Trois lignes plus tard, je ne faisais même plus cas d'un - « repris Dito ».

Trop anesthésié par la douleur, l'ultime affront de ce premier chapitre - « Sans un mot Mills prit la pochette de documents que lui tendit Dito et se dirigea vers la sortie. J’emboîte le pas immédiatement. » - n'altéra point mon esprit même si l'on est en droit de se demander la raison de s'affranchir du passé simple pour plonger sur le présent ???

Comme je suis d'humeur magnanime et optimiste, je laisse sa chance au second chapitre, espérant qu'il relèvera le niveau - « Seulement dix minutes nous séparent du commissariat de la scène du crime, et pourtant le temps me paraît beaucoup plus long. Dans la voiture, le silence règne, pas un mot, seulement la radio de police qui l’interrompt de temps en temps de message presque indescriptible. » -

J'ai bien du mal à occulter le fait que dans le monde de l'auteur, une distance puisse se compter en minutes (ce serait plutôt le temps nécessaire à franchir cette distance en question), que voulez-vous, plus je suis déçu et plus je suis acerbe, mais j'ai bien du mal à croire que la radio de police diffuse, régulièrement, le même message indescriptible puisque le pluriel n'a, ici, pas cours.

Je chancelle, sens qu'une ultime goutte d'eau sera suffisante à faire déborder mon vase et, à défaut de goutte, c'est une averse qui m'agresse - « Nous sortons de la voiture et nous entrons dans le bâtiment. Une belle résidence de trois étages. Dans le hall de la résidence, moins luxueux que sa façade, quatre policiers en uniforme bloque le passage à une dizaine de personnes qui attendent sûrement pour rentrer chez eux après que les policiers sont recueillis leurs précieux témoignages. » -

Allez, je ne fais pas cas des répétitions (résidence) et passe directement à une question existentielle : luxueux ne s'accordant pas avec résidence, puisque de genre différent, l'adjectif ne peut s'accorder qu'avec le hall, du coup, « sa façade » se rapporte également au « hall » et, admettez avec moi, un hall qui possède une façade, voilà qui n'est pas courant. Les quatre policiers forment un bloc puisque le verbe est au singulier. En attendant, attendent des personnes ou bien est-ce la dizaine qui attend, toujours est-il que l'un comme l'autre étant féminin, aucun ne peut rentrer chez « eux ».

Enfin, coup de grâce, de grasse, devrais-je dire, devant la lourdeur du texte - « les policiers sont recueillis leurs précieux témoignages » - déjà que les flics étaient plusieurs tout en étant un, les voilà recueillis par on ne sait qui, mais sûrement pas par les témoignages.

J'étais groggy, K.O. debout, la maltraitance littéraire que je venais de subir avait eu raison de ma raison. J'étais un lecteur abattu dans tous les sens du terme.

Je ne vous surprendrais pas en vous disant que j'arrêtais là ma lecture et que jamais je ne connaîtrais la résolution de l'enquête, mais, comme je m'étais arrêté avant même la présentation du premier crime, la frustration n'avait guère de chance de me gagner.

Alors, bien sûr, je suis un peu sarcastique et d'aucuns diront que je suis même assez méchant envers cet auteur, que je ne cite qu'à regret, qui n'a rien demandé.

Justement, si ! L'auteur demande 2.99 euros pour son ouvrage et c'est là que le bât blesse. Si l'auteur s'était contenté de mettre en ligne son texte gratuitement, via Amazon, comme il l'a fait, ou par l'intermédiaire d'un blogue quelconque, jamais je ne me serais permis un tel traitement. Mais, à partir du moment ou l'auteur « amateur » réclame, pour un texte aussi court et, surtout, si peu travaillé, une somme égale ou supérieure à celle de nombreux romans ayant nécessité le travail et le savoir-faire de petits éditeurs (les gros éditeurs pratiquant des prix prohibitifs), le lecteur est en droit de s'attendre à un minimum de travail sur le texte qu'il vient d'acheter.

Alors, oui, comme je le disais, tout le monde ne maîtrise pas parfaitement l'orthographe, moi le premier (dites-vous que j'ai dû laisser passer de nombreuses fautes), un auteur peut, à moindres frais, limiter les erreurs avec le correcteur de son traitement de texte favori ou bien, moyennant quelques dizaines d'euros (qui seront récupérés grâce aux ventes du livre), en achetant un correcteur orthographique un peu plus évolué comme « Antidote » ou autre.

Certes, ces logiciels ne sont jamais une solution idéale et ils ne livreront que de bons résultats uniquement s'ils sont utilisés par des personnes maîtrisant déjà correctement l'orthographe et la grammaire, mais ils permettent, même dans les mains de néophytes, de limiter la casse et d'éviter la plupart des fautes grossières que j'ai prises en exemple.

Sinon, il reste toujours la possibilité de s'appuyer sur des bêta-lecteurs en proposant gratuitement son texte en échange d'un avis ou bien des forums d'écrivains amateurs sur lesquels s'entraident, se lisent, se corrigent, ce qui permet, même sans atteindre la perfection, d'améliorer à la fois son texte, mais aussi sa façon d'écrire.

Au final, un court roman, d'autant plus court que je n'ai pas dépassé le début du second chapitre à cause de fautes d'orthographe trop nombreuses, de lourdeurs de style et autres joyeusetés du même genre qui ont été rébarbatives.

 

P.S. : Après visionnage plus précis de la couverture du livre et la découverte d'un pseudo nom d'éditeur (Publishroom), je suis obligé, semblerait-il, d'adresser mes critiques, non pas à l'auteur, mais à Publishroom, si je tiens compte des trois offres de publication proposées par cette « maison d'auto-édition » (voilà un non-sens sur lequel je reviendrai), puisque chacune contient, en échange de plusieurs centaines d'euros, des services de « relecture, critique et conseils personnalisés sur les manuscrits » et une « correction orthographique, syntaxique et typographique ».

Si l'auteur est passé par un de ces services, alors, ce n'est pas que le lecteur qui s'est fait avoir, mais l'auteur lui-même, car il est évident que le travail n'a pas été fait.

Enfin, le terme de « maison d'auto-édition » tel que proposé par Publishroom, est une aberration. Maison et auto-édition s'opposent, auto-édition et payer des centaines d'euros pour être édité également. Au final, un sujet supplémentaire qu'il me faudra traiter dans une catégorie ad hoc de ce blogue.

P.S.2 : Il semblerait que le texte ait été corrigé depuis, éliminant une partie des fautes dont je parle plus haut (Cependant, « LE sucrière » demeure toujours dès le début de l'histoire).

29 juin 2016

Salon du Livre, du Tourisme et du Voyage 2016

Decaux-Salon-livre-2016-2L'année dernière, à la même date, je vous prévenais de la participation d'OXYMORON Éditions et de son équipe à un tout nouveau salon, le Salon du Livre, du Tourisme et du Voyage à Canet-en-Roussillon, sur l'Espace Méditerranée, qui avait lieu le samedi et le dimanche de 10 h du matin jusqu'à 18 h le premier week-end de juillet.

Quelques jours après, lors du bilan de la manifestation, je regrettais que ce salon, au vu de l'endroit où il se déroulait, ne soit pas prévu en nocturne, au moment où l'Espace Méditerranée et les rues adjacentes se remplissent de badauds profitant de la fraîcheur du soir pour sortir boire un coup, manger un peu et naviguer de stand de camelot en stand de camelot.

Cette année, le salon se déroulera toujours en pleine journée, mais s'étalera également en soirée, permettant de tester le lecteur nocturne (s'il y en a).

Effectivement, le week-end littéraire sera long à Canet-en-Roussillon cette année, puisqu'il débutera vendredi après-midi, se poursuivra jusqu'à 23 h pour reprendre le samedi matin à 10 h et perdurer également en nocturne et terminer, enfin, le lendemain depuis le matin, à 10 h pour finir à 18 h (pas de nocturne le dimanche, de toute façon, avec le match de foot de l'équipe de France face à l'Islande, il n'y aurait eu personne, pas même moi).

C'est dire si, pour sa seconde édition, ce Salon s'annonce comme le plus long du département et, espérons-le, le plus visité.

Ainsi, les lecteurs pourront venir à la plage, se rendre compte qu'ils n'ont pas pris un bon livre pour le dévorer allongé sur le sable, attendre la fraîcheur du soir pour quitter la plage, aller se rassasier chez eux, ou dans les restaurants alentour, puis venir rencontrer les auteurs afin de se choisir un bon roman pour la bronzette du lendemain.

CatalX20Donc, pour l'occasion, vous retrouverez de nombreux éditeurs et auteurs de la région dont OXYMORON Éditions et KAMASH, auteur des tordantes enquêtes de « Wan & Ted » ; des folles enquêtes de « Marc-Antoine Decome » ou de la fausse enquête de « P'tit Prolo »

Mais, sur le stand d'OXYMORON Éditions, vous aurez, en plus, l'occasion de redécouvrir le talent d'auteurs d'antan, des classiques du genre « Policier » comme Émile Gaboriau, Fortuné du Boisgobey, Henry Cauvain, mais aussi des auteurs renommés s'étant essayé au genre avec parcimonie, comme Jules Lermina, et l'excellence des aventures de son petit détective parisien, Toto Fouinard ; Maurice Boué et les drôles enquêtes de son détective Lautrec ; Jacques Bellême et les très courtes enquêtes de son Inpecteur Pinson ; Pierre Yrondy et les enquêtes ensoleillées de son détective Marius Pégomas.

Enfin, vous pourrez également redécouvrir, en plus d'un genre, un format qui fut une institution dans la première moitié du XXème siècle, le fascicule, avec deux titres : « Devant le coffre-fort » de Gustave Gailhard et « Le troisième trèfle » de Rodolphe Bringer.

Comme vous pouvez le constater, il y en aura pour tous les styles de lecteurs et pour toutes les bourses, alors, n'hésitez pas à venir l'Espace Méditerranée afin de vous rendre sur notre stand, et nous nous ferons un plaisir, ma Canelle et moi-même, de converser avec vous et de répondre à toutes vos questions.


26 juin 2016

Mémoires d'un cambrioleur retiré des affaires

$_35Inutile de présenter Arnould Galopin, l'auteur du roman « Mémoires d'un cambrioleur retiré des affaires ».

Comment ? Si ! Tu préférerais que je te le présente, car tu ne le connais pas ?

Bon ! Comme tu veux, le lecteur est ici roi.

Arnould Galopin est l'archétype même de l'écrivain populaire. Avec un nom qui attire immédiatement la sympathie, cet auteur français né en 1863 et mort en 1934 a proposé à ses lecteurs une bibliographie des plus imposantes. S'étant essayé à différents genres (Science Fiction, Littérature Jeunesse, Romans policiers, Romans d'Aventures) il a été primé par l'Académie française et a été élevé à l'ordre d'Officier de la Légion d'honneur.

Mais, deux caractéristiques premières de ses productions font de lui l'exemple parfait de l'auteur populaire : sa propension à surfer sur les genres et personnages à succès et sa capacité à écrire de longues séries à épisodes.

« Aventures d'un petit Buffalo », « Le petit poilu de 12 ans » [ 55 fascicules ], « Le petit détective » [ 83 fascicules ]... le Galopin étale ses aventures de gamins sur des dizaines et des dizaines de fascicules numérotées qui formeront, à elles seules, tout un pan de la littérature jeunesse de l'époque.

Mais Arnould s'amuse aussi à créer des avatars des personnages populaires de son époque. Allan Dickson est sa réponse à Sherlock Holmes. Le personnage apparaît dans « La ténébreuse affaire de Green Park », puis dans « La sandale rouge », « Les suites d'un mariage d'amour » et rencontrera même le grand détective inventé par Conan Doyle, ou presque, dans « L'homme au complet gris » dans lequel il fera équipe avec un nommé Herlokolmes.

Ténébras sera le pendant de Fantomas, et Edgar Pipe, celui d'Arsène Lupin.

Et c'est sur ce dernier personnage que l'on va s'arrêter puisqu'il est le héros du roman d'aujourd'hui.

AVT_Galopin-Arnould_3392Edgar Pipe est un cambrioleur qui, comme l'indique le titre, est retiré des affaires. C'est l'occasion, pour lui, de revenir sur ses aventures (suivra, bien plus tard, « La résurrection d'Edgar Pipe » et « La dernière incarnation d'Edgar Pipe ».

Et, en matière d'aventures, Edgar Pipe s'y connaît. Alors qu'il est désireux de prendre sa retraite, pour assurer son train de vie et celui de la femme qu'il affectionne, il décide de voler le Régent, un magnifique diamant exposé au Louvre. Son plan fonctionne à merveille et il ne lui reste plus qu'à passer en Hollande pour vendre le bijou et devenir riche. Mais c'est quand on se croit à l'abri que tout peut s'écrouler et c'est le cas quand, rentrant chez lui, il constate que la femme de son cœur s'est éclipsée, emportant avec elle ses dernières économies qu'il destinait à son voyage en pays batave.

Il ne lui reste plus, alors, qu'à commettre un cambriolage pour se renflouer, mais une étourderie lui fait se tromper d'appartement et il tombe alors dans celui d'un malfrat pire que lui à qui il va devoir proposer la moitié du prix de vente du diamant pour se sortir des griffes. Mais, quand un cambrioleur tente de flouer un escroc, la partie n'est pas gagnée d'avance.

Que dire des aventures d'Edgar Pipe si ce n'est qu'elles s'étirent, peut-être à outrance, sur des centaines de pages et à travers le globe ? Tout au long du récit, les flagrances d'un « Candide », l'œuvre de Voltaire, impression renforcée par la citation du Professeur Pangloss, « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » et par le fait que, quoi qu'il se passe, où qu'il aille, Edgar Pipe croisera toujours les mêmes personnages.

Certes, ce roman est un peu longuet, certes l'esprit d'un « Monde petit » dans lequel on croise toujours les mêmes personnes et où l'on n'est jamais à l'abri a un charme un peu désuet et manque de modernisme (en même temps on se situe au début du XXème siècle), certes, la fin est légèrement attendue, mais, pour autant, la lecture de ces « mésaventures » est bien plus agréable que bien des romans actuels et, au final, les centaines de pages défilent sans que l'on voie le temps passé.

Bien sûr, pour apprécier au mieux ce roman, il vaut mieux avoir affection pour la littérature de l'époque et ne pas être attaché qu'à une littérature très contemporaine. Mais, rendons à Arnould ce qui appartient à Galopin, une propension à surfer sur les modes de l'époque, ou plus anciennes, de singer des personnages populaires et de nous en proposer leurs aventures pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Au final, si, bien évidemment, les mésaventures d'Edgar Pipe ne sont pas un sommet de modernité, elles n'en sont pas moins une agréable lecture et on ne demande à l'auteur rien de plus.

19 juin 2016

Surtensions

CVT_Surtensions_2414Olivier Norek ! Ceux et celles qui suivent mes chroniques littéraires sur ce site, c'est-à-dire une personne, connaissent forcément cet auteur.

Effectivement, j'ai fait une critique dithyrambique de son premier ouvrage, « Code 93 », une critique très positive de son second roman, « Territoires » et je l'avais même remercié d'avoir cité, dans les remerciements de cet ouvrage, mon blogue. En retour, je l'avais remercié dans mon dernier roman, qu'il n'aura probablement pas lu.

C'est dire si j'étais très pressé de découvrir son prochain roman, d'autant qu'il y reprenait ses personnages fétiches, le flic Victor Coste en tête.

Pourtant, la première impression ne fut pas bonne du tout : quel prix !

11,99 euros l'ePub, moi qui œuvre pour proposer des ePubs à bas prix, quand je vois ceux proposés par mes confrères, j'ai la rage.

12 euros le livre numérique, après on s'étonne que les lecteurs boudent ce support. 12 euros le livre numérique, c'est le prix auquel je propose mes livres papier (et encore, la plupart sont à des prix inférieurs).

12 euros le livre numérique, c'est 50 % plus cher que le livre de poche.

12 euros le livre numérique, c'est super extra trop cher.

Passé cette première impression (qui n'en est pas vraiment puisque, contrairement à un livre papier, le livre numérique n'est pas imprimé) intéressons-nous au contenu.

Olivier Norek est, avec Bernard Minier, mes deux auteurs de romans policiers émergents préférés. J'aime les nouveaux auteurs, car, souvent, ils n'ont pas les tics d'écriture qui nuisent à la production d'auteurs confirmés.

Malheureusement, ces nouveaux auteurs se font très rapidement rattraper par les démons de leurs aînés.

Nous avions déjà analysé le cas de Bernard Minier qui avait su, après une dérive, reprendre les brides de sa plume et changer du tout au tout dans son dernier roman « Une putain d'histoire ».

Cette dérive était à redouter de la part d'Olivier Norek et, malheureusement, mes craintes étaient fondées.

Non pas que ce dernier opus soit mauvais, non, il est même bon, mais je ne peux m'empêcher de freiner mon enthousiasme à cause des artifices de narration qui, bien que maîtrisés, dépouillent ce roman de la fraîcheur qui apportait une plus-value aux précédents.

Si on sentait déjà cette « professionnalisation » de l'écriture de l'auteur dans son second roman, dans ce dernier, celle-ci est omniprésente.

Heureusement, Olivier Norek parle très bien de ce qu'il connaît et, en tant qu'ancien policier, il a matière à nous proposer des situations qui sentent le « vrai ».F14NOREK

C'est d'ailleurs ce qui permet à cet ouvrage de s'élever au-dessus du panier des « polars ». L'ambiance est omniprésente, principalement dans les scènes d'enfermement durant lesquelles le lecteur peut se sentir oppressé, mais, surtout, horrifié. Car les chapitres concernant les prisons font froid dans le dos. Bien sûr, on se doute bien que la tôle est bien moins agréable qu'un parc d'attractions (sauf quand le manège décroche et que tu t'écrases au sol comme le contenu d'un bouton d'acné sur une glace), mais là, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a pas envie d'y faire un tour.

Surtensions : Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ? Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance... Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu'à leur point de rupture. Et lorsqu'on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.  (résumé de Babelio.com)

Comme le laisse présager le résumé, Olivier Norek développe plusieurs histoires, autour de plusieurs personnages qui font finir par se rencontrer et interagir. Et c'est la raison de mon avis mitigé sur ce roman.

Déjà, quand je lis un roman pour retrouver des personnages que j'avais appréciés, j'aime les retrouver tout de suite, ce qui n'est pas le cas ici (c'est aussi pourquoi j'avais moyennement aimé le second roman de Bernard Minier).

Ensuite, j'apprécie moyennement les romans ou les films, déroulant plusieurs histoires de façons alternées pour ensuite les faire entrer en collision (ce qui était également le cas de « N'éteins pas la lumière » de Bernard Minier).

Enfin, dans un roman, j'aime savoir assez rapidement où je vais, afin de limiter les risques de déceptions.

Malheureusement, dans « Surtensions », malgré toutes les qualités de l'histoire et du style parfois un peu brutal de l'auteur, malgré l'immersion suscitée par une connaissance de celui-ci de l'univers d'un policier, malgré toute l'affection sans borne que je porte au tout premier roman d'Olivier Norek, je dois avouer que les travers d'une narration « professionnelle » et « commerciale » trop usitée et, surtout, qui est une astuce pour faussement dynamiser une histoire, m'ont quelque peu refroidi.

Heureusement, les scènes de prison du début qui vous glacent le sang et le fait de retrouver, en cours de route, Victor Coste et son équipe et le final dramatique laissent quand même une suffisamment bonne impression pour compenser quelque peu le reste.

Mais je pinaille, déformation professionnelle oblige, car je ne peux jamais me détacher totalement de mon esprit critique à moins d'être pris aux tripes immédiatement, ce qui n'est pas le cas ici.

De plus, alors que les deux premiers romans débutaient par un crime qui n'en était pas forcément un et qui laissait penser à un meurtre de tueur en série alors que cela n'en était pas du tout un, j'espérais retrouver ce petit détail dans ce troisième livre, ce qui n'est pas le cas.

Au final, Olivier Norek se « professionnalise » dans son troisième roman, ce qui le rendra plus commercial et agrandira son cercle de lecteurs, mais ce qui me déplaît un peu et minimise mon plaisir de lecture. Pour autant, ce livre se situe dans le haut du panier du genre et saura provoquer des sentiments différents aux lecteurs (notamment les scènes de prison). 

15 juin 2016

DZEU-ROUM de Georges SPITZMULLER

CouvDRDerrière ce titre énigmatique « DZEU-ROUM » se cache un auteur qui l'est moins.

Georges Spitzmuller est né en 1867 et mort en 1926. Il était journaliste, dramaturge et romancier et nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Si le romancier exerça déjà à la fin du XIXème siècle, l'écrivain « populaire » apparut au début du XXème siècle et c'est dans divers genres qu'il exerça, le roman d'aventures, le roman sentimental, le roman policier et le roman patriotique.

En dehors de cela, l'auteur nous livre deux titres policiers intriguants, « Kaï Nix » et « DZEU-ROUM ».

Pour ce qui est du second, votre curiosité peut être rassasiée grâce à OXYMORON Éditions qui réédite ce titre en numérique (ePub/Mobi) à un prix modique de 0.99 euro.

DZEU-ROUM : À La Ferté-sous-Jouarre, Madame Latour-Fantin est retrouvée morte à son domicile par son époux qui revient tout juste de Meaux, où il est allé voir sa maîtresse. Dzeu-Roum, un policier japonais de renommée mondiale qui enquête dans la région sur une série de crimes est chargé de l’enquête. Le mari ayant un alibi, les soupçons se portent vite sur un mendiant un peu simplet qui a été vu alors qu’il pénétrait dans la maison à l’heure du crime. Quand ledit mendiant est surpris en train d’essayer de vendre un Napoléon d’or appartenant à la victime, le doute ne semble plus permis quant à sa culpabilité. Fort de ses convictions, Dzeu-Roum va tout mettre en œuvre pour démontrer l’innocence du demeuré.

12 juin 2016

Avant Pandémia - Le grand voyage

couv59686517Normalement, cette nouvelle de Franck Thilliez a été distribuée pour promouvoir la sortie du roman « Pandémia » de l'auteur.

Ainsi, il aurait été logique que je lise cette nouvelle avant le roman. Pourtant, comme je ne fais rien comme les autres, j'avais déjà lu le roman quand j'ai découvert cette nouvelle.

Cependant, rien n'empêche de lire dans un sens ou dans l'autre. Mais, j'ai l'impression que le ressenti n'est pas le même selon l'ordre de lecture. Effectivement, d'après les appréciations de certains lecteurs, découvrir d'abord cette nouvelle vous donne une envie irrésistible de lire le roman. Dans mon cas, la lecture de cette nouvelle me laisse un goût mitigé tant j'ai la désagréable impression que l'auteur n'est pas allé au bout de son écriture dans une simple logique commerciale et publicitaire. Non pas que le style, l'histoire, la narration soient de mauvaises qualités, loin de là et bien au contraire. L'histoire est prenante, c'est bien écrit, c'est angoissant à souhait, mais, alors que l'on est au paroxysme de l'angoisse, l'auteur semble se dire « voilà, j'en ai écrit assez pour faire vendre mon roman, j'arrête là. » Et, effectivement, la nouvelle s'arrête brutalement alors qu'on aurait tant aimé qu'elle dure... qu'elle dure... car il y avait le potentiel, le style, l'histoire, pour cela.

Avant Pandémia - Le grand voyage : La croisière de douze jours s'annonce idyllique et les vacances de rêve. Gilda et son fils sont émerveillés par la visite du paquebot sur lequel ils viennent d'embarquer. Ils partagent leur modeste cabine avec deux autres personnes, à l'entrepont du bateau. Le départ est à peine perturbé par un incident étrange : la porte des toilettes, près de leur cabine, est bloquée de l'intérieur. Lorsque le personnel navigant parvient à l'ouvrir, s'en échappe un oiseau affolé. Mais quand le paquebot s'arrête en pleine nuit, que les portes étanches se ferment et que le personnel se refuse à toute explication, l'inquiétude laisse progressivement place à la panique... Que se passe-t-il exactement ? 

Cette nouvelle, qui était offerte, avant la sortie du roman, pour faire vendre celui-ci, est, depuis, devenue payante (2.99 euros, pour quelques chapitres, l'éditeur se fout quand même de la gueule du monde, mais comme il vend le roman « Pandémia » au format numérique à 15.99 euros, on est vraiment certain qu'il se fout de la gueule des lecteurs).

Au final, si on fait abstraction de l'impression d'être pris pour des cons, de par la fin abrupte de la nouvelle et de sa taille réduite et, surtout, par les prix affichés par l'éditeur, cette nouvelle est agréable à lire, mais, étant donné l'auteur, je n'en doutais pas une seule seconde.

08 juin 2016

1er Festival Méditerranéen du Polar et de l'Aventure de Port Barcares

Affiche Polar Aventure-page-001Le « Polar » ou « Roman Policier » est le genre littéraire le plus lu.

Il n'est donc pas étonnant de voir fleurir un peu partout des Salons Littéraires étant entièrement dédiés à ce genre.

La liste de ces salons étant trop longue, je me contenterai de proposer deux liens recensant certains d'entre eux :

- Planning annuel du Blog 813

- Wikipédia : Festival de romans policiers

Malheureusement, jusqu'à présent, dans mon si beau département des Pyrénées-Orientales, malgré les nombreux salons littéraires, il n'y en avait point un seul dédié au « Polar », ce qui est fort dommage puisque c'est mon genre de prédilection en tant qu'auteur, lecteur et éditeur.

Certes, il y avait bien eu une tentative du genre organisée par la ville de Saint-Cyprien et un éditeur local, mais, d'une, je n'y avais pas été convié et, de deux, le salon n'avait pas perduré (2 éditions, me semble-t-il).

Mais, félicitions-nous, du moins, moi, je m'en félicite, la ville du Barcarès et le Centre Méditerranéen de Lecture ont décidé de remplacer le « Salon du Livre du Barcarès » par « Le Festival Méditerranéen du Polar et de l'Aventure ». Et pour ce faire, les organisateurs semblent avoir mis les moyens. 

Effectivement, le salon se déroulera sur les deux jours du deuxième week-end de juin (samedi 11 et dimanche 12), sur le Lydia et ses environs.

Dans le cadre du salon littéraire seront invités des auteurs ayant une renommée nationale, voire internationale, en plus des auteurs locaux dont je fais partie :

- Philippe Georget, dont certains polars mettant en scène son personnage du Lieutenant Sebag se déroulent dans la région et dont j'apprécie grandement les titres de ses romans « L'été, tous les chats s'ennuient », « Le paradoxe du cerf-volant », « Les violents de l'automne », « Tendre comme les pierres », « Méfaits d'hiver »...

- Christophe Guillaumot, policier et auteur dont j'avais critiqué le premier roman « Chasse à l'homme » et à propos duquel je n'avais pas été enthousiaste, mais qui avait reçu le « Prix du Quai des Orfèvres » en 2009, ce qui veut dire que d'autres que moi l'ont apprécié, ce qui n'a rien d'étonnant, car je décroche souvent quand les personnages sont trop beaux et que les histoires sentimentales s'entremêlent avec les enquêtes. Depuis, l'auteur a tardé à sortir son second roman, mais c'est maintenant chose faite avec « Abattez les grands arbres » dont le résumé donne envie, et dont les personnages semblent plus intéressants.

- Patrick Caujolle, ancien policier, auteur de poésie, de livres-enquêtes et, aussi, de deux polars, « Beau temps pour les couleuvres » et « R.I.P. ».

- Benoît Séverac, auteur de nouvelles, de romans pour la jeunesse et de romans policiers. Je noterai, surtout, qu'il a écrit une aventure d'un de mes personnages préférés, Gabriel Lecouvreur, alias « Le Poulpe », « Arrête tes six magrets ».

- Michel Moatti, journaliste, Maître de Conférences et auteur de « Retour à Whitechapel ».

- Pierre Pouchairet, ancien policier [ décidément, nous serons entourés de flics à ce salon ], auteur, entre autres, de « La filière Afghane », « Une terre pas si sainte »...

- Christophe Palma, né à Perpignan, dessinateur de B.D.

- Pierre Micheletti, écrivain et médecin travaillant dans l'humanitaire.

- Anne Bourrel, auteur, entre autres, de « Gran Madam's » se déroulant à la Junquere, de l'autre côté de la frontière.

- Muriel et Yves Carchon, un couple souvent croisé sur les salons littéraires des années précédentes. Yves Carchon est, notamment, l'auteur de trois romans policiers reprenant le personnage de  détective Fragoni : « Maudi Blues », « Le testamant des muses » et « Le Cerbère du canal »

- Gildas Girodeau, auteur, notamment, de « Nucléar Parano à Port Vendres », « Rouge tragique à Collioure » et « Malaguanyat »...

- François-Henri Soulié, dont le premier polar, « La vie est un songe », a été primé au Festival du film Policier de Beaune.

- Jean-Christophe Tixier, sur lequel je n'ai, malheureusement, pas grand-chose à dire.

- Guillaume Guéraud, un auteur qui semble alterner entre romans jeunesse et polars sociétaux.

- Gilles Vincent, auteur de polars souvent primés tels, « Beso de la muerte », « Djebel », « Trois heures avant l'aube »...

- François Darnaudet, auteur dont je noterai, principalement, les deux titres dans la collection « Le Poulpe » que j'affectionne tant : « Boris au pays vermeil » et « Les ignobles du Bordelais ».

- Jésus Manuel Vargas, auteur de « Maltalents » et « Avec une dernière dose d'enthousiasme ».

- Dominique Lefebvre, à ne pas confondre avec l'homme politique.

- Paul Arquier-Parayre, auteur de « Karma ».

- Jacky Sales, auteur de « Traquenard rue Jules Valles » et « Le traquet rieur de la Baillaury ».

- Roger Blandignières, auteur de « Le mas des oliviers ».

- Daniel Hernandez, auteur, entre autres, d'une série de 14 romans autour des personnages du commissaire Jepe Llense et de son comparse José Trapero.

- Chelsea Cunningham.

- Marion Poirson-Dechonne.

Guy Bosschaerts.

Olivier Lusetti.

- Jacques Lavergne.

- Gil Graff, souvent croisée sur les différents salons de la région. Auteur, notamment, de « Catalan Psycho ».

- Coralie Luiz, illustratrice.

- Antoine Vetro, auteur, notamment, de « Funeste Opéra ».

- Claude Depyl, auteur, notamment, de « Du sang dans les embruns ».

Et enfin, le dernier, mais non des moindres :

- KAMASH, un auteur catalan de cœur et d'âme dont la particularité, dans le monde du polar, est de proposer des personnages originaux et décalés comme ses détectives Wan Ching Mui, Andrée Nadine Tedorowsky, Marc-Antoine Decome, Damien Österreichischer Ben Abdalla et, ceux à venir, Serge Daudeau et Waston. Je pourrai vous parler de ses ouvrages pendant des heures, puisqu'il ne s'agit, ni plus ni moins, de moi-même.

Mais le Festival Polar et Aventures ne se contentera pas de proposer à ses visiteurs des stands de livres, des auteurs et des romans policiers. Non ! Le polar se déclinera sous toutes ses formes durant le week-end avec d'une soirée « Polar », le samedi 11 juin au soir avec la possibilité de rencontrer les auteurs autour d'un repas « noir » ou d'animation « spéciales polars ». Pour l'occasion différents restaurants du Barcarès proposeront des menus, des animations ou bien des tarifs destinés aux festivaliers. Un petit jeu d'indices disséminés sur le Lydia permettra même aux lecteurs de trouver où dînera leur auteur préféré.

Le cinéma « Le clap » se mettra également au diapason en programmant des films « Polars » ou « Aventures » durant tout le week-end.

Mais les deux journées seront également ponctuées de tables rondes et discussions autour du roman policier, d'un jeu autour de « L'argot » utilisé dans les romans policiers, une lecture en musique de romans d'Anne Bourrel, un jeu d'enquête avec sa remise des prix, une exposition sur les « 60 ans de polar sur la Côte Vermeille », une autre exposition vous invitant au voyage...

C'est dire s'il y en aura pour tous les goûts.

Alors, si vous n'aimez pas le football, profitez de ce premier Week-End de « l'Euro » de foot, pour vous changer les idées en venant découvrir des auteurs et des livres.

Si vous aimez le football, venez également, car l'équipe de France aura joué la veille et parce qu'il n'y a aucun match intéressant durant le week-end.

Si vous aimez le « Polar », venez au Barcarès... vous serez comblés.

Si vous n'aimez pas le « Polar », venez tout de même, car on trouve de tout dans ce genre « littéraire », du « Fantastique », de « l'Humour », de « l'Historique », du « Sentimental », du « Thriller », du « Théologique », du « Philosophique », de la « Biographie », du « Gore », du « Médical », du « Politique », de « l'Aventure ». Vous y découvrirez également tous les genres de plume, notamment grâce à OXYMORON Éditions où se côtoient le contemporain, le moderne, le classique, le populaire, les belles plumes d'antan et la drôle de plume d'un auteur d'aujourd'hui, KAMASH.

CatalX20Outre tous les grands auteurs cités précédemment, sur le stand d'OXYMORON Éditions, vous aurez l'occasion de redécouvrir le talent de Jules Lermina, et l'excellence des aventures de son petit détective parisien, Toto Fouinard ; Maurice Boué et les drôles d'enquêtes de son détective Lautrec ; Jacques Bellême et les très courtes enquêtes de son Inpecteur Pinson ; Pierre Yrondy et les enquêtes ensoleillées de son détective Marius Pégomas ; les tordantes enquêtes de « Wan & Ted » ; les folles enquêtes de « Marc-Antoine Decome » ; la fausse enquête de « P'tit Prolo » ; l'excellente enquête d'un Sherlock Holmes avant l'heure avec « Maximilien Heller » d'Henry Cauvain ; et les origines du roman policier avec des œuvres d'auteurs ayant créé le genre comme Émile Gaboriau et Fortuné du Boisgobey.

Enfin, vous pourrez également redécouvrir, en plus d'un genre, un format qui fut une institution dans la première moitié du XXème siècle, le fascicule, avec deux titres : « Devant le coffre-fort » de Gustave Gailhard et « Le troisième trèfle » de Rodolphe Bringer.

Comme vous pouvez le constater, il y en aura pour tous les styles de lecteurs et pour toutes les bourses, alors, n'hésitez pas, venez, et faites de ce « Festival du polar et de l'aventure » un succès bien mérité qui inscrira cet évènement dans la durée.

Parce qu'il manque au département un Salon Littéraire dédié aux romans policiers, venez, nous vous y attendrons avec impatience et nous vous accueillerons chaleureusement.

05 juin 2016

La tour de Sélénite

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Il est parfois des livres sur lesquels on se jette, car l'on en a entendu que du bien, ou bien que l'on connaît et apprécie l'auteur, ou bien parce que le résumé vous donne envie, ou parce que la couverture vous hypnotise... Puis il y a des livres que vous vous décidez à lire sans une raison précise.

C'est un peu le cas de « La tour de Sélénite » de Arnaud Codeville. Je n'avais jamais entendu parler de l'auteur, donc jamais lu un livre de lui, n'avais pas entendu parler de ses deux livres, « La tour de Sélénite » et « 1974 », et le résumé ne me disait pas grand-chose. Seuls la couverture, assez belle, et le fait que le personnage principal était un écrivain en perdition, m'ont poussé à découvrir ce roman. Pourtant, ce second argument est bien souvent celui que j'avance pour ne pas lire ou voir un film dont le personnage principal est un écrivain en perdition. Mais, là...

Bref, je me suis donc laissé tenter et, si je m'étais plus renseigné sur l'histoire, une chose est sûre, c'est que je me serais retenu. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne lis que des romans policiers et que celui-ci n'en est pas un.

Malgré tout, je l'ai lu en entier. Les raisons en sont simples, un roman assez court, et une première moitié qui laisse penser à une intrigue policière. Quand le genre se révèle enfin, du fantastique mâtiné d'horreur, il est trop tard, on est pris dans l'histoire et l'on a envie d'en découvrir le dénouement, en espérant, pour ma part, et naïvement, que l'aspect « fantastique » trouvera des origines « rationnelles », ce qui n'a pas été le cas.

La tour de Sélénite : Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille, mais, peu à peu, il ne peut s'empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique. Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur et de la folie où il y laissera une partie de son âme… 

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Arnaud Codeville est un jeune auteur de 36 ans qui a autoédité ce premier roman qu'est « La tour de Sélénite ».

Écrit à la première personne, le roman nous conte les mésaventures d'Adel Blanchard, un écrivain déchu qui, suite à des soucis d'argent, est obligé de renouer avec son premier métier, professeur de Lettres. À Lille, à l'Université, il fait la connaissance de trois professeurs, un anglais, une jeune femme et un vieil alcoolique avec lesquels il va former une bande d'amis. La jeune femme et l'alcoolique vont monter un dossier auprès du recteur afin que l'Université achète un vieux phare, sur la côte, pour le réhabiliter avec des étudiants. Mais, Adel ne peut participer à cette escapade, car, pour la première fois depuis sa séparation avec sa femme, il peut partager ses vacances avec ses enfants.

À son retour de vacances, pressé de retrouver la jeune femme pour laquelle il éprouve des sentiments, il apprend que celle-ci et son compagnon n'ont pas donné de nouvelles depuis leur départ. Pire, la gendarmerie qui s'est chargée de l'affaire n'a trouvé aucune trace de ceux-ci.

Adel décide alors de partir à la recherche de la femme qu'il aime et il sera épaulé par l'anglais et un prof de sport détestable.

C'est donc réellement une intrigue policière qui semble se mettre en place alors et le lecteur suit sans déplaisir cette « enquête ».

Puis, au beau milieu de l'histoire, l'ambiance se glace et l'auteur se lâche de plus en plus. Des bruits dans un lieu isolé, des courants d'air froids, des lieux inhospitaliers, des apparitions... puis les évènements s'enchaînent et se déchaînent. On est alors happé par l'atmosphère horrifique et l'on a envie d'en savoir plus, de savoir ce qui est arrivé à la première équipée...

Je n'en dirais pas plus pour ne pas déflorer l'histoire, mais il faut savoir qu'il est décommandé, à partir de la moitié de l'ouvrage, de le lire la nuit, au risque de faire des cauchemars si l'on est un peu sensible.

Seul petit bémol, la fin pas très crédible, si tant est que l'on puisse parler de « crédible » pour le reste de l'histoire.

Au final, une lecture pas si désagréable que cela pour un genre et un style auquel je ne me serais pas confronté volontairement.

01 juin 2016

Où est le cercueil ? de Georges GRISON

CouvOELCGeorges Grison, né Georges Édouard Alexandre Stanislas Grison le 6 mars 1841 et mort le 23 février 1928 était un romancier et journaliste français.

Pas grand-chose à dire de plus sur cet auteur si ce n'est qu'il débute au Figaro et qu'il écrivit sous le pseudonyme de Jean de Paris et, peut-être, celui de Charles Grove.

Auteur de nombreux romans, il s'essaya au genre « fantastique-horreur », « roman sentimental », « roman policier ».

Dans le genre « policier », il œuvra pour les éditions Ferenczi, notamment dans la collection « Mon roman policier » 1ère série.

OÙ EST LE CERCUEIL ? : Le procureur de la République reçoit un courrier anonyme affirmant que la mort d’un couple de petits propriétaires de Châtillon n’est en rien naturelle. Lui semble mort de maladie, elle d’une chute dans ses escaliers. Pour le corbeau, l’homme est mort empoisonné, la femme assommée violemment. Pour ne pas être accusé de laxisme si les révélations étaient justes ni d’empressement dans le cas contraire, le procureur fait appel au chef de la Sûreté de Paris qui envoie un de ses hommes sur place pour enquêter discrètement. Rapidement, les soupçons se portent sur la famille de la morte qui hérite des biens de celle-ci et, surtout, sur le fils des héritiers…

Dans un style fleurant bon le début du XXème siècle, Georges Grison nous livre là un court roman policier (dans la veine fasciculaire dont est inspirée la collection « Les Cadennes ») parfaitement maîtrisé.

Grâce à OXYMORON Éditions, vous pouvez désormais découvrir cet auteur et ce titre en numérique (ePub/Mobi) pour la modique somme de 0.99 euro.

29 mai 2016

Le mystère de la flèche d'argent

RLe-mystère-de-la-Fléche-dArgent-René-Pujol-Les-Bourlapapey-Bibliothèque-numérique-romandeené Pujol est un auteur que j'ai découvert récemment mais dont j'ai tout de suite apprécié le style et les personnages.

Après deux romans purement policiers, je pars à la découverte du côté « fleur bleue » avec ce titre.

Le mystère de la flèche d'argent : Dans le compartiment d’un train rapide vers Paris, Suzy Nelson ne se doutait pas qu’elle allait assister à la mort d’un homme et protéger, par son silence, un assassin. Enlèvements, chantages, séquestrations, meurtres : Suzy aura bien besoin d’aide. Que cache sa vie, pourtant si mondaine ? Va-t-elle céder à la demande de son cousin Robert La Borde, en qui elle a confiance, et l’épouser même si elle ne l’aime pas ? Qui est ce Jean de Vassal aux activités mystérieuses, voire douteuses ? Et que lui veut son ennemi, si acharné ? Un « Pujol » plus romantique que policier mais, tout de même, une intrigue qui se dévoile peu à peu avec un dénouement inattendu… et attendu !

Le lecteur suivra donc la relation entre Suzy Nelson et Jean de Vassal, deux jeunes personnages qui se rencontrent dans des conditions très particulières, dans un compartiment de la « Flèche d'Argent ».

Et l'histoire de ce couple sera plein de rebondissements, de faux semblants, d'aventures et de traquenards.

Si cette histoire est clairement plus romantique et moins policière que mes précédentes lectures en compagnie de René Pujol, on retrouve tout de même la plume de l'auteur et sa propension à proposer des personnages secondaires originaux et intéressants. C'est ainsi que le duo « Pare-choc » et « Pare-brise » fera tout le sel de ce roman et sera au coeur des nombreux rebondissements proposés par l'auteur.

Au final, pour un accroc du polar comme je le suis, ce roman est un peu trop « sentimental » à mon goût. Pour autant, la plume de l'auteur est présente et les personnages secondaires sont suffisamment intéressants pour offrir un réel plaisir de lecture.

25 mai 2016

On a tué une femme de Jean CAUBET

on a tué une femmeDeuxième N° 2 de la collection « Les Trois As » des éditions Chantal (je vous avais dit que c'était le bordel dans cette collection), écrit par Jean Caubet : « On a tué une femme ».

Jean Caubet est un auteur dont j'aurais bien aimé vous dire tant de choses, mais, malheureusement, difficile de trouver le moindre renseignement sur lui.

On a tué une femme : Quand le policier Mahous débarque dans la chambre de Virou, ce dernier se demande ce qu'on lui veut. Arrivé au commissariat, il est interrogé par le commissaire lui-même, à propos de sa relation avec « Casque d'Or » une jeune femme que le père de Virou a entretenu jusqu'à la ruine et dont Virou est tombé amoureux. Mais « Casque d'Or » a disparu, laissant soupçonner un crime, et Virou est le dernier à l'avoir vu, et, celle-ci devait lui annoncer qu'elle le quittait pour un homme riche. Virou a beau se défendre avec véhémence, tout le désigne comme le coupable.

Jean Caubet est l'auteur de deux titres dans la collection, celui-ci et « Aventure en Argentine » et de quelques romans. Difficile d'en dire plus si ce n'est qu'il est censé avoir dédicacé un live en 1970, dixit un vendeur.

Passons donc tout de suite à l'histoire.

Dans « On a tué une femme », il est question d'une femme que l'on a tuée (oui, c'est pas plus compliqué que cela).

Virou est arrêté dès les premières lignes et suspecté du meurtre bien que le cadavre n'ait pas été retrouvé. Mais ce dernier a toutes les raisons de se débarrasser de la jeune femme puisqu'elle était la maîtresse de son père, qu'elle a participé à sa ruine avant de se jeter dans les bras du fils, Virou, puis de lui préférer un homme riche.

Mais Virou se défend tant bien que mal et, après une période d'apathie, décide de se battre jusqu'au bout...

Les personnages sont très peu développés, faute au format court et l'histoire reste assez basique. Le style de l'auteur n'est pas inoubliable, loin de là, et sa propension à changer de temps de narration brusquement, délaissant le passé pour le présent, sans raison apparente, n'arrange rien.

Au final, une petite histoire sans grand relief, sans personnage attachant, qui se lit malgré tout sans se forcer, mais sans laisser de souvenirs impérissables.

22 mai 2016

L'épouvante

L-Epouvante-Livre-596230630_LMarcel Level était un écrivain et journaliste né en 1875 et mort en 1926.

L'épouvante : Un soir qu'il sort d'un dîner, boulevard Lannes à Paris, un jeune journaliste parisien découvre, par hasard, trois assassins après leur forfait. Par déduction, il découvre le lieu du crime. À la vue de la victime et de son environnement, il décide de falsifier les preuves laissées par les meurtriers et d'en créer de nouvelles qui lui permettraient de réaliser un scoop... Mal lui en prend car il va vivre... l'Épouvante ! qui le mènera à l'échafaud.

Avec un style caractéristique de l'époque, l'auteur nous livre une histoire qui aurait pu, à défaut d'épouvanter, être extrêmement intéressante si elle avait été traitée jusqu'au bout.

Malheureusement, si la démarche de son personnage principal semble quelque peu tirée par les cheveux, elle aurait été acceptable, si cette démarche avait été approfondie, ce qui n'est jamais le cas.

Un journaliste tombe par hasard sur un crime et décide d'en bouleverser la scène afin de laisser des indices menant à lui pour dénoncer le système judiciaire et le manque d'intelligence de la police, pensant être malmené une fois identifié.

L'histoire, aurait pu, aurait dû, approfondir cette recherche, s'engager dans cette quête, dénoncer, les violences policières, le laxisme de la justice ou, au contraire, s'appuyant sur sa propre expérience, pousser le journaliste à changer d'avis et à faire son mea culpa.

Malheureusement, l'auteur et le personnage ne vont pas au bout des choses, ce qui empêche de s'intéresser pleinement à cette histoire et de s'attacher au journaliste.

Du coup, par manque d'attachement, difficile d'être épouvanté par ce qui arrive au personnage, car, ainsi présenté, il mérite, par sa bêtise, amplement ce qui lui arrive.

Le personnage est rarement crédible, son attitude également et le final n'arrange rien avec ce retournement qui ne tient guère la route.

Au final, un roman court qui se lit sans réel déplaisir, mais qui ne laissera pas de souvenirs indélébiles.

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18 mai 2016

L'homme sans pied gauche de Yves DERMEZE

L'homme sans pied gaucheMême si les éditions Ferenczi ont été les principaux fournisseurs de la littérature fasciculaire, ils ne furent pas les seuls.

Après vous avoir présenté la collection « Mon roman policier » des éditions Ferenczi, un peu la collection « Vidocq » aux éditions « L'Étrave », voici venu le temps des collections policières des éditions toulousaines « Chantal ».

Les éditions « Chantal » proposent, dans les années 40, un catalogue mélangeant des collections policières, Aventures, Action, Amour, collection « verte »... et nous offrent une pelote de laine éditoriale dont il est difficile de tirer la moindre épingle.

Pour autant, une collection se démarque des autres, la collection « Les Trois As ». Mais là encore, difficile de faire une liste exhaustive et classée des titres, surtout qu'il existe plusieurs séries avec des titres réédités. Une collection sous-titrée « Aventure et Police » au doux parfum d'orange (enfin, pour la couleur de la couverture, car l'odeur est celle du papier), et tatoué d'un brelan d'As (Cœur, Carreau, Pique). Dernière information, le format d'environ, 12x16 cm/32 pages.

Qu'importe, intéressons-nous au deuxième titre de cette collection (les premiers titres sont numérotés, après, c'est le foutoir) :

- L'homme sans pied gauche de Yves DERMEZE.

Yves DERMEZE, alias Paul Bérato, est un auteur né en 1915 et mort en 1989. Il a écrit sous de nombreux pseudonymes dont « Yves DERMEZE » demeure le principal et le plus intéressant puisque celui sous lequel il a principalement écrit des romans policiers .

Il utilisera le pseudonyme Paul Béra pour sa production éditée chez Fleuve Noir et Paul Mystère pour ses récits d'aventures.

L'homme sans pied gauche : Lucien Cassagne est un irrépressible bavard qui, une fois trouvé un auditoire, ne lui laisse plus une minute de répit, malheureusement pour les pauvres personnes ayant choisi le même wagon que lui pour voyager dans le train Toulouse-Marseille. Six personnes forcées de subir la logorrhée verbale du sieur Cassagne qui leur conte ses mésaventures en Inde durant lesquelles il s'est fait arracher le pied gauche par un tigre. Mais Lucien Cassagne aime aussi les conversations autour de la mort, il n'est pas un fan de romans policiers pour rien. D'ailleurs, il clame à qui veut l'entendre que ce même wagon où il se trouve ferait une idéale scène de crime, d'autant que, dans quelques minutes, le train va passer sous un tunnel et que l'un d'entre eux pourrait en profiter pour assassiner l'un de ses camarades. Et Lucien Cassagne est un bon visionnaire, car, à la sortie du tunnel, un cadavre gît dans son sang, un poignard planté dans le cœur... Lucien Cassagne lui-même. Le commissaire Maughlin est chargé de l'enquête et va auditionner chacun des suspects, c'est-à-dire les survivants du compartiment . Parmi eux, Claude Postel, un étudiant en médecine, va décider de mener sa propre enquête pour découvrir le meurtrier de L'Homme sans pied gauche...

La première chose qui frappe à la lecture de ce fascicule, c'est la taille de la police de caractère : petite... très petite... Il faut de bons yeux pour s'attacher à cette lecture.

Pour autant, il serait dommage de passer outre tant Yves Dermèze fait preuve d'une maîtrise parfaite de sa narration et de son histoire dans ce texte dont la petite taille ne laisse pourtant pas de place aux digressions et aux circonvolutions.

En effet, l'auteur nous livre là une histoire intéressante, bien rythmée, nous livrant son lot de surprises et de retournements, menée par deux personnages, le Commissaire Maughlin et Claude Postel...

Chacun des voyageurs rescapés possède sa part d'ombre, laisse le lecteur sceptique jusqu'à la fin de cette histoire.

Une bonne lecture, donc, au sein d'une collection dont les couvertures, sans être géniales, m'ont hypnotisé dès le premier regard et poussé à rééditer un titre de cette collection : « Le troisième trèfle » de Rodolphe Bringer.

Au final, à défaut d'avoir pu me plonger dans le premier titre de la collection (je ne l'ai pas trouvé), ce second titre donne très envie de plonger dans le catalogue des éditions « Chantal » ainsi que dans les autres romans de Yves Dermèze, alias Paul Bérato, alias Paul Béra, Alias Paul Mystère, alias Michel Avril, André Gascogne, Steve Evans, Francis Hope, John Luck, Serge Marèges, Francis Richard, Luigi Saetta, Martin Slang, Jean Vier, François Richard, Téka, Serge Valentin, Alain Janvier...

15 mai 2016

L'infaillible Silas Lord

356_001Cela faisait un bon bout de temps que je voulais découvrir la plume de Stanislas-André Steeman, l'un des plus célèbres romanciers policiers belges avec Georges Simenon.

Jusqu'à présent, je connaissais l'œuvre de l'auteur uniquement à travers l'adaptation cinématographique de « L'assassin habite au 21 » réalisée par Henri-Georges Clousot en 1942.

Pour faire cette découverte littéraire, j'ai choisi « L'infaillible Silas Lord », un recueil de nouvelles autour du même personnage, Silas Lord.

L'infaillible Silas Lord : Le crime, commis dans la nuit du 8 au 9 juillet, à Ostende, fut élucidé par le petit Silas dès qu'il eut réussi à s'introduire dans la maison de Mlle Flore, la victime. Il remarqua tout de suite ce que les policiers n'avaient pas su voir. Et il prit les mesures qui s'imposaient. À neuf ans, c'était un début encourageant. Un bon nombre d'années plus tard, Silas Lord se déclare « plus fort que Sherlock Holmes » et David Ford le croit. Peut-être à tort... Mais après tout, l'infaillibilité vaut parfois la peine qu'on s'y arrête...

C'est donc un recueil de nouvelles, des enquêtes, toutes résolues par Silas Lord, un détective égocentrique et perspicace qui n'a d'autre ambition que d'être plus fort que Sherlock Holmes. Les tailles des enquêtes diffèrent, mais nous permettent de découvrir cet enquêteur et les gens qui gravitent autour, que ce soit ses employés ou le policier qui a juré de le confondre.

Si les nouvelles se lisent vite et sont plutôt agréables, il m'est arrivé plusieurs fois de trouver le style un peu lourd.

C'est donc avec une légère déception que j'ai poursuivi ma lecture jusqu'au bout et, il faut l'avouer, si l'ensemble est assez classique, le final a de quoi agréablement surprendre et fait tout l'intérêt du recueil.

Au final, une lecture qui, sans être désagréable, ne m'a pas enthousiasmée outre mesure, excepté le final qui est une grande surprise.

11 mai 2016

30 Rouge Pair, Passe de Charles RICHEBOURG

CouvTRPP2Charles RICHEBOURG est un auteur totalement mystérieux puisque l'on ne sait qui se cachait derrière ce pseudonyme qui œuvrait pour les collections « Aventures », « Mon roman policier » et « Police et Mystère » des éditions Ferenczi.

Charles Richebourg a principalement écrit des textes autour d'un personnage récurrent, le policier Odilon Quentin (41 opus dans la collection « Mon roman Policier » et 3 opus dans la collection « Police et Mystère »), mais aussi une grosse dizaine de titres pour la collection « Roman d'aventures » dont le titre en question : « 30 Rouge, Pair, Passe ».

D'un avis personnel, je soupçonnerais que derrière les pseudonymes Charles Richebourg et Charles Marcellus se cache le même auteur puisqu'ils apparaissent à la même époque dans les mêmes collections. Après étude de sa bibliographie, il apparait que Charles Richebourg et Désiré Charlus sont deux pseudonymes du même auteur. Comme il semblerait établi que Désiré Charlus et Ch. Marcellus ne ferait qu'un, mon hypothèse précédente serait plus qu'une hypothèse..

Mais qu'importe, le principal étant la qualité de la plume qui offre de bons moments de lecture.

30 Rouge, Pair, Passe :  Prosper Meunier est un pickpocket de talent qui peut toujours faire confiance à son sixième sens au point que, lorsqu’une impression lui trotte dans la tête, il lui obéit sans réfléchir.  C’est ainsi qu’un jour, après une bonne journée de travail, son instinct lui dit de mettre son portefeuille bien rempli dans sa poche arrière de pantalon plutôt que dans celle, intérieure, de sa veste, comme de coutume.  Dans le métro, il en profite pour voler un portefeuille dans le sac d’une jeunette qui présente bien. À l’écart, Prosper constate que le portefeuille et bien garni, pour cause, c’est le sien que la dame venait de lui barboter.  Son instinct lui aurait-il fait défaut ? Non, il en est sûr, le destin a mis cette voleuse sur son chemin. Aussi, décide-t-il de la retrouver pour lui proposer de devenir sa partenaire. Mais ce genre de relation peut être très rentable, mais peut tout aussi bien coûter très cher…

OXYMORON Éditions vous annonce la réédition de ce titre au sein de sa propre collection hommage à la littérature fasciculaire policière : la Collection « Les Cadennes ».

Ce titre est donc désormais disponible en numérique au format ePub et Mobi pour le prix modique de 0.99 euro.

Alors, faites-vous plaisir, découvrez un auteur mystérieux, le travail d'un éditeur sérieux, une collection qui rend heureux, tout ça pour un coût peu onéreux.

08 mai 2016

In Tenebris

in tenebrisMaxime Chattam est un auteur que je lis de façon sporadique et anarchique. J'ai débuté, à l'époque, par son dernier roman pour ensuite lire le premier, « L'âme du mal » le premier opus de la trilogie poursuivit par le livre d'aujourd'hui, « In Tenebris » puis achevé par « Maléfices ».

La lecture de « L'âme du mal » m'avait laissé dubitatif, raison pour laquelle je ne m'étais pas précipité sur cette suite.

Mais la lecture de ses derniers livres m'a incité à me replonger dans les racines de l'auteur.

In Tenebris : Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, entre autres sévices, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait ces photos, toutes ces photos... Jeune détective à Brooklyn, Annabel O'Donnel prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville ? Et si Julia avait raison, si c'était le diable lui-même ? Ce mystère, ce rituel... Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres. Ce suspense qu'on ne peut lâcher va changer votre perception de la nuit !

Ce second opus a, peu ou prou, les mêmes qualités et les mêmes défauts que le précédent.

Si on peut louer l'auteur pour son apparente connaissance du profilage et de la criminalistique, on peut lui reprocher de persister à proposer des personnages qui finissent par se rapprocher sentimentalement, même si c'est bien moins net que dans « L'âme du mal ».

12024Si on peut accorder à Maxime Chattam qu'il a le sens de la narration, on peut encore, là, regretter son utilisation systématique de chapitres courts et d'alterner d'une scène à une autre, en changeant de chapitre, pour donner une impression de suspens.

Mais, là où Maxime Chattam s'améliore nettement, c'est au niveau de l'intrigue. Ici, elle est plus étoffée, plus originale, moins parasitée par une impression que l'on a comprise avant que l'auteur ne veuille nous dévoiler le pot aux roses (même si on devine le retournement final quelques pages avant que Chattam ne nous l'annonce).

« In Tenebris » nous livre une histoire glauque à souhait avec cette histoire de groupe de tueurs sadiques menée par une sorte de gourou du crime.

On retrouve Joshua Brolin, ex-profileur devenu détective privé après le drame qui a eu lieu dans le précédent ouvrage.

Bien évidemment, le beau jeune homme va faire équipe avec une belle jeune femme et les deux êtres vont se rapprocher, d'abord fraternellement, mais, à n'en pas douter, la relation devrait évoluer vers de l'amour.

Il semble évident que l'auteur tente de suivre une recette classique du genre avec des enquêtes qui se rejoignent, des enquêteurs qui se rapprochent, des fausses pistes, un retournement final, des chapitres alternés, des méchants très méchants, des gentils brisés par la vie...

Mais, à trop respecter les ingrédients mis en place par ses prédécesseurs, Maxime Chattam n'arrive pas à créer un personnage original et profond sans user de l'artifice de superlatifs... poncifs.

Pour autant, grâce à une première séquence enchaînant les moments glauques et les questionnements et à une maîtrise de la narration, Maxime Chattam parvient à conserver l'attention du lecteur jusqu'au bout, même si, je l'ai déjà dit, la fin est prévisible.

Au final, sans jamais renouveler le genre, Maxime Chattam nous livre pourtant un roman qui, à défaut d'être passionnant, offre un certain plaisir de lecture, et ce malgré ses quelques défauts.

04 mai 2016

A-t-on volé la Banque de France ? de Jean LUNEL

CouvATOVLBDFDeuxième titre de la collection « Vidocq » des éditions Étrave et second titre écrit par Jean Lunel.

Toujours aucune information sur l'auteur, mais qu'importe.

Même formatage que précédemment : 32 pages, texte de 6 000 mots. Même auteur, même personnage principal, Monsieur Jourdain et même méchant : « L'Homme Jaune ».

A-t-on volé la Banque de France ? : Monsieur Jourdain n'a pas réussi à mettre la main sur le fameux « Homme Jaune », responsable du « Meurtre en 1ère Classe », qu'il est appelé en urgence auprès du Gouverneur de la Banque de France. De l'or a été dérobé lors d'un transport ultra-sécurisé sans que la Police Judiciaire ait pu trouver la méthode utilisée par les voleurs. Pis, le Gouverneur a reçu un mot du chef des voleurs lui expliquant qu'il a en sa possession une invention permettant de faire disparaître l'or et réclame une rançon en échange de la destruction de l'appareil. Mais, Arthème Jourdain retient principalement la signature du mot : « l'Homme en Jaune » ! Dès lors, un véritable bluff va s'installer entre le policier et le voleur.

Dans ce deuxième titre, on retrouve le même personnage, le même méchant, les mêmes qualificatifs...

Au final, avec ce second titre qui n'en forme qu'un avec le premier, la collection Vidocq débute de façon plutôt positive même si, le faible nombre de fascicules la composant laisse supposer qu'elle n'a pas rencontré le succès.