gatacaFranck Thilliez reprend les mêmes et recommence.

Mêmes personnages : Franck Sharko et Lucie Hennebelle.

Même narration : deux enquêtes, apparemment sans lien, qui finissent par se rejoindre.

Même genre : des enquêtes, du suspens, des voyages à travers le monde.

Même précision : Thilliez se concentre sur un sujet technique et l'aborde en profondeur tout en demeurant ludique.

Après la mémoire, le conditionnement par l'image, l'auteur s'intéresse aux gênes de la violence.

Gataca : L’Évolution est une exception. La règle, c’est l’Extinction. Une jeune scientifique spécialiste de l’évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate. Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers. Enfin, la découverte d’une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon. Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ? La clé est dans ces quelques lettres : GATACA... Après le succès du Syndrome E, Franck Thilliez remet ses deux célèbres personnages, Lucie Henebelle et Franck Sharko désormais inséparables, sur le devant de la scène. Avec un suspens inouï et maîtrisé de bout en bout, GATACA clôt un diptyque fascinant sur l’origine de la violence, déjà en cours de traduction dans neuf langues.

« Gataca » est la suite logique de « Syndrôme [E] » même si le livre peut se lire indépendamment l'un de l'autre.

Après une rude enquête, « Syndrôme [E] » se terminait sur un évènement terrible qui allait faire exploser le couple formé par Lucie et Franck.

Un an après, Franck a demandé à être rétrogradé et réintégré dans l'équipe du 36 quai des Orfèvres pendant que Lucie a démissionné et tente de se reconstruire après le meurtre de l'une de ses jumelles.

Alors que Franck enquête sur la mort d'une jeune scientifique apparemment tuée par un primate, Lucie apprend que le meurtrier de sa fille s'est suicidé en prison. Ne pouvant faire son deuil tant qu'elle ne connait pas les tenants et les aboutissants de ce suicide, Lucie décide d'enquêter de son côté.

franck_thilliez-7Pendant ce temps, Franck, persuadé de l'innocence du primate, se met à enquêter sur la morte et découvre des faces cachées de la jeune femme.

Comme dans tout bon « Franck Thilliez », les deux enquêtes vont se rejoindre, les deux flics également, l'un ou l'autre va voyager au bout du monde...

Franck Thilliez respecte son cahier des charges, peut être un peu trop pour certains, et n'hésite pas à servir à ses lecteurs quelques hypothèses de travail sur la violence dans les gênes, dont une faisant un parallèle entre la latéralité de l'humain et son sens de la violence. En clair, plus une population est violente, plus les gauchers y sont nombreux parce qu'un gaucher est un adversaire déstabilisant.

Certains critiqueront les raccourcis utilisés par l'auteur et la légèreté de certaines conclusions, mais, admettons-le, nous ne sommes pas ici dans un traité scientifique ni même dans un document de vulgarisation, mais dans un « polar » dont le but est avant tout de tenir en haleine le lecteur.

Si, dans les grandes largeurs, les personnages principaux demeurent toujours « clichés », Thilliez leur confère quelques détails qui les rendent malgré tout attachants.

C'est donc avec plaisir que l'on retrouve le duo, même séparé, sachant dès le début qu'ils finiront à nouveau dans les bras l'un de l'autre.

« Gataca » souffre donc des mêmes défauts et bénéficie des mêmes qualités que le précédent roman et s'avère être un très agréable roman sans temps mort pour peu que l'on ne cherche pas la petite bête en décortiquant les théories de l'auteur.

Au final, un bon « Thriller » dans la lignée des précédents de l'auteur et qui donne envie de continuer à suivre les aventures des deux flics et cela tombe bien, car il y a encore quelques livres à se mettre sous la dent, dont le suivant, « ATOM[KA] ».