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Paul Max est un auteur dont je vous ai déjà parlé pour « Début dans la police » et « O’Byron s’est évadé ».

Dans le premier des deux titres, le lecteur faisait la connaissance de Billy Mac Tiddle, un jeune vendeur de chaussettes qui devenait, par hasard, un fameux détective, en résolvant le « Mystère de Myron Castle ».

Fort de ce succès, tout le monde, dont le lecteur, pensait que Billy allait se reconvertir dans le métier de détective privé.

Oui, mais c’était sans compter sur la ténacité du personnage et la subtilité de son auteur. Car, au lieu de profiter de son succès et de la publicité faite par les journaux pour son talent d’enquêteur, Billy Mac Tiddle revient à ses premiers amours et profite de sa notoriété pour monter une chaîne de magasins de bonneteries.

Les clients se précipitent pour acheter des chaussettes à cet « As des détectives » et les affaires vont tellement bien que Billy devient vite riche.

Pour s’assurer une rente, le jeune homme s’est acheté une maison qu’il loue en attendant d’en profiter pendant sa vieillesse.

Le meurtre d’Hilldrop Crescent : Malgré la célébrité que lui a conférée la résolution de l’énigme de Myron Castle, Billy Mac Tiddle, le dénommé « Détective aux chaussettes », plutôt que de continuer dans le métier de « policier privé », préfère retourner à ses premières amours : les chaussettes. La publicité des journaux vantant ses talents d’enquêteur fait que son magasin ne désemplit pas et, la fortune venant, il acquiert une petite propriété qu’il loue pour obtenir une rente supplémentaire. Les locataires actuels s’en sont allés. Durant une visite effectuée par une personne de confiance dans le but de trouver de nouveaux preneurs, celle-ci fait une macabre découverte : un corps démembré a été enterré dans la cave… Alors que l’inspecteur Day est chargé du dossier, Billy Mac Tiddle reprend du service, mais, très vite, disparaît mystérieusement ! Et si l’affaire était plus complexe qu’elle n’y paraît au premier abord ?

Le destin, ou le hasard, qui avait mené, jadis, Billy Mac Tiddle, à exercer le métier d’enquêteur, s’en mêle à nouveau, pour le plus grand plaisir du lecteur, et pousse le vendeur de chaussettes à revêtir son costume de détective.

C’est un réel plaisir de retrouver « le Roi de la Chaussette » dans la peau de « l’As des détectives ». Paul Max mène son affaire avec talent, nous proposant à la fois une histoire avec rebondissements, des personnages intéressants, et des dialogues savoureux le tout, non dénué d’humour, et usant, parfois, d’un léger comique de répétition de bon augure.

Car, si Billy Mac Tiddle est le héros de l’histoire, il n’en est pas, pour autant, un personnage omniscient et omniprésent. L’inspecteur Day, que l’on retrouvera par la suite, participe également à l’enquête, même, fait son enquête de son côté. Du coup, c’est plutôt Day que Tiddle que l’on suit même si l’ombre du vendeur de chaussettes plane toujours sur le roman.

L’étau se resserre petit à petit et Tiddle finira par nous livrer le meurtrier, bien évidemment.

Au final, un excellent roman empreint d’humour, mené à un bon rythme, avec des personnages intéressants et des dialogues savoureux. Que du bonheur pour un lecteur.