Leo-Malet

Tiens, je l’avais loupé, celui-là, dans ma découverte des nouveaux mystères de Paris de Léo Malet. J’étais passé directement de « La nuit de Saint-Germain-des-Prés » à « M’as-tu vu en cadavre ? » sans me rendre compte que j’en loupais un.

Le manque est désormais comblé.

Les rats de MontsourisDans la chaleur étouffante d’une nuit de l’été 1954, Ferrand, un ancien truand et camarade de captivité au Stalag, téléphone à Nestor Burma et lui demande de le rejoindre rue du Moulin-de-la-Vierge autour d’une table de billard. Mais le détective doit être vêtu en clochard et l’aborder comme s’il ne le connaissait pas. Comme par hasard, le détective est convoqué dans le même temps près du parc Montsouris par l’avocat général Gaudebert, un homme de loi destitué de son poste après la Seconde Guerre mondiale, car soupçonné d’avoir collaboré avec les Allemands pendant l’Occupation. L’ancien juriste confie à Burma qu’il est inquiet, car un certain Ferrand le fait chanter et pourrait devenir plus dangereux. Quand, peu après, Burma rencontre Ferrand, ce dernier lui avoue faire partie des « Rats de Montsouris », un gang de cambrioleurs qui opèrent dans le quartier. Avant d’en révéler plus, Ferrand est assassiné. Burma, bien décidé à le venger, mène l’enquête. 

Autant le dire tout de suite, je n’aurais pas énormément loupé en ne revenant pas en arrière pour lire ce court roman de Léo Malet. Non pas que l’ensemble soit mauvais, c’est tout de même Léo Malet à la plume, mais la lecture de cet opus est bien moins agréable que celle du suivant, la faute à un léger manque de style ou d’inspiration et à une histoire un peu trop alambiquée, d’autant que cette confusion est à la fois due à des volontés trop étranges, de la part des personnages, pour être digestes et par des coïncidences et des histoires qui se télescopent de façon peu crédible.

Reste le personnage de Nestor Burma, toujours aussi intéressant, et la plume, même moindre, cette fois-ci, de Léo Malet, pour sauver le tout du désastre qu’il aurait pu être avec un autre écrivain et un autre héros.

Du coup, je ne m’étalerais pas beaucoup plus que cela, préférant préserver mon énergie et mon temps pour un épisode de la série qui le méritera bien plus que celui-ci et l’on peut être assuré qu’il y en aura.

Au final, un roman qui se lit sans déplaisir du fait de sa concision et grâce au personnage de Nestor Burma et ceux malgré un scénario très moyen et un style en deçà.