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« Aux prises avec les gangsters » est un court roman de Félix Celval initialement paru dans la collection « Romans pour la jeunesse » des éditions Rouff en 1933, réédité en 1948, sous la forme d’un fascicule de 32 pages contenant un récit de 12 500 mots.

Félix Celval, de son vrai nom Paul Edme Sébastien Félix Calvel est un librettiste romancier né en 1869 et mort en 1947.

On sait peu de chose sur l’auteur et sa production sous ce nom est si peu imposante pour sa longévité que l’on est en droit de se demander s’il n’écrivait pas sous d’autres pseudonymes que l’on ignorerait ou bien si son activité principale n’était pas autre que celle d’écrivain.

Aux prises avec les gangsters :

 

La ville de Souillergues est en effervescence, le cirque américain Cyrus Pactole est en ville avec son défilé d’acrobates, d’écuyères, d’animaux sauvages, de clowns...

 

Mais la troupe cache, surtout, en son sein, des bandits et des détectives en herbes en passe de se livrer à un terrible affrontement qui définira la réussite ou l’échec d’un horrible plan mis en scène depuis l’autre côté de l’atlantique…

 

Deux jeunes clowns d’un cirque itinérants sont martyrisés par le féroce dompteur et sa femme.

Mais les dirigeants du cirque s’avèrent être à la solde d’un terrible gangster américain et les deux pitres, renseignent un détective venu des États-Unis pour contrecarrer les plans des brigands.

Le format et la collection d’origine renseignent immédiatement le lecteur averti que le récit, de par sa concision, ne proposera pas une intrigue échevelée et par son appartenance à une collection jeunesse, sera plutôt dirigé vers l’aventure.

C’est indéniablement le cas avec « Aux prises avec les gangsters » malgré un titre sonnant « polar ».

Il faut également remettre l’histoire dans son contexte afin de ne pas être choqué par l’utilisation d’indigènes dans des cirques ainsi que des expressions comme « Nègres » qui n’ont plus cours aujourd’hui.

Ainsi, en prenant conscience que l’on est en train de lire un très court roman jeunesse d’aventures de 1933, on est plus à même d’apprécier le texte pour ce qu’il est : un petit moment de lecture agréable, bien que dénué de génie et de style et doté d’une intrigue un peu simple contenant des scènes quelque peu naïves, notamment celles faisant apparaître l’éléphant du cirque.

L’ensemble ne laissera donc pas de traces dans l’esprit des lecteurs, et ce malgré les deux personnages de clowns qui sont assez intéressants et attachants, mais pas utilisés à leur juste valeur.

L’ensemble pêche donc un peu de cette naïveté que l’on pourrait croire propre aux romans « jeunesse » de la littérature populaire alors que d’autres auteurs, bien avant cela, comme José Moselli, avaient démontré que l’on pouvait travailler pour la jeunesse sans sombrer dans ce travers.

Au final, un petit roman un peu trop orienté jeunesse pour captiver du fait de la naïveté de l’histoire et de certaines scènes, mais qui se lit agréablement aidé en cela par la sympathie que l’on peut porter aux deux héros...