CouvYM02

Henry Musnik est un écrivain de langue française né au Chili en 1895 et mort en France en 1957.

Il fut un immense pourvoyeur de la littérature populaire de son époque en produisant un nombre incroyable de textes courts, principalement pour les collections fasciculaires 32 pages d’aventures ou policiers pour divers éditeurs et sous de nombreux pseudonymes.

Il a pour particularité d’avoir créé de nombreux personnages récurrents, plus nombreux, probablement, encore que son nombre de pseudonymes : Pierre Olasso, Pierre Dennys, Florent Manuel, Claude Ascain, Jean Daye, Gérard Dixe, Alain Martial... et bien d’autres encore.

« Coups de feu » est un titre initialement publié dans la collection fasciculaire de 32 pages, « Mon Roman Policier » aux éditions Ferenczi, en 1950 et se trouve être le second titre à mettre en scène le détective Yves Michelot, un personnage récurrent développé sous le pseudonyme de Florent Manuel, à l’époque, et réédité récemment en numérique sous le pseudonyme de Claude Ascain.

 

COUPS DE FEU

 

Le directeur du cinéma Super-Palace a été assassiné par arme à feu dans son bureau.

 

Si le corps est retrouvé au matin, le médecin légiste estime que la mort remonte à la veille au soir, vers vingt-deux heures, durant la projection d’un film policier américain.

 

L’inspecteur Rodier fait immédiatement appel au détective Yves MICHELOT pour l’aider dans son enquête, mais les deux hommes vont rapidement suivre des pistes différentes…

 

Un crime a été commis au Super-Palace. Le directeur a été retrouvé mort d’une balle dans la gorge dans son bureau. La mort semble remonter à la veille au soir vers 22 h, heure à laquelle était projeté un film de gangsters.

L’inspecteur Rodier, partisan du moindre effort, fait réveiller son ami le détective Michelot pour lui apporter de l’aide.

L’enquête fait état d’un curieux personnage en pardessus gris, qui aurait été aperçu par deux employés du cinéma.

Très court roman de 8 000 mots !

Pour ceux qui connaissent la collection d’origine, ou toute autre collection du même genre, il n’est nul besoin de préciser que les récits qu’elle contient sont forcément concis, très concis (10 000 mots au plus) et qu’ils ne permettent pas de proposer une intrigue évoluée ni de s’attarder sur les personnages.

Ce sera d’autant plus le cas ici puisque le texte ne fait que 8 000 mots.

L’intrigue est donc simple, le déroulement de l’enquête linéaire et les personnages peu développés.

D’ailleurs, même dans le premier épisode, l’auteur n’a pas réellement présenté son personnage ni physiquement ni intellectuellement et, d’ailleurs, ses personnages ont la particularité d’être bien souvent interchangeables tant ils sont à peine esquissés.

Mais le lecteur qui aborde un tel texte ne recherche pas une intrigue haletante ni des personnages complexes, mais juste un bon petit moment de lecture.

Et « Coups de feu » remplit plutôt bien son office en proposant une histoire concise, sans fioriture de narration ni de style.

Au final, un texte qui se lit vite et bien et c’est ce qu’on demande à ce genre de textes.