41V+u5dHaiLDans la saga « Camille Verhoeven » écrite par Pierre Lemaitre, il existe un demi-épisode, entendez, par là, une nouvelle diffusée uniquement en numérique, qui s'intercale entre l'épisode 2, « Alex » et l'épisode 3, « Sacrifices ».

« Les grands moyens » est le titre de cet épisode.

Les grands moyens : Une bombe vient d'exploser dans Paris ? L'explosion est tellement puissante qu'elle fait vibrer tout le quartier. Pendant quelques secondes, il règne un calme inquiétant. Puis viennent les cris, les hurlements, le concert des sirènes et des klaxons. Qui a posé cette bombe ? Et pourquoi ? Inutile de chercher le coupable : il se rend de lui-même à la police. Seulement voilà : une fois arrêté, il pose encore plus de problèmes.

Suite à l'explosion d'une bombe dans le centre-ville, un homme se rend à la police en prétendant être l'auteur de l'attentat. La vidéo qu'il a réalisée avec son téléphone de l'explosion ne laisse aucun doute sur la véracité de sa déclaration. Mais alors, pourquoi se rendre ? Tout simplement parce qu'il veut faire libérer sa mère et, pour cela, il a posé d'autres bombes à retardement dans des lieux publics. Si on libère sa mère, qu'on lui donne de l'argent et un moyen de transport pour se rendre à l'étranger, il donnera la position des bombes.

Oui, mais voilà, on ne négocie jamais avec les terroristes. Pourtant, dans ce cas particulier, la tentation est grande, surtout quand la prochaine explosion doit avoir lieu dans une école.

Pierre Lemaitre remet Camille en selle avec cette histoire d'attentat. Si le but du terroriste est de faire libérer sa mère, Camille sent tout de même quelque chose qui ne colle pas dans cette relation mère-fils. Il aura fort à faire pour tout démêler et, jusqu'au bout, ne saura pas s'il pourra empêcher les engins explosifs de faire des victimes.

Une nouvelle fois Pierre Lemaitre nous livre une histoire dans laquelle le point de vue du lecteur évolue en cours de route. Si le format est cette fois plus court, une nouvelle, l'effet est, lui, également moins fort, mais toujours suffisant pour tenir le lecteur en haleine jusqu'à l'explosion finale.