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Il est parfois des auteurs cultes qui sont méconnus par le grand public. Je serais presque tenté de dire que les auteurs cultes sont rarement connus du grand public.

Amédée Ferdinand Pujol, alias René Pujol, fait partie de cette catégorie.

Il est d’autant plus surprenant de considérer comme « culte » un auteur après n’avoir lu que quelques-uns de ses ouvrages, mais, quand on a affaire à un tel artiste, écrivain, réalisateur, scénariste, dialoguiste, parolier, librettiste, journaliste et j’en passe sûrement, il n’y a pas besoin de consommer toute l’œuvre pour savoir que l’artiste devient incontournable.

Aussi, quand on se retrouve face à un bonhomme qui a écrit « Le détective bizarre » et qui, en tant que réalisateur, a fait débuter Jean Gabin dans « Chacun sa chance », il n’y a pas de doute qu’il faille le transférer dans la catégorie « culte ».

Amédée Ferdinand Pujol est né le 18 août 1878 à Bordeaux et mort le 21 janvier 1942 à Paris.

Tout d’abord journaliste, il se lance, dans les années 1920, en tant qu’auteur, dans la littérature populaire, dans divers genres : Roman sentimental, fantastique, policier...

Auteur de nouvelles, il s’est aussi et surtout illustré sous le format roman avec des réussites comme :

– Le détective bizarre,

– La résurrection de M. Corme

– Le Mystère de la flèche d’argent

Si « La résurrection de M. Corme » est un excellent roman policier et que « Le mystère de la flèche d’argent » est un gentil roman mêlant aventures et sentiments, la grande réussite littéraire de René Pujol réside dans le roman « Le détective bizarre ». À travers ce roman assez exceptionnel, René Pujol parvient à nous faire rire et à nous proposer un personnage à la fois original et intéressant, le fameux détective bizarre, qui pendant les trois premiers quarts du livre tient la dragée haute à ses confrères littéraires (malheureusement, on peut regretter le retournement final qui dessert l’ouvrage). 

Pour en savoir plus sur sa carrière cinématographique, c’est ici.

Pour en savoir plus sur sa carrière au théâtre, c’est .

Mais l’auteur s’est aussi illustré dans les journaux et magazines de son époque, proposant des nouvelles et des romans-feuilletons (« La sapèque rouge », « Un homme est mort », « L’île des ombres »...).

Au final, René Pujol est un auteur à redécouvrir d’urgence, par l’intermédiaire de ses films, probablement, mais surtout par celui de ses romans et nouvelles.