la pierre qui bouge

Marcel Vigier... Florac... La Glu... encore plus concis pour cette chronique puisque j’ai déjà tout dit sur les précédentes enquêtes de Florac & La Glu.

La pierre qui bouge est donc une nouvelle enquête de Florac & La Glu. Bon, nouvelle est une façon de parler puisque celle-ci date de 1935.

On y retrouve donc... vous avez trouvé ? Oui, Florac et La Glu.

La pierre qui bouge : Florac et La Glu, policiers à la Sûreté de Paris, sont contactés par madame Volrand pour résoudre le mystère de son pavillon de Fontenay. Chaque nuit, un vacarme épouvantable fait vibrer les murs et les sols de la demeure sans qu’il soit possible d’identifier ni la source ni la provenance de celui-ci. De crainte qu’il ne s’agisse d’un évènement d’ordre surnaturel, le couple envisage de revendre son bien.  Florac rassure la jeune femme et lui affirme qu’il peut résoudre son souci avec un peu de temps et de patience. Sur place, la nuit venue, les deux enquêteurs entendent, à leur tour, le brouhaha et inspectent les alentours sans succès. La femme du jardinier leur affirme même avoir vu, durant le fracas, une énorme pierre à une autre place qu’à celle où elle est ordinairement scellée… Dès lors, Florac est certain que cette énigme dissimule une des plus importantes affaires qu’il n’a jamais eu à traiter… 

On reprend donc les mêmes et on recommence. La tête et les jambes, la finesse et la rudesse, Florac et La Glu, sont conviés au pavillon des Volrand qui, chaque nuit, sont réveillés par des bruits étranges dont ils ne parviennent pas à définir la source. Et pourtant, ils ont cherché partout, les bougres, le couple de propriétaires aussi bien que le couple de jardiniers. Ils ont fouillé les caves, le jardin, les pièces... sans jamais rien découvrir.

Dès le premier soir, Florac, à l’intérieur et La Glu, à l’extérieur, sont témoins de cet étrange vacarme. Alors que Florac inspecte les sols et sous-sols, collant son oreille par terre afin de déceler la provenance du vacarme, La Glu, lui, fouille les extérieurs et surveille les voisins dans la demeure desquels il aperçoit quelque chose d’étrange, lui laissant espérer avoir, pour une fois, une longueur d’avance sur son chef.

Chacun tentera donc de résoudre le problème, de son côté, à partir de ses propres connaissances et grâce à ses propres capacités et, pour une fois, Florac aura besoin de La Glu pour autre chose qu’un apport physique.

Une nouvelle fois le plaisir est présent grâce, notamment, à la touche d’humour apportée par La Glu.

Certes, l’intrigue n’est pas de haute voltige, mais bien ancrée dans l’époque où elle a été écrite et compensée par des personnages hauts en couleur.

Au final, les enquêtes de Florac et La Glu ont cette plus-value d’un duo d’enquêteurs hétérogène dans lequel chacun tient son rôle et apporte ses qualités. L’humour est une valeur ajoutée.