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Gustave Gailhard nous livre une nouvelle aventure de son « gentleman cambrioleur » Marc Bigle.

Si vous avez lu les autres chroniques sur les autres titres de la collection « Marc Bigle » ou de la collection « Serge Vorgan », vous saurez que je n’ai pas grand-chose à dire sur l’auteur puisque l’on ne sait pas vraiment qui se cachait derrière ce pseudonyme.

L’héritage de Lord CladstoneMarc Bigle, voleur mondain, ivre de luxe et d’aventures, mais surtout de jeux, est à nouveau sans le sou, la chance ne l’accompagnant pas au casino. C’est alors qu’il apprend qu’a lieu, à l’hôtel Drouot, la vente de mobiliers appartenant à Miss Lucy Richmond, une belle et riche jeune femme qui lui fait penser à l’inconnue qu’il a jadis croisé à Nice et qui a conquis son cœur sans même le savoir et dont il est depuis éperdument amoureux. Marc Bigle, toujours sous l’identité du baron Sernine, se rend donc sur place, tant attiré par la convoitise des richesses de la dame que par le doux souvenir d’un amour contrarié. Lors de la vente, il aperçoit un pickpocket faire les poches de Lord Cladstone pour subtiliser un papier dans son portefeuille avant de le replacer à sa place. Le fait de prendre tant de risques pour un morceau de papier attise la curiosité de Marc Bigle qui va, à son tour, dérober le document pour savoir de quoi il en retourne : il s’agit du testament de Lord Cladstone. Marc Bigle ne comprend l’intérêt de ce vol que lorsqu’il apprend à la T.S.F., la mort de Lord Cladstone. Il va alors se retrouver au centre d’une bien vilaine affaire…

C’est un réel plaisir de retrouver Marc Bigle et son esprit aventurier. La narration à la première personne renforce l’immersion dans les romans de la série et le talent de l’auteur nous assure un réel plaisir de lecture.

Marc Bigle, comme toujours, se retrouve les poches vides à force de tout perdre au casino et cherche une façon de se renflouer. En parallèle, il ne cesse de penser à cette jeune femme qu’il faillait cambrioler à Nice, mais dont il se contenta de prendre la photo, photo qu’il regarde à longueur de temps avec nostalgie.

Aussi, quand il apprend que la riche Lucy Richmond vend une partie de son mobilier aux enchères, celle-ci ressemblant à son amour, il n’hésite pas à se rendre dans la salle de vente.

Sur place, il constater un drôle de comportement d’un personnage qui vole le portefeuille de Lord Cladstone pour en prendre un papier et replacer le reste dans la poche de sa victime, sans prendre l’argent. Curieux de nature, Marc Bigle décide de voler, à son tour, le papier afin de savoir ce qu’il en est.

Il s’agit, en fait, du testament de Lord Cladstone. Quel intérêt de voler un testament que l’auteur peut reproduire aisément ? Marc Bigle le comprendra très vite en apprenant la mort de Lord Cladstone.

Ainsi, il ne s’agit probablement pas d’une mort naturelle. Quelqu’un ne voulait pas que le nouveau testament soit découvert...

Comme toujours, Marc Bigle ne résiste pas à l’appel de l’aventure et à celui de l’argent et il va tenter de faire d’une pierre deux coups...

Le côté « Candide » des aventures de Marc Bigle est toujours présent dans cet opus, tant le monde de Marc Bigle semble petit et que les personnages se trouvent, se croisent, se retrouvent, sans cesse, où qu’ils soient.

Le rythme est toujours aussi enlevé, plaisant, et la narration à la première personne est immersive. La touche d’humour de l’auteur apporte une plus-value à l’ensemble.

Au final, encore une bonne aventure de Marc Bigle qui emporte le personnage et le lecteur dans des évènements tumultueux pour le plus grand plaisir de tous.