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« Mitraillade à Montmartre » est le deuxième opus (sur 8) de la série « Monseigneur et son clebs » une série écrite par le très prolifique Marcel Priollet.

Dans cette histoire, Joachim, alias Monseigneur, est contacté par « La Pesée », une connaissance qui a tendance à trop lever le coude.

Et, c’est justement parce qu’il a trop bu qu’il s’est retrouvé, ivre, couché sous une banquette de son troquet favori, le patron ne s’étant pas esbigné à le foutre dehors à la fermeture. Seulement, quand il s’est réveillé, le bistrot était rouvert, et des clients posés sur la banquette au-dessus de lui. Ceux-ci, trois personnes, dont un gamin, discutaient d’un coup qu’ils préparaient le soir même, le kidnapping du commis d’un diamantaire afin de lui voler des pierres à la sortie du Moulin Rouge.

Monseigneur convainc l’alcoolique d’aller voir le Commissaire Bellavent.

Joachim décide de ne pas se mêler plus que cela à l’affaire, pensant que les policiers feront ce qu’il faut. Il préfère aller se balader avec Diabolo, mais son errance dans les rues de Paris finit par le conduire Place Blanche, face au Moulin Rouge. Il décide alors de rester et d’observer le travail des policiers.

Au bout d’un moment, un mouvement de foule, des coups de feu éclatent, dispersant les gens présents, mais point de flics à l’horizon. Joachim se demande pour quelle raison Bellavent et ses hommes ne sont pas intervenus... il en apprendra la raison le lendemain, "La Pesée" a été matraqué en allant au commissariat, par le fameux gamin.

Quand Joachim rentre chez lui, il aperçoit un môme ressemblant à la description de La Pesée qui surveille le bâtiment dans lequel il vit. Il le surprend, l’embarque dans sa demeure pour l’interroger et découvre que le gamin est une gamine...

On retrouve avec plaisir Monseigneur et son clebs même si les deux personnages, et surtout le chien, interviennent peu dans la première partie de l’intrigue.

C’est avant tout la relation entre Monseigneur et Pierrotte (la gamine) qui monopolise Joachim dans cet épisode et le rôle de Diabolo se cantonne, à une ou deux exceptions près, à celui de garde de la gamine.

Pour autant, l’épisode est plutôt plaisant même si on regrette quelque peu que les deux personnages ne soient pas plus et mieux utilisés. Peut-être cela sera-t-il le cas dans le troisième opus : « Le vent n’est pas seul à hurler ».

Au final, après la surprise de la découverte de Monseigneur et de son clebs, on est un peu déçu de leur utilisation dans ce deuxième épisode. Pour autant, la lecture est agréable et l’on se dit qu’il reste encore 6 épisodes pour mieux découvrir de Joachim et Diabolo.