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« Le vent n’est pas seul à hurler » est le troisième épisode de la série « Monseigneur et son clebs » écrite par Marcel Priollet.

Le premier opus nous présentait Monseigneur, alias Joachim, un personnage haut en couleur, moitié bohème, moitié seigneur, qui est à son aise dans la rue, respecté des clochards et qui apporte son aide à la police à travers son berger allemand, Diabolo, élevé par son maître dans le camp de Bunchenwald.

Dans le deuxième épisode, Joachim prenait sous son aile la jeune Pierrotte, une gamine qui fricotait avec une bande de voleurs de diamants.

Dans ce troisième épisode, Joachim et Diabolo sont relégués au second plan, du moins dans toute la première moitié de l’histoire puisque celle-ci se concentre sur le Commissaire Bellavent qui a pris quelques jours de congé pour rendre visite à son ami maître Rétiff à Amboise.

Alors qu’il est en compagnie de son ami, sa femme et sa fille, il fait la connaissance de deux vieilles filles, deux sœurs de bonne famille qui vivent ensemble et participent à des œuvres de charité. La plus âgée des deux sœurs, au moment de quitter les Rétiff, glisse un mot dans la main du commissaire, lui mandant expressément son aide et le priant de la retrouver chez elle.

Sur place, la femme lui explique d’une malle a disparue de son grenier, la nuit et qu’elle contenait des lettres intimes destinées à son ancien amoureux.

Mais, la crainte que quelqu’un la fasse chanter n’est rien, aux yeux du policier, par rapport à ce qu’il pressent en découvrant une tache de sang là où se trouvait la malle et un couteau ensanglanté caché sous un matelas.

Bellavent accepte d’aider la dame qui en retour, accepte d’héberger Pierrotte afin qu’elle se refasse une santé loin de la ville après avoir été blessée dans l’épisode précédent.

Le commissaire retourne à Paris et revient illico à Amboise en compagnie de Monseigneur et son clebs, autant pour que Joachim puisse voir les lieux devant héberger sa protégée que dans l’espoir que Diabolo l’aide à retrouver la malle.

Mais l’histoire se complique quand la propriétaire de la malle refuse catégoriquement que le Commissaire poursuive son enquête.

Si dans le second épisode, je regrettais que les personnages principaux de la série, Monseigneur et son clebs, ne soit pas assez utilisés par l’auteur, l’auteur ne m’a guère entendu (il a pour excuse d’être mort depuis longtemps) puisque le duo disparaît totalement toute la première moitié de l’histoire.

Par la suite, Diabolo va, bien évidemment, apporter son aide à la justice.

Malgré la frustration que Joachim et Diabolo soient sous-exploités, on suit agréablement l’enquête de Bellavent, se demandant quelle peut être la solution de l’énigme et la raison de tant de mystères.

Marcel Priollet développe correctement son intrigue et nous propose une agréable lecture même si le fait que, même quand il est présent, le duo éponyme de la série ne fait pas décoller ce plaisir littéraire.

Au final, une bonne lecture durant laquelle on ne peut s’empêcher de penser que l’auteur rate le coche en laissant ses deux personnages principaux trop à l’écart.