IMG_20170908_0001

Stanislas-André Steeman est le deuxième grand nom, après Georges Simenon, de la littérature populaire policière belge.

Moins connu que son compère, il est tout de même un pilier de la littérature belge francophone et est surtout connu pour être l’auteur du roman qui fut adapté par Henri-Georges Clouzot : « L’assassin habite au 21 ».

Mais, ce que les gens ne savent pas forcément c’est que l’auteur a aussi œuvré en tant que maître de collection au sein d’une des rares collections policières belges : la collection « Le Jury » aux éditions A. Beirnaerdt.

Pour ce faire, il réunit diverses plumes belges, des écrivains avérés, des journalistes, des musiciens, professeurs, avocats...

Mais, comme une collection se doit de débuter par un premier opus, le maître s’occupe de cette tâche et nous livre une nouvelle enquête d’un de ses personnages récurrents : M. Wens, avec le titre « La vieille dame qui se défend ».

La vieille dame qui se défend : Wenceslas Vorobeïtchik, est un ancien policier devenu détective. Il reçoit la visite de Mme Effront de Montavendre, une vieille dame qui veut l’embaucher, car elle se sent en danger. Effectivement, elle a surpris une conversation de ses héritiers qui envisageaient une façon de se débarrasser d’elle pour toucher l’héritage. Depuis, selon elle, un des héritiers élimine ses rivaux avant de s’occuper d’elle pour toucher le pactole à lui tout seul. Effectivement, deux héritiers sont déjà morts dans des circonstances étranges...

Voilà un petit roman qui vous prendra un peu moins de deux heures de votre temps (comme tous ceux de la collection). Steeman utilise un personnage qu’il maîtrise alors depuis presque dix ans. Quoi de mieux pour débuter rapidement et de façon qualitative, une collection, que d’utiliser un personnage que l’on connaît bien ? L’auteur met en place rapidement une situation (une petite vieille qui pense que ses héritiers veulent sa mort), met en place une double quête (celle de protéger la cliente et celle de trouver le meurtrier des autres héritiers) puis il résout l’ensemble avec la concision exigée par le format 32 pages, doubles colonnes de la collection.

Certes, Steeman ne nous lire pas là son meilleur cru, le format court l’empêchant de développer les intrigues, mais livre tout de même un premier titre agréable à lire malgré une fin que l’on sentait venir.

Au final, il ne faut pas bouder une des rares collections de la littérature populaire policière belge, d’autant plus quand elle est mise en place et débutée par un auteur du talent de Stanislas-André Steeman.