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Il est enfin temps de mettre un terme à cette expérience de recherche d’un éditeur un an après l’avoir lancée.

Alors, si vous n’avez pas suivi le projet depuis son début, je vais vous faire un court résumé.

Ayant l’habitude d’éditer moi-même mes romans depuis plus de dix ans parce que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, parce que j’aime beaucoup ce que j’écris et que cela m’évitait de vaines recherches, j’ai décidé, pour une fois, de retenter l’expérience de la quête d’un éditeur, acte que je n’avais plus expérimenté depuis une vingtaine d’années.

Les choses ayant évolué, plus besoin, forcément, de se ruiner en timbres, je décidais, puisqu’il ne s’agissait que d’une expérience ludique, de n’envoyer mon roman qu’à des éditeurs acceptant l’envoi par mail.

J’avais fait une sélection de 17 éditeurs, suivant certains critères, sélection que j’avais finalement réduite à 10 prétendants.

Début septembre 2020, j’envoyais donc mon roman, accompagné d’un synopsis et d’une lettre de présentation à mes dix confrères, histoire de voir quels seraient les retours.

Un an après, qu’en est-il ?

Sur dix éditeurs, seuls quatre m’ont répondu, négativement, bien sûr, et ce avant la fin de l’année dernière.

Réponses types, dans lesquelles aucun ne s’engage à formuler un simple avis, mais je les comprends pour avoir reçu invectives et menaces en osant émettre des critiques auprès des auteurs qui me contactaient pour les publier.

Six n’ont donc pas daigné répondre et je ne pense pas que ce soit parce qu’ils sont encore en phase de réflexion.

Qu’en conclure ?

Que si les moyens d’éditions et de contacts ont évolué et facilité les démarches, elles ont, par là même, multiplié les demandes d’auteurs, poussant des éditeurs à ne plus s’embêter à donner de réponse. D’ailleurs, certains d’entre eux, dans un message automatique à la réception du manuscrit, préviennent qu’en cas de non-réponse au bout de tant de mois, l’auteur peut considérer que son manuscrit a été refusé.

En suis-je déçu ? Déprimé ?

Non, bien évidemment, puisque, comme je vous l’avais dit, cette recherche n’était qu’une expérience pour moi et que, si elle s’avérait négative, de toute façon, j’éditerais moi-même mon roman, comme je le faisais jusqu’ici.

Aurais-je aimé que ce roman intéresse un de ces éditeurs ?

Je ne puis être affirmatif à ce sujet.

Si cela avait été un des quelques grands éditeurs que j’avais contactés, bien évidemment.

Pour les autres ? J’aurai été probablement plus hésitant.

Personnellement, je vais en rester là de ma recherche, car je n’ai pas que cela à faire. J’ai écrit un autre roman, depuis, j’en ai même à moitié écrit un autre, mes rééditions de la littérature populaire me prennent beaucoup de temps et d’énergie et ce n’était pas un but ultime d’être édité par quelqu’un d’autre.

Si vous êtes auteur et que vous cherchez réellement un éditeur, je vous conseillerais de persévérer, bien évidemment. De peut-être revoir votre ouvrage, de le faire lire et relire, par des proches, mais, surtout, par des lointains qui n’hésiteront pas à vous donner un avis sincère quitte à ce qu’il égratigne votre ego et de cent fois vous remettre à l’ouvrage.

Voilà, expérience terminée !

Prochaine phase ? Relecture, réécriture, correction, mise en page, création d’un bon à tirer pour l’imprimeur, codage des fichiers numériques et terminer l’écriture du roman en cours…

Bon, en fait, la relecture, la réécriture, la correction et la mise en page sont maintenant terminées. La couverture a été finalisée, reste encore quelques détails avant le codage des fichiers numériques et la création du PDF pour l’imprimeur.

En prime, vous avez la primeur de la couverture de mon roman puisqu’elle illustre cet article.