NOB08

Poursuivons les aventures de Mister Nobody, l’homme au masque de Satin, un gentleman cambrioleur né de la plume d’Edward Brooker.

Le personnage, on le retrouve, à partir de 1946, dans 16 fascicules de 16 pages, double colonne, contenant des récits indépendants d’environ 12 000 mots.

En ce qui concerne Edward Brooker, l’auteur, de son vrai nom Édouard Ostermann, on ne sait pas grand-chose. Né en 1904, on ne trouve plus trace de lui après 1947. Avant la Seconde Guerre, il écrit des romans policiers et des romans d’espionnage. Pendant la guerre, il se lance dans l’écriture de séries fasciculaires (« Mister Nobody », « Pao Tcheou, le maître de l’invisible », par exemple).

Si le personnage, un gentleman cambrioleur, n’a rien d’original (on retrouve le même chez d’autres auteurs comme Henry Musnik, Jean d’Auffargis, par exemple), ses aventures sont plaisantes à lire, notamment grâce à l’humour apporté par le personnage de Jonas Cobb, alias Froggy, le fidèle serviteur alcoolique de Mister Nobody.

« Papiers secrets » est la 8e aventure de Mister Nobody.

PAPIERS SECRETS

Pour se faire un peu oublier de Scotland Yard, à la suite de son dernier « travail », Mister NOBODY décide d’amener Évelyne, sa partenaire, à Paris, pour y passer quelques jours.

Alors qu’ils se prélassent à la terrasse d’un café, l’attention de Mister NOBODY est attirée par des Levantins en train de discuter.

Après avoir entendu des bribes de la conversation entre les deux hommes, Mister NOBODY prévient Évelyne qu’il est de son devoir de sujet britannique de retourner à Londres, car sa chère Albion est en danger…

Mister Nobody et Évelyne, après avoir dérobé des bijoux de prix, décident de se faire un peu oublier par Scotland Yard en se rendant à Paris.

Mais, sur place, Mister Nobody surprend une conversation entre deux Grecs et il décide de retourner à Londres pour le bien de la patrie…

On retrouve donc Mister Nobody et Évelyne, la jeune femme que le cambrioleur a rencontrée dans l’épisode précédent. Comme on le redoutait, Jonas Cobb, alias Froggy, est à nouveau absent de cet épisode même s’il donne de ses nouvelles à son ami par lettre et qu’il lui apprend qu’il s’est marié à Mrs White.

En ce qui concerne l’intrigue, celle-ci se dirige vers l’espionnage comme on a déjà pu le rencontrer dans ce genre de récits de l’époque comme « Théodore Rouma » de Jean d’Auffargis.

Point d’humour ou presque, donc, puisque pas de Froggy, pas de suspens non plus, il ne reste donc qu’une aventure plaisante, mais sans plus value, qui se lit vite et bien, mais qui plaira beaucoup moins que les premières aventures du héros.

J’attends donc avec impatience le retour de Froggy qui devrait se faire dans le 10e épisode.

Au final, comme l’épisode précédent, celui-ci se lit sans déplaisir, mais l’absence de Jonas Cobb se fait sentir, notamment du côté humour.