DSC_0258

Voilà cinq ans et demi, ce blog accueillait un article sur ma découverte de la liseuse numérique Kobo Glo.

66 mois et quelques centaines de livres lus plus tard, ce même blog accueille un nouvel article sur une autre liseuse : la Nolim de chez Carrefour qui est le même modèle que la Booken Saga de chez... Booken, bien sûr.

Après 66 mois de bons et loyaux services, ma Kobo Glo m’aura offert (enfin... vendue) de longues heures de lecture.

Il y a quelques mois, ma liseuse montrait quelques signes de faiblesse et j’envisageais l’éventualité de lui acheter une remplaçante.

Quand j’avais regardé les modèles existants, un d’eux m’avait particulièrement plu : la Nolim de chez Carrefour.

Pourquoi ce modèle-ci ? D’abord parce qu’il est fabriqué par une société française (bon, c’est fait à l’étranger, quand même, mais l’entreprise qui la vend est française). Parce qu’avant d’acheter la Kobo, j’avais déjà envisagé d’acheter une liseuse de la gamme Cybook de chez Booken, mais, à l’époque, on trouvait très peu de liseuses en magasin. Parce que la Nolim est vendue avec une housse de protection en silicone intégrée avec une couverture aimantée qui se ferme comme celle d’une livre papier. Parce qu’elle existe dans une gamme de coloris comprenant le bleu foncé, le rouge, le vert pâle, le jaune et le noir. Parce qu’en plus d’un écran tactile, elle est équipée de boutons physiques pour tourner les pages...

Mais, avant de changer ma Kobo qui ramait beaucoup, j’ai tenté une réinitialisation d’usine qui a résolu le problème. Aussi, j’avais mis de côté mon envie de changement. Pourquoi dépenser 130 euros pour une nouvelle liseuse quand la mienne fonctionnait encore ?

Cependant, depuis, un autre souci est apparu : la prise USB de ma Kobo bouge et le contact ne se fait plus correctement. Du coup, j’ai du mal à la recharger. Bon, le souci n’est pas dû à une faiblesse de la machine, mais au fait que j’avais pris la mauvaise habitude de la charger en la laissant dans la coque de protection, du coup, la fiche de la rallonge USB, une fois branchée sur la Kobo, avait tendance à appuyer sur la coque et à forcer sur la prise. À force, la prise USB a pris du jeu, d’où le mauvais contact.

Bref, mon envie de changement est donc revenue.

En cherchant un peu sur Internet, j’ai appris que Carrefour avait arrêté la commercialisation de la Nolim en début d’année et que Booken en avait profité pour la reprendre à son compte sous le nom de Booken Saga.

Premier problème : impossible de trouver une Booken Saga dans quelque magasin que ce soit.

Second souci : La liseuse (la même, même packaging, mêmes performances, mêmes coloris, même contenu, y a juste le nom NOLIM qui est remplacé par BOOKEN sur la couverture) est affichée au prix de 139,90 euros au lieu de 129,90 euros.

Troisième problème : On ne peut la commander que sur le site de Booken et il faut payer au moins 6,40 euros pour une livraison en point relais (payer le prix d’un colissimo pour, en plus, être obligé de se déplacer pour aller chercher le colis, non merci).

Moi, j’aime bien tâter les objets avant de les acheter (surtout quand ils coûtent plus de 100 euros). Bon, j’étais prêt à me passer de cette habitude, mais payer 10 euros de plus pour le même modèle et payer le prix d’un colissimo sans recevoir le colis chez moi... cela faisait beaucoup.

Aussi, j’ai décidé de faire le tour des magasins susceptibles de vendre des liseuses pour voir les modèles à disposition.

Ma première surprise a été de constater que l’on trouvait des liseuses Booken dans certains magasins, mais pas la Saga. La seconde a été de constater que l’on trouve des Kobo ailleurs qu’à la FNAC (chez DARTY, par exemple, mais le fait que les deux enseignes soient désormais dans le même groupe, explique tout).

Mais la plus grande surprise fut de trouver un rayon complet de Nolim chez Carrefour, alors que je pensais ne plus en trouver. Effectivement, j’avais lu un article datant du début d’année annonçant que la restructuration de Carrefour et la volonté de faire des économies avaient poussé le grand patron à mettre un terme aux activités dans le domaine du livre numérique. J’avais même lu ailleurs que les Nolim avaient été bradées sur le site Rue du Commerce à 99,90 euros.

N’en trouvant pas sur ledit site, j’avais peu d’espoir d’en trouver dans mon magasin Carrefour. Eh bien si ! et pas qu’un seul modèle. Il y avait encore en rayon plusieurs exemplaires en noir, en rouge, en bleu et en vert.

Le noir faisant trop classique et le rouge un peu trop voyant, j’ai opté pour le modèle bleu.

129,90 euros et quelques kilomètres plus tard, je me retrouvais chez moi, tranquillement, pour déballer mon achat et faire mieux connaissance avec ma nouvelle liseuse. 

La première chose que l’on remarque, c’est la boîte contenant la liseuse. Une belle boîte, dont la présentation reprend celle d’un livre (un marque-page dépasse même de la boîte pour amplifier cet effet).

DSC_0259

À l’ouverture, on constate que le contenant est bien imposant pour un si faible contenu :

– Trois pages, en papier glacé épais, intégrées à la boîte pour renforcer encore le côté livre et pour présenter succinctement la liseuse (ce n’est pas un manuel, celui-ci est installé dans la liseuse).

– La liseuse.

– La rallonge USB.

La première chose que l’on ressent quand on saisit la liseuse, c’est la matière siliconée qui constitue la coque de protection. C’est doux, comme du silicone, mais on verra à l’usage que c’est légèrement glissant, quand on le tient (mais, c’est surtout parce que j’étais habitué à tenir mon ancienne liseuse dans sa housse qui était très imposante, épaisse et qui avait plus de prises).

La liseuse et sa coque sont conçues pour ressembler à un livre fermé. Ouvrons donc le livre (la coque et l’on constate que la liseuse s’allume sur le livre en cours de lecture [pour peu que vous l’ayez déjà chargé et que vous ayez déjà commencé à lire un livre.]. La couverture peut très facilement se plier et s’aimanter au dos de la liseuse pour faciliter la prise en main et la lecture.

La première chose que l’on constate quand on ouvre sa Nolim, c’est que la coque prend un peu de place sur les bords de l’écran, donnant la sensation que celui-ci est plus petit que ceux d’autres modèles équivalents. Il n’en est rien. L’écran fait la même taille que celui de la Kobo Glo, par exemple, juste les bords sont un peu rognés par la coque.

La Nolim a été conçue pour la lecture de livres numériques, ce qui est normal pour une liseuse, me direz-vous, oui, mais sans folklore, sans gadget. Si vous étiez habitués à avoir des petits jeux ou des statistiques de lecture sur votre ancienne liseuse, oubliez. Ici, rien de tout ça, tout est consacré à la lecture et rien qu’à la lecture. 

La seconde chose que l’on constate à l’ouverture de la Nolim, c’est que la coque est équipée de plusieurs boutons physiques. À droite, trois boutons verticaux : un pour avancer d’une page, un pour reculer d’une page et, entre les deux, un bouton pour accéder aux menus. À gauche, le bouton d’éclairage [car, oui, bien évidemment, la liseuse est équipée d’un éclairage pour lire la nuit]. Sur la tranche du haut, un bouton d’allumage et d’extinction [quand vous n’utilisez pas votre liseuse pendant un certain temps].

Bien évidemment, vous pouvez naviguer également grâce à l’écran tactile, écran, qui, d’ailleurs, est gyroscopique, permettant ainsi aux gauchers d’utiliser la liseuse de la même manière qu’un droitier. L’écran permet aussi de zoomer ou dézoomer avec deux doigts en les écartant ou en les pinçant.

Je ne disserterais pas sur les caractéristiques techniques de la liseuse [on peut les trouver partout sur le Net] ni sur les différents menus de la liseuse [qui sont peu ou prou les mêmes que sur les autres : possibilité de changer de police de caractères, de taille de police, de marge, d’interligne, de justification. Possibilité de créer des collections, de chercher un livre, d’ajouter des notes, d’avoir les définitions de mots grâce au dictionnaire Le Littré installé sur la liseuse...].

Pour finir, j’aborderais mon ressenti après quelques jours de lectures.

Si la liseuse me semblait un peu glissante [principalement pour les raisons invoquées], en fait, on s’y fait très rapidement. La liseuse répond rapidement aux sollicitations et l’écran gyroscopique remplit bien son effet ce qui permet de pouvoir changer de main en cours de lecture quand on lit en position « allongé ».

L’éclairage est agréable et permet une lecture nocturne sans fatigue visuelle.

Les boutons physiques sont un réel plus pour la lecture, notamment dans mon cas, bien que, du coup, le changement de page soit un peu plus bruyant que par l’intermédiaire de l’écran tactile.

La possibilité d’afficher le titre du livre en en-tête de page est un plus agréable [et rapproche la lecture de la sensation de celle d’un livre papier]. Fini le pourcentage de lecture affichable en bas de page ; mais une numérotation de la page en cours et du nombre de pages permet d’avoir une idée du temps de lecture restant pour terminer le livre.

Le petit bémol [tout petit] c’est l’affichage du pourcentage de la batterie. Ici, c’est un système de barres dans le symbole d’une pile qui remplit cet office. C’est moins précis, mais ce n’est qu’un détail.

La housse intégrée est vraiment un réel plus. Si elle alourdit la liseuse à la base, au final, celle-ci ne pèse pas plus qu’une autre liseuse quand elle est dans une coque [ce qui était le cas de ma Kobo]. Mieux, la taille de la Nolim est inférieure à celle de ma Kobo dans sa coque, ce qui me permet de la déplacer plus facilement [dans une poche de veste, par exemple].

Au final, la NOLIM a, pour l’instant, l’apparence d’une bonne liseuse [seule l’utilisation sur le long terme nous le dira]. Agréable au toucher, d’une bonne prise en main et d’un prix correct [surtout que la protection est intégrée], elle offre [vends] de bons moments de lectures en perspectives.